De la notion de temps en amour

La croyance que je questionne aujourd’hui, c’est que quand on fait l’amour, « c’est mieux quand ça dure longtemps ».

Qu’est-ce qui doit durer longtemps, exactement ? Et puis ça veut dire quoi, longtemps ? Tout dépend de quoi on parle ; tout dépend de qui on parle ; et tout dépend de comment on fait les choses et dans quelles conditions 😉

D’après ce que j’ai souvent pu entendre, ce qui « doit durer longtemps », ce sont les « préliminaires » et la pénétration.
Vraiment ? Je n’aime pas le mot préliminaires, parce qu’il sous-entend que les caresses du « début » d’un rapport sexuel ont pour but (unique ?) de préparer à la pénétration la personne qui reçoit. Comme si ça devait être le but ultime de tout rapport. Je veux bien admettre que ce soit l’objectif si on veut procréer (et encore, procréer sans pénétration, c’est possible !) mais quid du plaisir dans tout ça ? N’en déplaise à certain.e.s, pénétration et plaisir sont deux choses différentes.

Pour revenir à ce qui « doit durer longtemps », ce serait donc d’une part la « préparation » de la personne « à pénétrer » (comme c’est poétique), et d’autre part, la pénétration elle-même, qui « devrait » consister en une espèce de pilonnage – quitte à faire mal et à complexer les personnes qui ne parviennent pas à tenir « assez longtemps » ou qui finissent par s’épuiser à trop se retenir. Tous ces efforts de part et d’autre sous prétexte de mener à l’orgasme tant la personne pénétrée que la pénétrante. Merci le porno mainstream et ses messages à l’emporte-pièce.

Quelques petits rappels.
– D’après les enquêtes, on estime à seulement 30% les personnes équipées d’un vagin qui parviennent réellement à l’orgasme par pénétration d’un pénis. En revanche, on estime que plus de 90% des personnes parviennent à l’orgasme par stimulation externe du clitorIs (tiens donc).
– Certaines personnes ont besoin de beaucoup de stimulation interne, et adorent ça, mais d’autres pas. Et qui dit stimulation ne dit pas nécessairement/pas exclusivement avec le pénis… question de goût.
– Vous n’êtes pas responsable de l’orgasme de votre partenaire. Bien sûr, il y a une partie « technique », et donner du plaisir, ça s’apprend et ça change d’une personne à l’autre. Mais il y a surtout une autre dimension, essentielle : si la personne qu’on « veut faire jouir » (triste expression) n’est pas dans les bonnes conditions mentales et/ou physiques, c’est peine perdue. Sans lâcher prise du.de la partenaire, vous pouvez être le.a meilleur.e amant.e du monde, vous n’arriverez à rien 😏
– Et puis, pourquoi l’orgasme devrait-il être une fin en soi ? Il y a tellement de manières de prendre du plaisir… Quel dommage de s’en tenir toujours à la même chose ! Explorez-vous, explorez votre partenaire, renseignez-vous, testez, renouvelez-vous, plutôt que de vous enfermer sans réfléchir dans des schémas répétitifs !

Finalement, quand on dit que « c’est mieux quand ça dure longtemps », le message à retenir, c’est : prenez le temps de faire ce que vous et votre partenaire avez envie de faire ensemble, quels que soient les actes choisis. Un massage, c’est une manière de faire l’amour ; s’embrasser, se caresser sur tout le corps, se regarder dans les yeux, se dire des mots doux – ou crus – sont aussi des manières de prendre du plaisir à deux (ou à plusieurs 😉). Et la pénétration, pourquoi pas, mais avec sensualité s’il vous plaît !

Je n’ai (volontairement) pas parlé des quickies dans ce post… Aujourd’hui, je suis dans la lenteur. Ce sera pour une autre fois 😊

Pour finir, un article amusant sur le slow sex :
Faites l’amour, mais lentement

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