Mis en avant

Dans la tête d’une sex coach

Chère lectrice, cher lecteur,


Ce que j’ai décidé de partager avec vous dans ce blog, c’est un chemin. Mon chemin de passionnée 🤩
Le reflet de mes réflexions et découvertes au fil de l’eau, de mes pérégrinations dans le monde fabuleux de la sexualité, des relations humaines, du regard que nous portons sur nous-mêmes et sur les autres.
Des années d’échanges et de rencontres qui ne cessent de me surprendre au fur et à mesure que j’avance, où les évidences succèdent aux évidences.

Je suis fascinée par l’extraordinaire complexité de l’Humain. Sa capacité d’adaptation, ses défis, ses différences, ses incohérences aussi. Au travers du prisme de la sexualité, je regarde comment il ressent, vit, réfléchit. Comment il est formaté, comment il colle à la norme établie ou la défie.

Ce sont ces découvertes que je vous propose. Avec humour et même, j’ose, une pointe de sarcasme, parfois, pour nous secouer un peu 😏 J’espère qu’elles vous encourageront à changer de regard sur tant sujets que nous connaissons mal parce que nous croyons bien les connaître.

Si vous souhaitez interagir avec d’autres lecteur.ice.s au sujet de ces articles, n’hésitez pas à vous abonner à mon groupe Facebook sexOpepite.

Disclaimer : rien n’étant immuable, les liens que je vous propose dans mes articles peuvent à tout moment changer ou disparaître. Un lien ne fonctionne plus ? N’hésitez pas en m’en faire part ! (merci)

Le violentomètre pour prendre conscience

Aujourd’hui, j’aimerais rappeler que la violence dans la relation amoureuse, ça n’arrive pas qu’aux autres…

On se croit à l’abri parce qu’on se considère non violent.e, parce qu’on pense savoir mettre ses limites ou comprendre ce qu’est le consentement, parce que ça ne nous est jamais arrivé, ou au contraire, parce que ça nous est déjà arrivé et qu’on s’est juré de ne plus retomber là-dedans, qu’on soit victime ou bourreau…

Les mécanismes de la violence dans le couple sont complexes et personne n’est à l’abri. Derrière le mot violence, il y a plusieurs réalités. Lorsqu’on pense violence, c’est surtout à la violence physique que l’on fait référence, parce qu’elle est plus visible. Pourtant, il existe d’autres types de violence qui peuvent être tout aussi destructeurs mais ne se voient pas.

Nombreux.ses sont celleux qui ignorent que certains de leurs comportements sont violents, parce que notre société nous apprend que l’amour dépasse tout. Ce sont les dérives de l’amour romantique : la jalousie extrême, la manipulation, l’intrusion dans l’intimité de l’autre « sous prétexte qu’on est ensemble et qu’on n’a rien à se cacher », le chantage affectif, le non consentement, et encore bien d’autres comportements totalement inadéquats, tout ça, c’est de la violence, et ça peut faire d’énormes dégâts. Chez les femmes comme chez les hommes.

Je vois souvent passer des posts de personnes qui décrivent des situations de couple d’une rare violence, qui réalisent que ce n’est pas normal mais qui sont malheureuses dans le déni parce qu’elles n’arrivent pas à comprendre comment on peut dire aimer quelqu’un et la.e traiter ainsi. Accepter qu’on est victime de violence, comme accepter qu’on est violent.e, c’est difficile. Les personnes victimes de violence culpabilisent, se sentent nulles, sont souvent très affaiblies et déprimées, et restent dans un système totalement toxique parce qu’elles ne savent pas quoi faire pour que ça s’arrête (ou n’ont pas la force de le faire). Quant aux personnes violentes, elles se laissent souvent déborder par leurs émotions sans parvenir à faire le nécessaire pour sortir du cercle vicieux, parce qu’elles ne sont pas conscientes de la gravité de leurs comportements, ou parce qu’elles ont honte.

Voici un petit outil bien fait pour avoir un aperçu de quand la situation n’est plus normale, quand il faut réagir : le violentomètre, « un outil d’auto-évaluation, avec 23 questions rapides à se poser, qui permettent de repérer les comportements violents et de mesurer si la relation de couple est saine ou au contraire, si elle est violente. »

Votre relation de couple n’est pas sereine ? Posez-vous les questions en toute franchise : suis-je victime de cela ? Est-ce que je fais cela ? Parce que sans remise en question, pas d’issue.

Une fois la violence identifiée, comment réagir ? Lorsqu’on est victime, réagir, ça peut être poser ses limites clairement, quand c’est encore possible, pour faire changer les choses. Souvent, ça demande un vrai travail sur soi. Pour réussir à faire cela, on peut se faire accompagner par un pro (psy, coach, par exemple). Et quand c’est trop grave, il faut sortir de la relation. Se faire accompagner pour partir, et pour se reconstruire après, c’est essentiel. Et si l’on vous quitte en vous reprochant vos comportements violents, faites-vous aider, vraiment. En sortir, éviter de reproduire le même schéma dans vos relations suivantes, c’est possible. Ne laissez pas la honte ni le déni vous empêcher d’avancer.

Il y a tellement à dire, mais aujourd’hui, je préfère laisser les spécialistes vous en parler. Intéressé.e par le sujet ?
Je vous invite à suivre un « workshop en ligne pour déconstruire les mythes et prévenir les violences », organisé par l’association No-body is Wrong.

Sachez qu’il existe également de nombreuses associations qui peuvent vous écouter et vous aider gratuitement en cas de violences conjugales. N’hésitez pas à les contacter !

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Déconstruire par le son

Une petite publication, aujourd’hui, pour vous faire découvrir une bibliothèque pas comme les autres…

Connaissez-vous ce projet de Bijoux Indiscrets, une marque de produits érotiques, qui a créé une librairie d’orgasmes réels ? Vous pouvez même télécharger le vôtre 😄
Leur objectif ? Faire entendre la véritable voix du plaisir féminin – et masculin 🔥 (par opposition aux sons truqués de l’industrie du porno).

Iels ont également réalisé une enquête auprès de plus de 1400 personnes pour déconstruire les croyances limitantes autour de la sexualité et faire prendre conscience de l’importance de la connaissance de soi et de l’éducation sexuelle, tant chez les femmes que chez les hommes. Les résultats sont intéressants… même s’il faut les prendre avec des pincettes : on ne sait pas comment les répondant.e.s ont été sélectionné.e.s et il est impossible de dire dans quelle mesure iels ont dit la vérité ou pas 😉

La vidéo d’intro est particulièrement sympa :
La bibliothèque des orgasmes

Belle écoute 🤩

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Balance ton corps

Aujourd’hui, je vous recommande un livre que j’ai dégusté du début à la fin et que nous devrions toustes lire : « Balance ton corps » de Bertoulle Beaurebec. Il s’agit d’un « manifeste pour le droit des femmes à disposer de leur corps » dans lequel cette jeune autrice de 24 ans d’une maturité impressionnante explique avec humour et passion sa vision du monde, et en particulier sa vision de la sexualité de la femme dans nos sociétés.

Une afro-féministe concrète et bien dans sa peau qui ouvre l’esprit, dans la conciliation tout en étant ferme sur ses positions, qui aime les femmes et les hommes et comprend leurs difficultés face aux injonctions contradictoires auxquelles iels font face (mais rien n’est perdu !). Une performeuse et travailleuse du sexe qui casse les a priori, refuse les tabous mal placés, avec des arguments simples et percutants. Une femme intelligente, libre et assumée qui nous bouscule pour nous emmener, toustes, vers une vie plus épanouie, libérée des carcans imposés au fil des siècles qui abîment tellement notre estime de soi et des autres. Une femme qui nous raconte son histoire, ses ressentis et ses choix, sans tenter de nous culpabiliser. A ne pas prendre « perso », donc, mais simplement comme un témoignage.

Ne vous offusquez pas d’y lire le gros méchant mot qui agace souvent, j’ai nommé « patriarcat », qu’elle utilise dans son sens premier, en tant que fait et non sur un drapeau révolutionnaire : un système mis en place majoritairement par des hommes, à une époque où c’était surtout les hommes qui décidaient (eh oui, c’est aussi un fait), et dont beaucoup de femmes ET d’hommes aimeraient bien se libérer pour en construire un meilleur, sans trop savoir comment faire (on peut en discuter si ça vous intéresse 😉). Je vous invite à lire au-delà des symboles pour comprendre l’intérêt de sa démarche, à réfléchir à vos réactions (potentiellement épidermiques) si elle dit des choses qui vous dérangent. Car oui, elle secoue, elle fait réfléchir, et je pense sincèrement qu’on a toustes à y gagner. N’oublions pas que nous sommes modelé.e.s pour entrer dans une norme et qu’il est toujours bon d’interroger le bien-fondé de nos certitudes, même (surtout ?) quand ça fait mal.

Une petite vidéo pour attiser votre curiosité (j’espère 😊) :
« Je m’adresse à toutes les salopes »

Bonne lecture… et réflexion !

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Savez-vous ce qu’est un « visu » ?

Aujourd’hui, on entre dans le monde secret et tabou des libertin.e.s… Un monde mal connu, souvent hâtivement jugé ou vu de manière caricaturale. Parce que, rappel : nous vivons dans une société très normée qui n’aime pas ce qui dévie de la morale bien pensante 😉 Pourtant, dévier de la morale bien pensante, ça peut être l’occasion de découvrir de nouvelles choses sur soi, voire dans certains cas, d’ouvrir des portes dont on ignorait jusqu’à l’existence 😁

J’ai écrit une publication sur le libertinage il y a… longtemps. Si vous n’êtes pas familier.e avec le concept de libertinage, n’hésitez pas à aller y jeter un oeil avant de lire la suite de ce post.

Pour revenir aux soirées « visu », de quoi s’agit-il ?
Ce sont des soirées de rencontre entre libertin.e.s dont le but est de se voir en « vrai » – et non de « consommer » (en tous cas, pas sur les lieux du visu 😉). En général, ces soirées sont planifiées dans un bar ou autre lieu public ou privé où l’on boit et danse (on ne s’y déshabille pas, il n’y a pas d’acte sexuel, comme dans un bar, quoi), par un organisateur – un site de libertinage, par exemple. Les participant.e.s, des membres du site, s’y inscrivent si nécessaire et y viennent seul.e.s ou en couple, en tenue classe, pour rencontrer les personnes avec lesquelles iels ont discuté sur ledit site. L’objectif est donc très clair : il y a d’une part la concrétisation d’une rencontre virtuelle, et d’autre part, appelons un chat un chat, du « repérage » 😄, puisqu’on y rencontre aussi plein de gens dont on n’a même pas croisé le profil en ligne.

J’entends d’ici les remarques de certain.e.s : « du repérage ? Mais c’est ignoble ! » Ah bon ? Pourtant, c’est aussi ce qui se passe dans les bars, boîtes et de nombreux autres lieux qui réunissent des gens hors du monde libertin, sauf que dans le cas du visu, tout le monde sait et assume pourquoi iel est là 😉 Ne jugeons pas trop vite ce que nous ne connaissons pas…

Les libertin.e.s qui s’y sont rencontré.e.s peuvent ensuite décider de pousser plus loin la rencontre ou non, sachant que tout.e libertin.e digne de ce nom doit avoir pour règle numéro 1 le respect de l’autre : non, c’est non, inutile d’insister, au risque de passer pour l’abruti.e de service (et potentiellement de se faire sortir). A noter que dans un visu comme en club ou ailleurs, on n’est jamais obligé à rien et que l’ambiance est sexy et plutôt bon enfant. Reste à bien se renseigner pour choisir le visu où on a plus de chance de se sentir à l’aise… et si possible d’y aller avec un.e complice ou un.e ami.e.

Le monde du libertinage vous intéresse mais vous n’êtes pas certain.e de vouloir vous lancer ? Le visu est une bonne manière de tâter le terrain en mode « soft ».
Comment savoir où et quand il y a un visu ? Le plus simple est de s’inscrire sur un site libertin comme BelSwing, par exemple. Créez votre profil (aucune obligation de mettre une photo de votre visage, utilisez un pseudo). Pour obtenir certaines infos spécifiques, il peut être nécessaire de devenir membre VIP (payant).

Curieux.se ? Vous ne risquez pas grand-chose 😉 Je vous souhaite une belle découverte !

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Oserez-vous tester l’orgasme prostatique ?

Aujourd’hui, je vous propose d’explorer un site web magnifique 🤩

On y parle, entre autres choses, du plaisir prostatique, car le saviez-vous ? Non seulement la prostate procure du plaisir lorsqu’elle est stimulée, mais elle peut aussi provoquer des orgasmes incroyables, et multiples !
J’invite les personnes qui ne veulent pas en entendre parler – parce que dans leur imaginaire, cela questionne leur virilité ou leur orientation sexuelle, – à s’informer, malgré tout… ce serait tellement dommage de passer à côté 😉

Merci à Adam pour son traité d’Aneros, téléchargeable ici :
www.nouveauxplaisirs.fr 😊
et pour les très nombreuses découvertes de son site : des articles sur des objets de plaisir, des forums sexualité, de l’hypnose érotique, et bien d’autres choses encore 🤩

Belle exploration à vous !

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Simuler, moi ?

Un sujet un peu plus léger aujourd’hui (quoique…) : pourquoi simule-t-on le plaisir ?

Dans notre société, il est de bon ton de prendre du plaisir lors des relations sexuelles et de le MONTRER. Et comment le montre-t-on ? Très souvent, c’est par des sons, des mots, des soupirs. Pourtant, cette expression de plaisir est parfois feinte. Pourquoi ? On sait aussi qu’un grand nombre de personnes ont peur que leur partenaire simule. Là encore, pourquoi ?

Tout d’abord, il faut savoir qu’on parle presque toujours des femmes qui simulent, mais en réalité, tout le monde peut le faire, qu’il s’agisse du plaisir hors orgasme ou de l’orgasme lui-même (il est possible de simuler assez facilement avec un préservatif, par exemple).

Mais pourquoi simule-t-on ? Il existe de nombreuses raisons qui sont propres à chacun.e, mais ce qui est intéressant, c’est de voir ce que ça dit des croyances propres à notre culture (et donc véhiculées, alors qu’elles sont fausses !)

Voici quelques idées reçues que je propose d’interroger. Je simule parce que…
– « Si je ne prends pas de plaisir, c’est que j’ai un problème (traduction : je vais passer pour une personne frigide). » Sérieusement ? Quelle horrible pression ! Ce genre de croyance empoisonne la vie de tellement de gens ! Depuis quand y a-t-il une obligation au plaisir ? Qui a décidé ça ? Et puis c’est quoi, le plaisir ? L’orgasme ou l’échange dans son entièreté, ou autre chose encore ? Ne pas « prendre de plaisir », ou ne pas avoir d’orgasme, cela peut donc être vécu comme une honte. Et pour éviter la honte… certain.e.s simulent.
– « Si je ne prends pas de plaisir avec ma.on partenaire, iel va croire qu’iel est nul. » S’il vous plait, sortons de ça ! Mettre le pouvoir du plaisir sur les épaules de l’autre, c’est aller droit dans le mur. Bien sûr, et on l’a déjà dit, techniquement, il y a des choses qui fonctionnent mieux et d’autres qui ne fonctionnent pas, de manière générale, et c’est important de bien se renseigner pour mieux faire (le porno mainstream n’étant pas une référence). Mais l’autre n’est pas responsable de notre plaisir ! C’est à nous de trouver les clés pour lâcher prise. Pour rassurer notre partenaire sur ses capacités, il peut donc être tentant de simuler.
– « Si je ne prends pas de plaisir avec ma.on partenaire, iel va croire que je ne l’aime pas. » Encore une belle erreur ! En quoi le fait de parvenir au plaisir dit quoi que ce soit des sentiments ? Quid des personnes qui ont des sex friends, qui séparent le sexe de l’émotion ? On mélange tout, ici. Oui, on a plus de chances de parvenir au plaisir si l’on aime l’autre (et encore, ça dépend des gens), mais le lien n’est pas une évidence ! Amis des légendes du prince charmant, bonsoir 😉 Pour montrer notre amour à notre partenaire, on peut parfois choisir de simuler.
– « Si je ne prends pas de plaisir avec ma.on partenaire, iel va me tromper ou me quitter. » N’est-ce pas un peu extrême ? Si notre partenaire compte pour nous, si nous comptons pour ellui, le sexe est-il la seule raison de rester ensemble ? Pourquoi pense-t-on directement que l’autre va aller voir ailleurs plutôt que d’en parler, pour de vrai ? Pour ne pas perdre notre partenaire, on peut avoir tendance à simuler.

Il existe encore bien d’autres croyances qui nous pourrissent, et je ne peux pas toutes les citer. Aux personnes qui ont du mal à accéder au plaisir, je dirai donc ceci : simuler le plaisir vous convient-il ? Je ne dis pas que c’est toujours un mauvais choix, chacun.e fait ce qu’iel veut, et puis cela peut parfois être très stimulant et mener à un plaisir réel 😉 Mais si vous simulez pour faire plaisir à l’autre ou pour donner une meilleure image de vous, posez-vous les bonnes questions. Réfléchissez à ce qui bloque, parlez de votre ressenti avec l’autre, consultez un.e sexologue si nécessaire.

Vous avez peur que votre partenaire simule ? Acceptez que cela ne dit pas forcément quelque chose de vous, et parlez-en ensemble ! C’est tellement dommage de rester dans le doute, sans compter que cela risque d’abîmer la relation. Vous ne faites pas ce qu’il faut ? On est toustes passé.e.s par là, et l’expérience n’est pas une donnée objective, puisque chacun.e est différent.e (avec ses caractéristiques et préférences). C’est l’occasion d’apprendre et de réapprendre ! Votre partenaire n’arrive pas à se laisser aller ? Comment pouvez-vous l’aider ? Demandez-le lui !

Pour finir, un article sur le sujet destiné aux jeunes. N’hésitez pas à le leur faire lire si vous pensez que cela peut les guider :
C’est quoi « simuler » ?

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Ma.on partenaire regarde du porno !

Vous vous en douterez peut-être, je l’ai entendue quelques fois, cette phrase… et souvent avec des points d’interrogation et une certaine détresse dans le regard.

Pourquoi certain.e.s sont-iels mal à l’aise, voire choqué.e.s, lorsqu’iels découvrent que leur partenaire regarde des vidéos porno ? Pourquoi certain.e.s pensent-iels que c’est parce qu’iels ne satisfont pas l’autre ? Pourquoi voient-iels dans les acteurices porno des rivales ou des rivaux ?

Bien sûr, il n’y a pas de réponse toute faite à ces questions. Chacun.e voit les choses différemment en fonction de son vécu, ses valeurs, sa perception de soi et du couple, et encore bien d’autres paramètres. Mais de manière générale, que dit cette réaction ?

Parle-t-elle du besoin d’exclusivité, qu’il peut être intéressant d’interroger ? De fidélité ? C’est aussi une remarque qui revient : « C’est comme si iel me trompait ». Mais qu’est-ce que « tromper » ? Nous savons que nous ne sommes pas toustes d’accord sur le sens de ce mot, loin de là. L’un.e peut ressentir la situation comme une trahison et l’autre, pas du tout. On touche à des peurs, mais sont-elles vraiment justifiées ? Regarder du porno revient-il forcément à dire à l’autre qu’on l’aime moins fort ? Qu’on est insatisfait.e ? Qu’on a besoin d’aller voir ailleurs ?

Notre réaction à cette découverte met-elle en exergue notre manque de confiance en soi ou d’estime de soi ? Parle-t-elle de notre peur de perdre l’autre ? De celle de ne pas être « suffisant.e » ? Ou encore de celle que notre partenaire soit « pervers » (et là encore, qu’est-ce que ça signifie, pervers ? Ne sommes-nous pas toustes la.e pervers.e de quelqu’un.e ?) Bien sûr, il faut voir de quel contenu l’on parle. Il peut être très difficile de découvrir un « kink » (un goût sexuel hors norme établie) qui va à l’encontre de nos valeurs les plus profondes.

Derrière une prise de conscience qui pourrait être anodine, une foule de questions apparaissent. Qui doit se remettre en question, qui doit changer quelque chose, dans son comportement ou ses réactions ? Si vous en souffrez, j’aurais tendance à dire : commençons par regarder ce qu’on peut faire à votre niveau. Mais alors, faut-il en parler à l’autre, au risque d’être accusé.e d’avoir fouillé ? Ou ne rien dire, au risque d’être malheureux.se, de se détacher ou au contraire de tomber dans une forme accrue de dépendance affective ? Je crois que décortiquer la situation, tenter de trouver les raisons du mal-être, pour décider si l’on aborde le sujet en couple ou pas, peut être un premier pas vers une solution. Souvent, la question est d’accepter (ce qui passe souvent par comprendre, sans pourtant être une obligation)… ou de partir, car la.e partenaire acceptera-t-iel de cesser une activité qui comble un besoin, si c’en est un, parce que ça ne vous « convient pas » ? Regarder du porno, cela peut répondre à de nombreux besoins différents, et si l’on parle de besoin, est-il légitime de demander à l’autre d’y renoncer pour satisfaire les nôtres ?

Finalement, c’est peut-être l’occasion de réfléchir un peu à notre sexualité, et à celle du couple. De mettre les choses au clair, de prendre de nouvelles directions, de découvrir de nouvelles options…

Et n’oublions pas que parfois, découvrir que l’autre regarde du porno, ça peut créer une réaction positive, aussi ! « Ouf, je me sens moins seul.e », « Moi, j’aime que ma.on partenaire soit libre de se faire plaisir à sa manière, tout en respectant nos accords, et iel m’aime encore plus parce que je suis OK avec ça », « Dis, tu me montres ce que tu regardes, ça te dit que je me joigne à toi ? », et encore plein de possibilités ! Pour conclure, je dirais que « Ma.on partenaire regarde du porno », ce n’est pas toujours une mauvaise nouvelle. Ca peut être une belle révolution intérieure et une porte ouverte vers plus d’amour et de complicité. Ouvrons nos esprits et posons-nous les bonnes questions 😉

Un article pour finir :
Pourquoi vous devriez regarder du porno avec votre partenaire

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Ces femmes qui font peur aux hommes…

Le sujet d’aujourd’hui me tient particulièrement à coeur. C’est un clin d’oeil à nombre de « femmes fortes » que je connais. Parce que leur parcours me touche. Parce que je les comprends.

Qu’appelle-t-on une « femme forte » ? Je ne peux que donner ma vision ; nous en avons certainement toustes une différente. Ce qui m’intéresse dans le cas présent, c’est ce qu’on met derrière « forte » et pourquoi ça fait peur à tant d’hommes.

Parce que dans le cas présent, je parle principalement du rapport homme/femme dans le sens normé des termes (et parce qu’il est plus rare qu’une « femme forte » fasse peur à d’autres femmes, jalousie mise à part), je traiterai le sujet en écriture non-inclusive.

Par « femmes fortes », j’entends ces femmes qui ont pris leur vie en main, qui sont indépendantes, se relèvent quand elles tombent et n’ont pas besoin d’un partenaire de vie pour être heureuses. Cela n’exclut pas celles qui sont en couple. Mais c’est particulièrement à celles qui vivent hors relation amoureuse que je fais référence ici.

Si ces femmes me touchent, ce n’est pas parce qu’elles sont des femmes « fortes ». Je n’aime pas cette notion, qui en fait une sorte de dragon. Dans l’imaginaire collectif, une femme « forte » est une femme libre, indépendante, apte à prendre toutes les décisions nécessaires pour mener à bien la vie qu’elle a choisi, sans avoir de comptes à rendre à personne. Une femme qui se relève quand elle tombe, qui sait ce qu’elle veut et où elle va. Mais que l’on voit aussi parfois comme une femme autoritaire, qui n’en fait qu’à sa tête, qui ne pense qu’à elle.

Elles me touchent parce qu’elles ont décidé de tracer leur chemin « seules » contre vents et marrées dans une société où, pour la plupart des gens, être en couple (et si possible, hétéro) est malheureusement encore l’un des critères de réussite sociale, avec pour effet que vivre sans partenaire est vu comme un échec ; dans un monde (aujourd’hui encore, et même si de gros progrès sont faits) majoritairement géré par des hommes ou favorisant les hommes à de multiples niveaux, souvent invisibles parce qu’on y est tellement habitué.e.s. Ce n’est pas du militantisme, c’est un fait.

Le constat que je fais aujourd’hui, c’est que beaucoup d’hommes qui cherchent à entrer en relation, à former un couple, ont peur de ces femmes. Oui, elles fascinent souvent, parce qu’elles sont libres, parce qu’elles ont du caractère et paraissent sûres d’elles et ça les rend attirantes, parce qu’elles savent ce qu’elles veulent et où elles vont. Et parce qu’elles n’ont pas « besoin » d’un partenaire pour donner un sens à leur vie. Est-ce ce côté indépendant, inaccessible presque, qui fascine ? Cette puissance qu’elles dégagent ? Quoiqu’il en soit, ça impressionne beaucoup d’hommes. Oui, elles fascinent, mais « de loin ». Passer un moment avec elles, vivre une aventure, ça peut être très excitant. Mais dès qu’on envisage quelque chose à plus long terme, ça devient tout de suite plus compliqué. Alors qu’il n’y a pas de raison, si on y réfléchit un peu. Ce sont « simplement » des femmes.

D’où vient cette peur ? Est-elle due au fait que lorsqu’un partenaire entre dans leur vie, ça ne remet pas en question leurs fondations, leurs envies, leurs convictions ? Que ça ne révolutionne pas leur emploi du temps, que ça ne fait pas bouger toutes leurs priorités ? Et pourquoi cela devrait-il être le cas, alors que pour les hommes, ça semble normal ? Ne touche-t-on pas du doigt la question de l’ego du nouvel arrivant ? Dans la croyance populaire, c’est l’homme qui est fort, on nous passe ces messages depuis l’enfance. Alors qu’une femme devrait être par essence fragile (pour que l’homme puisse la protéger), douce, compréhensive et patiente. Quel genre de créature dangereuse est donc une « femme forte » ? Pas étonnant que ça impressionne. Ce n’est pas du tout ce que notre culture nous a appris… C’est hors norme, même s’il y en a de plus en plus. Et ce qui est hors norme, souvent, ben ça fait peur.

Lorsqu’elle entre en relation avec quelqu’un, une « femme forte » cherche rarement une protection ou une béquille, parce que ce n’est pas de ça qu’elle a besoin. Pourquoi le ferait-elle ? Elle a goûté aux joies de la liberté. Elle cherche un compagnon de route, quelqu’un avec qui partager des moments de douceur, de fun, dans le respect de chacun.e. Ce qui l’intéresse, ce n’est pas de (re)prendre un rôle de mère, d’épouse, à l’ancienne. Certains hommes se sentent-ils alors inutiles ? Dans notre culture (et dans d’autres), l’homme est censé d’une part protéger la femme, et d’autre part « réussir sa vie ». Son ego a été alimenté depuis la plus tendre enfance par la conviction que la femme a besoin de lui, et par le regard que les autres hommes (et femmes) portent sur sa réussite sociale, quelle qu’elle soit. Si la femme n’a plus besoin de sa protection, à quoi sert-il ? Si la femme peut vivre sans lui, gagner sa vie, choisir ses partenaires sexuels comme bon lui semble, tout comme lui, finalement, ne risque-t-elle pas de devenir un danger, et non plus une alliée ? En poussant le raisonnement à l’extrême, pourrait-elle même devenir plus « forte » que l’homme, menacer sa virilité, l’émasculer psychologiquement ? Découvrir ses faiblesses et les lui mettre sous le nez, alors que l’être faible, c’est ELLE ?

Toutes ces réflexions m’amènent à une triste constatation : plus les femmes sont indépendantes, moins les hommes s’intéressent réellement à elles. Et c’est bien dommage. Parce que ce statut de « femme forte », elles ne l’ont pas demandé. Comme toutes les autres, elles sont capables, si elles s’autorisent à l’exprimer, de trésors de tendresse ; comme toutes les autres, elles ont envie de pleurer quand elles souffrent ; et comme toutes les autres, elles ont besoin de partage. Nous sommes d’abord des êtres humains, des animaux sociaux. Nous avons toustes une part de vulnérabilité. Que ça nous plaise ou non, nous avons toustes besoin des autres, de leur amour, de leur bienveillance, de leur regard, même s’il est conseillé de s’en détacher quand il ne nous nourrit pas. Derrière chaque femme « forte », il y a de la fragilité, parfois bien à l’abri derrière une grosse carapace. Tout comme derrière les hommes qui ne se permettent pas de le montrer, et qui parfois l’ont presque oublié, tellement on leur a répété que « ça ne se fait pas ». Heureusement, ça change, et celleux qui ont compris ça ont les clés pour sortir de ce piège ! Mais il y a encore tellement de chemin à parcourir…

Arrêtez d’avoir peur. Regardez au-delà des apparences. Et osez ouvrir des portes 😉

Le cliché de la femme « forte » (à nuancer, vous l’aurez compris) :
Ce qui se passe quand vous tombez amoureux d’une femme forte et indépendante

Un clin d’oeil pour finir :
Pourquoi les femmes parfaites font peur aux hommes

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Ma vie sexuelle ? Quelle vie sexuelle ?…

Aujourd’hui, j’aborde une situation très sensible que nombre d’entre nous connaissent ou ont connu. Il s’agit de la croyance selon laquelle notre vie sexuelle est derrière nous. Finito. Bye bye.

A qui fais-je référence, précisément ? Je parle ici de toutes ces personnes qui pour une raison X ou Y ont un rapport difficile à leur sexualité, et qui voient cela comme une fatalité. Ces personnes qui n’y croient plus, qui ont fermé ce livre parce qu’espérer que ça ira mieux un jour sans voir ce jour arriver, ça fait trop mal, alors autant être malheureux.se sous contrôle plutôt que de risquer de se planter une fois de plus. Autant tuer l’espoir quand il ne fait plus vivre.

A ces personnes, je voudrais passer quelques messages qui me semblent très importants.

D’abord, vous n’avez pas idée du nombre de gens qui sont dans cette situation. Parce qu’on n’en parle pas. Parce qu’on a honte. Honte de ne pas « savoir faire » au moment où l’on croit qu’il « faudrait », de ne pas savoir recevoir comme on croit qu’on « devrait », et de ne pas parvenir à gérer tout cela. Honte de l’image qu’on renvoie, en ne faisant pas « bien », en n’étant pas « à la hauteur ». Honte de ne pas pouvoir répondre aux attentes réelles (ou fantasmées) des autres. Une honte qui nous empêche parfois d’aller vers l’autre, ou qui nous fait mettre en place des stratégies qui risquent, à terme, de la.e faire partir… Rien ne nous oblige à cela. Le gâchis ne nous nourrit pas.

Mais se détacher du regard d’autrui, assumer ses différences, ses blessures, accepter sa propre vulnérabilité, c’est un cheminement qu’on n’est pas toujours prêt.e à faire, ou qu’on ne sait pas comment aborder. Alors, pour s’en sortir, on enterre, on fuit. On occupe son temps avec autre chose, on se persuade qu’on n’a pas besoin de ça, ou on souffre parce qu’on se force à faire des choses qu’on n’a pas envie de faire. Et on stagne.
J’ai rencontré et continue de rencontrer tellement de personnes qui sont là-dedans, et pas que dans le cadre de mon travail, loin de là. Femmes, hommes, personnes non-binaires et toutes les autres. De tous types, tous âges, tous profils.

Ce qui se passe dans ma tête et dans mon corps, c’est d’abord MOI que ça regarde. Et ça, c’est essentiel de l’intégrer. Nous savons que la société dans laquelle nous vivons attend de nous que nous soyons dans la performance partout, tout le temps, que nous suivions des procédures bien établies, et ça peut bien nous pourrir la vie. Mais qu’est-ce qui nous oblige à suivre ce chemin ? A quel moment des choses que je n’ai jamais promises sont-elles devenues des promesses malgré moi ? Se sentir obligé.e de répondre à des attentes, c’est un piège dont on peut décider de sortir. Gardez bien ça à l’esprit.

Quid de ma.on partenaire, me direz-vous ? Peut-être dois-je prendre le temps de trouver la personne qui saura me respecter, m’écouter, m’accompagner. Celle qui acceptera mes différences, mes limites, mon vécu si j’ai envie de le partager, ou mes silences si je ne souhaite pas le faire. Si je sais qu’iel tient à moi et si je tiens à ellui, si iel est prêt.e à m’épauler dans mon chemin vers une réconciliation avec mon corps et ma sexualité, peut-être est-ce le moment de saisir cette opportunité ? Je peux choisir de refaire confiance, à mon rythme. Vous l’avez déjà tenté et ça n’a pas fonctionné ? Ca arrive, on ne tombe pas toujours tout de suite sur la bonne personne. Mais n’oubliez pas que derrière chaque impression d’ « échec », il y a un pas vers l’avant 😉

Et si je n’ai pas de partenaire ? Je peux aussi décider d’avancer seul.e. Rien ne m’oblige à rester où je suis. Attendre peut parfois être une excuse pour retarder la confrontation avec des choses qui nous font peur. Mais lorsque ça devient trop lourd, il peut être intéressant de se pencher dessus, une bonne fois pour toutes, pour soi-même et non pour un.e autre, pour se libérer. Je ne peux pas changer mon vécu. Ce que je peux changer, c’est ma manière de le regarder, pour me donner une chance de sortir de l’impasse. Identifier et déconstruire mes croyances limitantes, et m’en construire de nouvelles, mais boostantes, pour avancer, pour fermer un livre douloureux et en ouvrir un nouveau, plus apaisé.

Aux personnes en souffrance, je passe donc ce message : ne baissez pas les bras. Non, votre vie sexuelle n’est peut-être pas finie, même si vous pensez avoir tout tenté. Et je sais de quoi je parle. Vous avez essayé des choses qui n’ont rien donné, mais il y en a encore tellement. Nous sommes à l’ère du travail sur soi, nous n’avons jamais eu à notre disposition autant d’outils. Alors oui, ça peut être un parcours du combattant, mais on n’a qu’une vie, est-ce que ça n’en vaut pas la peine ?
Mettre un terme à votre vie sexuelle, c’est vous qui le décidez, et c’est parfaitement OK si cela vous apaise. Mais si cela vous fait souffrir, c’est qu’il y a encore des choses à tenter. Oui, c’est vrai, sortir de ce genre de cercle vicieux, ça demande du boulot. Parfois ça passe par une thérapie, mais ce n’est pas la seule option, loin de là. Des prises de conscience via différents moyens peuvent aussi vous aider à trouver une issue, à débloquer quelque chose dans votre corps. En tous cas, une chose est sûre : s’il n’y a pas de souci médicalement avéré, tout reste possible. Et même avec un souci de cet ordre, il y a tellement à explorer. A vous de voir…

Vous avez envie d’en parler avec moi ou avec d’autres professionnel.le.s ? N’attendez pas trop longtemps. Donnez-vous cette chance, il ne peut se passer quelque chose que si vous le provoquez. Sans attentes, et sans impatience, même si c’est difficile, même si ça vous paraît long. Chacun.e son chemin.

Un article sur l’abstinence, pour finir. Je ne suis pas d’accord avec tout, mais ça fait réfléchir 🙃
Peut-on vivre sans faire l’amour ?

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De la notion de temps en amour

La croyance que je questionne aujourd’hui, c’est que quand on fait l’amour, « c’est mieux quand ça dure longtemps ».

Qu’est-ce qui doit durer longtemps, exactement ? Et puis ça veut dire quoi, longtemps ? Tout dépend de quoi on parle ; tout dépend de qui on parle ; et tout dépend de comment on fait les choses et dans quelles conditions 😉

D’après ce que j’ai souvent pu entendre, ce qui « doit durer longtemps », ce sont les « préliminaires » et la pénétration.
Vraiment ? Je n’aime pas le mot préliminaires, parce qu’il sous-entend que les caresses du « début » d’un rapport sexuel ont pour but (unique ?) de préparer à la pénétration la personne qui reçoit. Comme si ça devait être le but ultime de tout rapport. Je veux bien admettre que ce soit l’objectif si on veut procréer (et encore, procréer sans pénétration, c’est possible !) mais quid du plaisir dans tout ça ? N’en déplaise à certain.e.s, pénétration et plaisir sont deux choses différentes.

Pour revenir à ce qui « doit durer longtemps », ce serait donc d’une part la « préparation » de la personne « à pénétrer » (comme c’est poétique), et d’autre part, la pénétration elle-même, qui « devrait » consister en une espèce de pilonnage – quitte à faire mal et à complexer les personnes qui ne parviennent pas à tenir « assez longtemps » ou qui finissent par s’épuiser à trop se retenir. Tous ces efforts de part et d’autre sous prétexte de mener à l’orgasme tant la personne pénétrée que la pénétrante. Merci le porno mainstream et ses messages à l’emporte-pièce.

Quelques petits rappels.
– D’après les enquêtes, on estime à seulement 30% les personnes équipées d’un vagin qui parviennent réellement à l’orgasme par pénétration d’un pénis. En revanche, on estime que plus de 90% des personnes parviennent à l’orgasme par stimulation externe du clitorIs (tiens donc).
– Certaines personnes ont besoin de beaucoup de stimulation interne, et adorent ça, mais d’autres pas. Et qui dit stimulation ne dit pas nécessairement/pas exclusivement avec le pénis… question de goût.
– Vous n’êtes pas responsable de l’orgasme de votre partenaire. Bien sûr, il y a une partie « technique », et donner du plaisir, ça s’apprend et ça change d’une personne à l’autre. Mais il y a surtout une autre dimension, essentielle : si la personne qu’on « veut faire jouir » (triste expression) n’est pas dans les bonnes conditions mentales et/ou physiques, c’est peine perdue. Sans lâcher prise du.de la partenaire, vous pouvez être le.a meilleur.e amant.e du monde, vous n’arriverez à rien 😏
– Et puis, pourquoi l’orgasme devrait-il être une fin en soi ? Il y a tellement de manières de prendre du plaisir… Quel dommage de s’en tenir toujours à la même chose ! Explorez-vous, explorez votre partenaire, renseignez-vous, testez, renouvelez-vous, plutôt que de vous enfermer sans réfléchir dans des schémas répétitifs !

Finalement, quand on dit que « c’est mieux quand ça dure longtemps », le message à retenir, c’est : prenez le temps de faire ce que vous et votre partenaire avez envie de faire ensemble, quels que soient les actes choisis. Un massage, c’est une manière de faire l’amour ; s’embrasser, se caresser sur tout le corps, se regarder dans les yeux, se dire des mots doux – ou crus – sont aussi des manières de prendre du plaisir à deux (ou à plusieurs 😉). Et la pénétration, pourquoi pas, mais avec sensualité s’il vous plaît !

Je n’ai (volontairement) pas parlé des quickies dans ce post… Aujourd’hui, je suis dans la lenteur. Ce sera pour une autre fois 😊

Pour finir, un article amusant sur le slow sex :
Faites l’amour, mais lentement

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Et si vous deveniez coach d’intimité ?

Aujourd’hui, je vous parle d’un métier encore peu connu, récent mais essentiel : coach (ou coordinateurice) d’intimité 😃

Encore un nouveau type de coaching, me direz-vous ? En effet !
Qu’est-ce que c’est et pourquoi est-ce si important ?

Nous savons que le tournage des scènes de sexe dans les films, ça ne se passe pas toujours aussi bien que ça le devrait… Ces scènes peuvent parfois être très explicites, et/ou violentes, ou encore être demandées à des acteurs très jeunes. Tourner une scène de sexe seul.e ou avec une personne qu’on ne désire pas forcément, sous le feu des projecteurs, n’est certainement pas la chose la plus facile à faire. C’est pourtant ce qu’on attend des acteurices à une époque où rares sont les films qui ne contiennent pas une scène de ce type.

Avec les prises de conscience autour du consentement et du respect des limites de chacun.e (#metoo), il est apparu de plus en plus urgent de mettre un cadre clair et sécurisant autour des scènes à contenu sexuel afin d’éviter les dérapages et autres traumas pendant et suite au tournage. Il était donc temps de mettre en place le nécessaire pour assurer la sécurité émotionnelle et physique de toustes les acteurices ! C’est dans le cadre de l’excellente série Sex Education qu’est apparu ce nouveau métier, et la présence de ces coaches est bien perçue, à en croire les retours des acteurices.

Malheureusement, ce métier très demandé est encore très peu développé et on manque cruellement de personnes compétentes. Alors si vous vous sentez l’âme d’un.e coach d’intimité, foncez ! 😉

Pour aller plus loin :
Coach d’intimité, un métier au plus près des acteurs et actrices

A vos CV 😉

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Jelqing, dites-vous ?

Savez-vous ce qu’est le jelqing ?
Il s’agit d’une pratique censée allonger le pénis, fortement déconseillée car non seulement inefficace, mais qui peut même être dangereuse avec des séquelles parfois irrémédiables…

On a déjà parlé de la taille du pénis. On a déjà dit que ce n’est pas la taille qui fait la qualité des rapports mais la manière dont on fait l’amour à son.sa partenaire (et ça, ça s’apprend, et si possible pas avec du porno mainstream !)

Malheureusement, malgré les messages répétés, nombre d’entre nous croient encore aujourd’hui que la valeur sexuelle se mesure au nombre de centimètres de la verge…

Tenter d’allonger son pénis en tirant dessus n’est clairement pas une bonne idée. Les personnes (souvent des jeunes, sous pression des attentes de performance qu’iels croient devoir atteindre), pensant ainsi résoudre leurs complexes, se trompent complètement de solution 😒

Il en va de même pour les opérations destinées à allonger réellement le pénis (attention aux arnaques !). Il est possible dans certains cas de réaliser certaines opérations (telle que la liposuccion du pubis) pour donner l’impression que le phallus est un peu plus long, mais ça ne modifie pas sa taille. Et si cela vous amuse, n’oubliez pas que de nombreuses personnes en souffrent, comme d’autres souffrent d’avoir de « trop petits » seins ou de « trop grosses » cuisses. Les messages de notre société sont parfois bien cruels…

Vous ou l’un de vos proches êtes mal à l’aise avec la taille de votre pénis ? Parlez-en avec un.e sexologue. Il est probable que vous découvriez que vous n’avez pas de quoi complexer et que vous « profitiez » de cette situation qui vous dérange pour agrandir autre chose : votre expertise 😉

Pour aller plus loin :
Jelqing : pourquoi est-ce dangereux ?

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Désir et jardin secret : un subtil (dés)équilibre

Comme le dit si bien Esther Perel : l’amour a besoin de tout savoir de l’autre ; le désir a besoin de mystère.
Alors comment concilier amour et désir sur le long terme ?
Aujourd’hui, je vous partage une notion qui m’est chère : celle du jardin secret.

Nous avons toustes un jardin secret. C’est humain et c’est vital. La différence entre nous toustes, c’est ce qu’on y cultive et comment on le fait.
En tant qu’êtres humains, nous avons toustes besoin de sécurité, pour assurer notre survie, d’abord, et pour assurer notre confort, ensuite. Pour nombre d’entre nous, le besoin de sécurité est directement lié à notre niveau de contrôle sur notre environnement, contrôle qui nous permet de nous sentir, dans la mesure de ce qui dépend de nous, à l’abri du danger. Pour beaucoup, savoir, c’est se protéger. Il est par conséquent courant – et logique en apparence – que les couples considèrent comme primordial de TOUT se dire.
Mais quel est l’intérêt ? Existe-t-il des couples où l’on se dit vraiment TOUT ? N’est-il pas plus pertinent de décider de se dire ce qui risque de mettre la relation en danger, si la situation se présente, avant que le mal ne soit fait, mais que le reste, ce qui n’apporte rien, ce qui pourrait faire mal gratuitement et sans fondement, peut rester secret ?

Mon avis (et ça n’engage que moi), c’est qu’il est essentiel d’assumer et de développer son jardin secret, plutôt que d’en donner toutes les clés à l’être aimé.
Ah bon ? Et pourquoi ?
Parce que notre jardin secret nous permet de nous préserver du jugement, en gardant secrètes des choses dont nous pensons, à tort ou à raison, qu’elles pourraient nous nuire si elles étaient connues. Des autres, comme de notre partenaire. Nous avons droit à nos parts cachées comme à nos parts sombres. Tant qu’elles ne nuisent à personne, où est le problème ? La perfection n’est pas de ce monde.
Il nous permet de nous sentir plus libres, en nous laissant décider de ce que l’on révèle ou non ; de fantasmer sur ce que l’on considère comme des interdits, sans avoir de comptes à rendre à personne. Car nous avons la liberté de rêver de ce que nous voulons, et personne ne peut nous en empêcher.
Et puis… il nous permet d’entretenir le désir dans la relation.

Parce que le désir se nourrit souvent de l’inconnu, de l’inaccessible, de l’incertitude, de la surprise. On désire ardemment ce que l’on n’a pas, ce qui nous intrigue, ce qui nous échappe, ce que l’on risque (ou croit que l’on risque) de perdre. D’une certaine manière, le désir est un déséquilibre.
Pourtant, certain.e.s diront que leur désir est boosté par la certitude de l’amour mutuel, par la transparence, par la confiance. C’est souvent vrai, surtout au début d’une relation, lorsque la découverte est encore fraîche. Lorsque l’on « tombe » amoureux, cette espèce de chute libre qui met le feu au corps, qui s’amplifie de façon vertigineuse à mesure que l’on descend toujours plus profond dans la communion. Mais quand l’intensité décroît, quand la routine s’installe, quid de la flamme ?
Il peut aussi y avoir désir sans amour, paraît-il. Evidemment, tout dépend de ce que l’on appelle « amour » 😏
Dans ce cas, d’où vient le désir ? De la promesse du plaisir que le mélange des corps qui se comprennent permet de s’offrir l’un.e à l’autre ? Du besoin de se sentir séduisant.e, pour renforcer notre estime de soi ? D’autre chose encore ?
Pourquoi oppose-t-on souvent désir et routine ? Parce que la routine, c’est la connaissance, l’habitude, le confort, l’absence de doute, la certitude. Or la certitude, si elle rassure, endort, aussi. Comment donc développer la sensation de sécurité tout en cultivant le désir ? Est-ce seulement possible ?

C’est là qu’intervient le jardin secret. Cette partie de nous à laquelle nous seul.e.s avons accès si et quand nous le voulons, et qui nous suit depuis l’enfance. Cet espace auquel nous avons toustes droit, quoi qu’en pensent les adeptes de la transparence absolue, qui ont besoin de TOUT savoir pour pouvoir être heureux en relation. Mais le bonheur repose-t-il sur la connaissance ? Knowledge is power. Vraiment ?
Ne peut-on concilier jardin secret et confiance ? Temps pour soi et partage ? Pourquoi les moments en solo seraient-ils nécessairement une menace pour le couple ? Pourquoi seraient-ils utilisés pour trahir l’autre ? La confiance ne fortifie-t-elle pas les liens ?

Je vous invite à réfléchir à ces différentes questions, et à envisager la discussion avec votre partenaire, si vous le jugez utile. Sans peur. Discuter n’engage à rien. Cela permet simplement d’ouvrir des portes ; à vous, ensemble, de décider ensuite si vous avez envie de les franchir 😉

Un petit article léger pour finir :
Intrigant, ce petit jardin secret ?

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Post-orgasme : des réactions qui surprennent

Le sujet du jour est parfois amusant, parfois moins… Je vous parle des réactions incontrôlables après l’orgasme 😏

Vous le savez, l’orgasme est un tsunami pour le corps (et l’esprit !) : production d’hormones diverses et variées liée aux connexions cérébrales, à l’effort physique, aux contractions musculaires, et j’en passe, bref, un beau feu d’artifice de plein de choses plutôt agréables 😉

Mais ce dont j’ai surtout envie de parler ici, c’est des réactions post-orgasmiques qui peuvent être surprenantes, voire carrément désagréables ! Fou-rire, pleurs, tremblements, vertiges, nausées 😨… Ces réactions peuvent étonner, amuser, gêner, agacer… mais elles sont incontrôlables, et c’est OK !

Si cela vous arrive régulièrement, acceptez-le simplement, quitte à prévenir à l’avance pour éviter tout malentendu, et à chercher des solutions si c’est vraiment désagréable. Et si vous n’êtes pas directement concerné.e, soyez en empathie avec votre partenaire et n’y cherchez pas nécessairement d’explication 😉 Iel vous dit que ce n’est pas lié à vous ? Faites-lui confiance et demandez-lui si vous pouvez faire quelque chose pour ellui !

Plutôt que de vous faire une liste (non exhaustive) desdites réactions, je vous propose d’aller voir des témoignages courts sur un compte Insta très sympa :
Les réactions inattendues après un orgasme (wicul)

Bonne lecture !

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L’importance des mots

Qui décide de « la norme » ? Pourquoi certain.e.s d’entre nous ont besoin de se sentir dans cette norme, et pourquoi certain.e.s refusent-iels que d’autres sortent des sentiers battus ? Aujourd’hui, suite à une réaction virulente à mon dernier post où je parlais de « personnes à vulve » et non de « femmes », j’aimerais rappeler pourquoi le choix de nos mots est important lorsqu’on parle à la fois de corps et de genre.

Nous sommes tou.te.s différent.e.s. Il me semble que personne ne remet cela en question. Et pourtant, nos différences font régulièrement l’objet de moqueries, voire de violence. Ca n’a aucun sens.

A quel moment est-on considéré.e comme « hors norme » ? Avez-vous déjà remarqué que nos limites sont toutes différentes aussi ? Bien sûr, il y a l’effet de masse, l’effet « mouton ». Il est établi (mais par qui et sur quels critères ?) qu’une minorité de la population est ouvertement « hors norme », quelle que soit la norme dont on parle. Hors troupeau. Mais souhaite-t-on vraiment « faire partie du troupeau » et pourquoi ? Quel intérêt de renier nos particularités et nous contorsionner pour rentrer dans un moule ? Si c’est notre choix, un choix réfléchi, ça ne se discute pas, chacun.e sa route. Mais dans ce cas, de quel droit se permet-on de décider pour les autres ? De choisir qui a droit à un traitement respectueux car iel est jugé.e « normal.e » et qui n’y a pas droit parce qu’iel est jugé.e « anormal.e » ? Pourquoi ne pouvons-nous pas tou.te.s être qui nous sommes sans avoir de comptes à rendre ? Quel est le risque de laisser chacun.e décider pour soi de qui iel est ? X se sent homme, Y ne se sent ni homme ni femme, c’est leur histoire, comment osons-nous y redire quoi que ce soit ? Arrêtons une fois pour toutes de mettre les gens dans des cases !! Nous ne supporterions pas qu’on le fasse pour nous.

Du moment que cela ne présente pas de danger réel pour les autres êtres humains, je ne vois pas où est le problème. Et à celleux qui disent « le danger, c’est que tout le monde fasse n’importe quoi et que ce soit la cata pour les générations à venir qui n’auront plus de repères », je réponds : arrêtez de répéter ce que vous entendez, renseignez-vous et posez-vous les bonnes questions ! Réalisez-vous la pression que l’on met aux générations futures avec de tels propos ? Tu es différent.e ? Rentre dans le rang, ne le montre pas ou tu vas souffrir ! Ou « comment entretenir des peurs ancestrales ». Quel magnifique message !

Les choses changent avec le temps, c’est une constante, alors pourquoi ne pas les faire changer dans le sens de l’ouverture, de la tolérance ? C’est dans nos mains ! Pourquoi préférer se laisser guider par la peur ? La peur est bonne conseillère lorsqu’elle permet de sauver sa peau ; accepter les différences, ce n’est pas dangereux. Ne souhaite-t-on pas tendre vers un monde où plus de gens sont heureux ? L’important est simplement de rester vigilant.e à ne pas remplacer une norme par une autre, tout aussi limitante. Et accepter de changer de regard, ce n’est PAS remplacer une norme par une autre.

Pour en revenir à l’expression « personnes à vulve », et « personnes à pénis », non, ce n’est pas une façon tendance de dire « femmes » et « hommes ». Parce que, n’en déplaise à certain.e.s, une femme peut avoir un pénis et un homme peut avoir une vulve, c’est comme ça. Il y a des millénaires, il a été décidé (par qui, encore une fois ?) que les femmes étaient des personnes avec des organes femelle et les hommes des personnes avec des organes mâles. Dans ce cas, pourquoi avoir créé des mots comme femme et homme au lieu de dire simplement femelle et mâle ? Pour nous différencier des animaux, dont nous, humains, dépassons si souvent la barbarie ? Pourquoi la féminité et la masculinité n’ont-elles pas les mêmes caractéristiques d’une culture, d’une époque, d’un pays à l’autre ? N’est-ce pas notre responsabilité à tou.te.s de remettre en question ce qui a été décidé il y a longtemps ? Ca s’appelle l’évolution.

Non, tout le monde ne se reconnaît pas dans la binarité femme / homme, non, toutes les personnes avec des caractéristiques dites mâle ou femelle ne se retrouvent pas dans la construction sociale « homme » et « femme ». Et ce n’est pas une mode ! Ca a toujours existé, mais auparavant, il fallait le taire, faire semblant, souffrir en silence. Car oui, ne pas être accepté.e pour qui l’on est, c’est une vraie souffrance, c’est totalement injuste, et ça demande une fameuse dose de prise de recul pour tracer son chemin. N’est-il pas temps que ça change ? Aujourd’hui, nous avons les outils en main, alors adaptons nos comportements !

Envie d’aller plus loin ? Je vous conseille ce court métrage très percutant :
What is a woman?

Merci à celleux qui prendront le temps d’y réfléchir.

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L’orgasme nocturne : tou.te.s concerné.e.s ?

Un sujet hot pour aujourd’hui : l’orgasme nocturne des personnes à vulve 🔥

On sait que les personnes munies d’un pénis peuvent avoir des éjaculations nocturnes. Ce qu’on ne sait pas toujours, c’est qu’on peut aussi avoir des orgasmes en dormant, sans aucune stimulation ni frottement des zones érogènes, lorsqu’on a une vulve ! Difficile d’estimer combien de personnes l’ont déjà expérimenté, mais ce n’est pas si rare…

Ce que je trouve très intéressant dans cette information, c’est la mise en évidence que le cerveau peut inconsciemment créer « seul » les conditions d’un orgasme jusqu’à l’atteindre, chez TOUS les êtres humains 🤩

Comment savoir s’il y a vraiment eu orgasme, puisqu’il n’y a pas de sperme ? (et encore, certaines personnes à pénis orgasment sans éjaculation…) Certaines personnes se réveillent en orgasmant (dans ce cas, aucun doute !), d’autres s’aperçoivent au réveil que leur corps en exprime les signes (cyprine, courbatures, etc.), certaines le décrivent comme un orgasme différent de l’orgasme éveillé, d’autres disent que c’est le même plaisir…

Ce qui est très intéressant aussi, c’est que certaines personnes dites « anorgasmiques » (qui pensent ne pas pouvoir avoir d’orgasme) en ont tout de même en dormant. Pourquoi ? Probablement parce que lorsqu’on dort, on lâche prise, et que comme chacun.e le sait, l’orgasme ne peut survenir que lorsqu’on parvient à lâcher le contrôle 😉

Pour aller plus loin :
Sexualité féminine : des orgasmes en dormant

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L’imaginaire lié au cuir…

Avez-vous déjà remarqué à quel point le cuir est connoté dès qu’on l’envisage en termes de sensualité ? On lui attribue souvent des qualificatifs tels que « hot », « BDSM », « vulgaire », « excitant »…

Bref, le cuir laisse rarement indifférent.e, mais pourquoi ? Est-ce parce qu’on l’associe à un côté animal, voire bestial, parce que c’est de la peau ? Est-ce sa solidité, son côté brut, qui lui donne cette dimension sado-maso ? Est-ce le fait que les articles sensuels en cuir sont presque toujours teints en noir ou en rouge, couleurs culturellement symboliques de par leur lien au côté sulfureux et/ou obscur (de la force 😁) ? Sont-ce les clous et autres systèmes d’attache très visibles qui le rendent terriblement sexy pour certain.es, et totalement rédhibitoire pour d’autres ? Déclenche-t-il les mêmes réactions chez nous lorsqu’il est mat ou lustré ?

Avant de vous exclamer « c’est vraiment pas mon truc ! », je vous invite à vous interroger sur la signification du cuir pour vous, et d’où vient cette signification : éducation ? Croyances limitantes ou boostantes ? Peur de passer pour ce qu’on n’est pas (et pourquoi ?) ? Ou au contraire, envie d’explorer d’autres facettes de soi, de l’autre (ou des autres 😉), de la relation ? Quels a priori vous arrêtent, s’il y en a ? N’avez-vous pas envie de remettre votre jugement en question ? Ce n’est qu’une matière, après tout 😏

Vous avez envie de casser un peu votre routine ? De tester de nouvelles choses sans conséquences ? Pourquoi ne pas tenter d’introduire le cuir dans vos jeux ? Les articles sensuels en cuir (ou simili-cuir) se déclinent sous de très nombreuses formes : lingerie, bustiers, harnais, menottes, cravaches, fouets, colliers, et bien d’autres choses encore… et parce que l’imaginaire associé flirte avec les notions de domination/soumission, et donc avec le contrôle et le lâcher-prise, leur pouvoir ér0tique peut être extrêmement puissant…

Un lien Instagram pour finir :
Caresse de cuir

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Prédateur ou séducteur ?

« La drague est devenue bien plus compliquée depuis #metoo. »
A en croire certains hommes, les jeux de séduction se sont terriblement complexifiés ces dernières années.

Petit rappel. #metoo, c’est un mouvement lancé en 2007 par des femmes aux USA pour dénoncer les violences sexuelles, en particulier à l’égard des minorités. Mais c’est en 2017 que ce mouvement devient vraiment connu, avec son pendant français #balancetonporc, suite à l’affaire Weinstein – révélation publique de harcèlements et d’agressions sexuelles (plus de 90 plaintes, quand-même) commises par Harvey Weinstein, producteur américain, sur des femmes, dont des actrices connues.
Au départ, il s’agit donc de dénoncer le harcèlement et les agressions sexuelles de tous types sur le lieu de travail. Mais on sait très bien que ces agressions ne se produisent pas qu’au boulot. Le mot consentement est devenu un incontournable, et c’est tant mieux ! Pourtant, quand on y réfléchit une seconde, c’est d’une telle évidence qu’il paraît incroyable de devoir le rappeler !

Avant #metoo, il était très difficile pour une femme abusée d’oser parler (et ça l’est toujours pour certaines). Parce qu’une femme abusée, souvent, et pour de très mauvaises raisons, a honte – honte d’avoir été agressée, c’est le monde à l’envers ! Et pourtant, c’est tellement courant, malheureusement… Elle a peur qu’on ne la croie pas (quelle violence !), elle est en colère mais ne peut pas l’exprimer, elle craint les représailles de l’agresseur, aussi…

Pour en revenir à la drague, et à la peur de certains hommes de passer pour des prédateurs au moindre geste, est-ce un phénomène général ? #metoo est-il le déclencheur de cette crainte, ou la cause est-elle autre ? Tous les hommes se sentent-ils concernés par les messages de #metoo ou certains ne s’identifient-ils pas à cette problématique, parce que le contexte est différent (les jeunes par exemple), ou parce qu’ils pensent que les femmes en profitent, ou encore parce qu’ils n’ont pas envie de changer leurs habitudes ? Et les femmes, qu’en pensent-elles ? Ont-elles envie que les jeux de séduction cessent ou se modifient ? 😏

Quelles que soient les réponses à ces questions, une chose me semble évidente : il faut que quelque chose change. La drague à l’ancienne, en mode sifflet dans la rue, compliment gras sorti de nulle part, personne qui s’invite à notre table sans qu’on l’y ait autorisée, sans parler de l’insupportable insistance, il est peut-être temps que cela cesse. Et de mettre un peu de subtilité dans tout ça, non ?
Oui à la séduction quand il y a une ouverture, et pour le reste, laissez tomber ! L’ouverture, quand elle est là, on la sent. Et de grâce, ne prétextez pas une ouverture là où vous savez pertinemment qu’il n’y en a pas, simplement parce que vous en avez trop envie ! Les désirs de votre interlocutrice ne sont pas clairs ? Considérez que c’est non, il y a plein d’autres gens intéressants.

Quelques idées pour réduire le risque de passer pour un prédateur ?
Souriez plutôt que de dire « bonjour » (pour info, le « bonjour » venu de l’espace agace de plus en plus) ; laissez tomber le compliment sur le physique comme première approche, et rappelez-vous que ça ne fonctionne que quand c’est vraiment sincère, spontané et désintéréssé ; ne touchez pas une femme si vous n’êtes pas certain qu’elle est d’accord, c’est intrusif ; proposez de vous revoir, votre numéro de téléphone, un verre ou une sortie sympa si vous sentez qu’elle est réceptive, et N’INSISTEZ PAS !
Et finalement, la meilleure façon d’augmenter vos chances de faire mouche sans incommoder n’est-elle pas de poser la question, tout simplement ? A vos ami.e.s, soeurs, proches : « et vous, comment aimez-vous être abordées ? Qu’est-ce qui fonctionne, ou pas ? » Et inspirez-vous en 😉

Comme l’explique très bien Véronique Kohn dans cette vidéo, si l’occasion de discuter se présente, soyez transparent et respectueux pour éviter qu’on ne vous prête des intentions suspectes. On a le droit d’être attiré.e par quelqu’un, on a le droit de dire non à une proposition, et un rateau n’a jamais tué personne ! 😉
Les hommes : prédateurs ou victimes ?

Et un sujet à la télé où j’ai l’honneur de donner mon avis 😊
Société: la façon de draguer a-t-elle changé avec le mouvement #MeToo?

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L’art de se dévêtir

Le sujet du jour est léger, mutin, coquin, sexy… Aujourd’hui, on parle effeuillage burlesque 🔥

De quoi s’agit-il ? On pourrait en dire que c’est l’art de se dévêtir… mais ce serait réducteur. Derrière le terme « burlesque », on trouve une bonne dose de comique, des poses exagérées et de la familiarité bon enfant. Un numéro d’effeuillage burlesque, c’est un vrai moment de théâtre dont on sort avec des étoiles plein les yeux 🤩

Né au début du 20e siècle, l’effeuillage burlesque a connu ses heures de gloire dans les années 40-50 à l’époque des pin-ups, avant de quasiment disparaître avec la banalisation de l’érotisme dans les années 70. Remis au goût du jour dans les années 90, sous le nom de « new burlesque », ou « néo-burlesque », il est aujourd’hui utilisé non seulement comme un art du spectacle, mais aussi comme un outil d’estime de soi utilisé par des féministes (mais pas que), parce que la règle numéro 1 pour réussir un effeuillage burlesque, c’est d’être bien dans son corps (et ça, ça s’apprend ! 😁)

Quand on parle effeuillage burlesque, on pense costumes à paillettes, glamour, musique retro, corps assumés, sensualité et amusement. Mais l’effeuillage, ce n’est pas toujours un moment de rigolade. Les numéros d’effeuillage peuvent raconter une histoire, faire passer un message politique et des émotions fortes avec ou sans humour, selon le choix des performeur.euses et le contexte.

Envie de découvrir cet art fabuleux ? J’organise des initiations pour découvrir les bases et apprendre à se regarder autrement 😍

Vous pouvez aussi choisir de suivre une série de cours avec une effeuilleuse professionnelle.
Deux références :
Brussels Art & Pole School
et
Miss Ann Thropy

Et pour finir, deux petites vidéos d’artistes célèbres pour deux styles totalement différents 😉
Dita Von Teese
Miss Dirty Martini

Belle découverte !

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50 ans et plus, ciao ?

Dans notre société, les femmes 50+ (les « silver women ») n’ont pas bonne cote sur le marché de la séduction. Vous trouvez ça violent, comme formule ? Moi aussi. Pourtant, c’est la triste réalité. Et si on y réfléchit un peu, ça n’a vraiment aucun sens…

Aujourd’hui, j’aimerais interroger cette « croyance ».
On le sait, nous baignons dans le culte de la jeunesse et de l’image, on rêve de rester « comme avant », on n’arrive pas à accepter que le corps change avec les années, que la peau se ramollisse, que les muscles fondent, que les rides et les bourrelets s’installent pour de bon, et j’en passe. En réalité, on a assimilé les peurs de certain.e.s pour en faire des vérités établies. Mais qu’y a-t-il derrière ces peurs ?

On entend souvent que les hommes de 50+, eux, vivent plutôt bien les années. Mais est-ce vrai ? L’âge peut leur donner un côté sexy, au point qu’on les préfère parfois « maintenant plutôt qu’avant ». Pourtant, comme les femmes, de nombreux hommes ont du mal à accepter les modifications de leur corps, leur ventre qui s’arrondit, leurs muscles qui s’atrophient, leur peau parcheminée et leur érection qui faiblit, aussi, parfois. Et très souvent, ils n’en parlent pas, pourtant, ils en souffrent. D’ailleurs, à ma connaissance, il existe très peu d’activités permettant aux hommes de travailler leur estime de soi au niveau du corps, une fois les années fastes passées (si vous en connaissez, partagez !!!)

Que nous apportent les années ? Si elles « abîment » notre corps, n’oublions pas qu’elles nous apportent de l’expérience, de la maturité, de l’assurance aussi, souvent. Celleux d’entre nous qui ont le plus de chance découvrent l’amour de soi (scoop : ça se travaille ! Avec des coaches, par exemple 😉). Iels parviennent à s’accepter tel.le.s qu’iels sont, parce qu’iels se rendent à l’évidence : on n’a pas le choix ! Alors autant décider qu’on va mettre ces années à profit plutôt que de les subir.

Pourquoi existe-t-il des cultures où vieillir est considéré comme une chance, alors que d’autres, comme la nôtre, voient cela d’un si mauvais oeil ?
Je vous encourage vraiment à changer de regard sur le temps qui passe. Un corps qui évolue, ce sont de nouvelles possibilités, ce sont de nouveaux plaisirs potentiels. On en laisse tomber certains ? Et alors ? Remplaçons-les ! L’important est de toujours explorer pour continuer d’en découvrir de nouveaux, s’ouvrir l’esprit, tester. Nombreuses sont les personnes de 50+ qui abandonnent la performance au profit de la sensualité (et ça, c’est tellement meilleur ! 🔥). Pour rappel, le plaisir n’a pas d’âge et il y a bien trop de possibilités pour qu’on puisse en faire le tour en une seule vie 🤩

Pour finir, je vous invite à observer les hommes et femmes de 50+ autour de vous qui restent attirant.e.s : souvent, c’est une question d’attitude, plus que de pur physique. Les personnes qui séduisent le plus sont celles qui dégagent quelque chose, celles qui aiment la vie. Celles qui rayonnent. C’est valable à tout âge et on en est tou.te.s capables ! Et ça aussi, ça se travaille !

Une belle référence pour finir : le compte Instagram d’une magnifique 50+ sans « retouches », qui assume son corps et le reste :
fiftyyearsofawoman

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Désirs inappropriés ? Que faire ?

Le sujet du jour est une thématique très délicate, un sujet très lourd et très tabou, et pourtant, il me semble essentiel d’en parler ici. Parce que la sexualité, ce n’est (malheureusement) pas toujours que du fun et de l’amour 😔.
Avertissement : si vous êtes ou avez été victime de situation(s) où l’on vous a imposé des choses inadéquates, voire inacceptables, cette publication pourrait être difficile à lire.

Aujourd’hui, j’ai choisi de m’adresser aux personnes qui ont peur de leurs fantasmes, désirs et envies, parce que ceux-ci sont inadéquats, voire inacceptables dans notre société. Je m’adresse à celleux qui craignent de devenir un jour des auteurs.rices d’infractions à caractère sexuel, ou qui le sont déjà, et voudraient sortir de l’enfer.
Parler d’abus, je l’ai déjà fait auparavant, plusieurs fois, et souvent en mettant en avant la victime, parce qu’il ne faut jamais arrêter d’en parler, de sensibiliser, d’éduquer, pour éviter au maximum que les abus en question ne se produisent.

Pourquoi m’adresser aux auteurs.rices cette fois ? Parce que s’il y a autant d’agressions, c’est de toute évidence que l’interdit moral et légal ne suffit pas pour empêcher cela. Si des personnes franchissent à un moment une limite inacceptable, c’est peut-être, parfois, aussi, parce qu’iels n’ont pas trouvé quelqu’un à qui en parler avant qu’il ne soit trop tard.

Soyons clairs : ce n’est en AUCUN CAS une excuse. Il n’y a aucune excuse pour commettre une agression sexuelle, quel que soit notre vécu, nos problèmes, nos frustrations ou notre colère. Mais lorsqu’on s’aperçoit qu’on a des désirs inadéquats, avant même de sentir qu’on risque de déraper, en parler avec des professionnels formés, c’est un MUST. Et c’est aussi une issue de secours.
Oui, c’est difficile, parce que c’est se confronter à une partie extrêmement sombre de soi. C’est accepter qu’on dysfonctionne, qu’on représente potentiellement un danger pour nos proches et pour la société. C’est mettre des mots sur l’indicible, et avouer l’inavouable à un autre être humain dans un monde où ces sujets sont extrêmement tabous. C’est prendre le risque d’être jugé, stigmatisé, c’est la honte, c’est la peur. Mais si on ne fait rien, un jour, peut-être, on passe à l’acte. Et c’est là que la vie bascule, celle de l’auteur.rice des faits, et celle de la victime, irrémédiablement.

Quelques chiffres pour vous donner une idée de l’ampleur du problème et de l’urgence de chercher des solutions à TOUS les niveaux : d’après les enquêtes et sondages officiels en France, on estime qu’environ 1 personne sur 10 a été victime d’inceste dans son enfance et 27 % des français connaissent au moins une victime d’inceste dans leur entourage. Dans plus de 90 % des cas, les viols sont commis par une personne connue de la victime. Au moins une femme sur 6 et un homme sur 20 ont subi un viol ou une tentative de viol dans leur vie.
Quelques chiffres pour la Belgique (sondage 2020, Amnesty International) : 48 % des belges ont déjà été exposé.e.s à des violences sexuelles. 20 % des femmes ont été victimes de viol. 1 homme sur 2 estime qu’une victime peut être en partie responsable de son agression.
Ces chiffres sont écrasants.

Vous vous sentez ou vous connaissez des personnes « à risque » ? Il existe des organismes disponibles pour une écoute sans jugement. Un accompagnement pour aider les agresseurs.euses potentiel.le.s à faire marche arrière, à creuser pour comprendre et désamorcer, pour éviter le pire, ou s’iels ont déjà mis le doigt dans l’engrenage, pour en sortir au plus vite. Parce c’est de la responsabilité de chacun.e de se faire accompagner.

Un site à consulter absolument : celui de SéOS (Service d’Ecoute et d’Orientation Spécialisée, basé en Belgique), www.seos.be.
Les appels sont gratuits et anonymes. Ce dispositif de prévention accompagne sans jugement les adultes, les adolescent.e.s et l’entourage confronté.e.s à cette problématique, ainsi que les professionnel.le.s qui peuvent se trouver démuni.e.s face à ce genre de questionnement.

Concerné.e.s, nous le sommes tou.te.s, parce que le pire ennemi, c’est le silence. Directement impliqué.e ou pas, allez faire un tour sur le site, c’est essentiel.


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Faut-il se dire qu’on s’est trompé ?

Question éminemment sensible…
Il faudrait d’abord commencer par savoir ce que signifie « tromper »… et donc ce que signifie « fidélité ».

Dans notre société occidentale, tromper, c’est aller voir ailleurs. Oui, mais sous quelle forme ? Est-ce « faire du sexe » avec une autre personne ? Est-ce l’embrasser ? Est-ce dormir avec elle ? Est-ce tomber amoureux.se ? Est-ce draguer ou regarder du porno seul ? Est-ce fantasmer sur le voisin ou la voisine ? Est-ce autre chose encore ?
Chacun.e a sa vision, et c’est souvent difficile d’en parler en couple, surtout lorsqu’on a déjà mis le doigt dans l’engrenage de la transgression.

Au début d’une relation amoureuse, il est essentiel d’avoir la discussion de l’exclusivité et de clarifier au maximum ce que chacun.e attend de l’autre : souhaite-t-on une relation exclusive ou pas ? De quoi ai-je besoin ? De quoi as-tu besoin ? Quelles sont tes limites et quelles sont les miennes ? Et pourquoi ? C’est important de se poser la question sincèrement et de partager la réponse, même si ça fait sortir des choses qu’on n’a pas envie de voir ou dont on n’est pas très fier.e. La réponse « c’est comme ça » ou « ça me ferait trop mal » ne permet pas de comprendre clairement ce qu’il y a derrière ce besoin de l’autre. On se retrouve comme un enfant devant une règle d’école, sans explication. Et cette explication, on l’imagine, avec ses propres références, et souvent, ça ne suffit pas, puisqu’on n’est pas l’autre.

Autre chose encore : sommes-nous aligné.e.s sur le sens des mots ? Car fidélité, loyauté, confiance, respect, tromperie, discrétion, jardin secret, pardon, … ne signifient pas la même chose d’une personne à l’autre. Tout dépend du vécu de chacun.e, de son éducation, de ses repères et valeurs.
Il est également bon de savoir ce qu’on ferait si l’un.e ou l’autre est amené.e à transgresser les accords passés. Doit-on se le dire ou pas ? Pourrait-on se pardonner l’un.e à l’autre, et à soi-même ? Et si on ne se le dit pas, y a-t-il des règles à respecter et quelles sont-elles ?

Si j’interroge cela aujourd’hui, c’est parce que j’entends beaucoup de souffrance autour de l’exclusivité lorsqu’elle n’est pas une évidence absolue pour les deux partenaires, ou lorsqu’elle est mal comprise parce qu’elle n’a pas été vraiment discutée.

Pourquoi a-t-on besoin d’exclusivité en amour alors qu’on n’en a (en général) pas besoin en amitié ? Pourquoi ne peut-on pas imaginer avoir plusieurs personnes dans notre vie (avec ou sans amour d’ailleurs) sans qu’il n’y ait de concurrence, alors qu’on peut aimer nos enfants aussi fort les un.e.s que les autres ? Ce besoin d’exclusivité est-il vraiment inné, comme le disent certain.e.s, ou est-il culturel ? Que se passerait-il dans une société où l’on nous apprendrait dès la naissance qu’il est normal d’avoir des relations amoureuses et sexuelles avec diverses personnes, comme on a plusieurs ami.e.s, sans que cela nous mette en danger ?
Souvent, la réponse, c’est : je ne pourrais pas le supporter. Mais supporter quoi ? De ne plus être la personne la plus importante pour l’autre ? De ne pas être capable de remplir tous les besoins de l’autre ? (mais est-ce vraiment possible ? Quelle pression !) De perdre l’autre ?

J’entends souvent : le couple libre, c’est dangereux. Mais est-ce une réalité ? La possibilité de « goûter » est-elle réellement plus dangereuse que l’interdit ? Y a-t-il vraiment plus de problèmes dans les couples libres que dans les couples exclusifs ?

Se poser, seul et ensemble, ces questions peut aider à limiter les difficultés dans le couple. Car qu’on le veuille ou non, la tentation d’aller voir ailleurs, on y est (presque) tou.te.s confronté.e.s un jour ou l’autre. Et c’est dommage de n’y avoir pas réfléchi quand il en était encore temps.

Une vidéo amusante pour finir :
L’infidélité

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Et si on déconstruisait… le pénis ?

Cette semaine, je vous propose de regarder les dick pics… autrement 😉

J’en ai déjà parlé, envoyer des dick pics est inapproprié, voire carrément violent, si on le fait sans avoir préalablement obtenu le consentement libre et éclairé de la part du.de la destinataire.
Mais quand tout le monde est d’accord, ça peut être très sexy… voire drôle ! Tout dépend de ce qu’on aime et de l’effet qu’on veut produire 😁

Aujourd’hui, je vous propose une approche fun et légère de la chose, au travers du travail d’une artiste photographe : Soraya Doolbaz.
L’idée derrière son approche ? Regarder le pénis avec humour, à contre-courant de notre époque où l’organe est vu comme l’emblème absolu de la virilité, de la performance et de la domination… N’est-il pas temps de lui redonner une juste place, celle d’un organe de plaisir, de tendresse et d’amour, tout comme on le fait de la vulve ? 🥰

Les photos de Soraya font rire, avec une forme de fraîcheur, car elle ne se moque pas. Elle déconstruit avec le sourire. Et ça, c’est tellement important !

Intrigué.e ? Regardez plutôt (en anglais) :
The art of dick pics

Envie d’en (sa)voir plus ? Allez faire un tour sur son site !
www.dicture.com

Have fun 😉

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Connaissez-vous l’âge de la majorité sexuelle ?

Une publication sur un très grand sujet, aujourd’hui : celui de la majorité sexuelle.

On parle ici de l’âge auquel la personne est considérée comme capable de donner son consentement éclairé pour avoir des relations sexuelles, c’est-à-dire un vrai consentement, clair et sans influence d’aucune sorte.

A ce jour, l’âge à partir duquel une personne peut légalement avoir des relations sexuelles avec un.e partenaire majeur.e sans que la loi n’ait rien à y redire, c’est 16 ans en Belgique et 15 ans en France. Une fois passé ce cap, l’âge du.de la partenaire n’a plus d’importance (j’en profite pour rappeler que la différence d’âge entre deux partenaires ne regarde qu’eux).

⚠️ Attention, toutefois !
D’abord, qu’appelle-t-on une relation sexuelle ? On parle toujours de pénétration, mais doit-il forcément y avoir pénétration pour considérer un acte comme sexuel ? Ca se discute…

Ensuite, les lois changent avec le temps et l’âge limite peut être modifié.

Sachez aussi qu’il existe des règles, en Belgique par exemple, pour les personnes entre 14 et 16 ans, et la loi est très sévère avant 14 ans. Cela dépend aussi de la différence d’âge avec le.la partenaire avec qui les relations sexuelles ont lieu, ou encore du type de rapport entre les partenaires (rapport d’autorité, relation familiale…).

Autre point très important : ce n’est pas parce qu’une personne a atteint la majorité sexuelle qu’on doit se considérer « à l’abri » en cas de rapports avec cette personne. Le consentement, c’est valable à tout âge 😏

Bref. C’est un sujet très sensible, loin d’être simple, et ça bouge. Si vous avez l’intention d’avoir des rapports sexuels avec une personne civilement mineure consentante (évidemment !), renseignez-vous bien auparavant sur les lois en vigueur et leur champ d’application (quel pays ?) pour éviter de vous retrouver dans la peau d’un.e potentiel.le abuseur.euse.

Est-il utile de rappeler que c’est aussi une conversation essentielle à avoir avec vos enfants ?
Vous voulez en savoir plus ? Voici un article intéressant écrit en mars 2022 :
Majorité sexuelle et consentement : que dit le nouveau Code pénal ?

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Faut-il rompre ? Et après ?…

Le sujet du jour, c’est la rupture amoureuse. Celleux d’entre nous qui l’ont déjà vécue savent à quel point cela peut parfois être douloureux.
Quand faut-il décider de rompre ? Et comment surmonter la rupture, qu’on l’ait choisie ou non ?

Lorsqu’on ne se sent pas heureux.se avec son partenaire, ou bien heureux.se par moments et très malheureux.se à d’autres, bref, que la relation n’est pas fluide, il est important de pouvoir se poser la question de ce qui ne va pas, seul.e et à deux. Rester dans le déni ne fait que reporter le moment de prendre une décision et donc prolonger la période de mal-être. Bien sûr, avant de prendre la décision de la rupture, il y a beaucoup de choses à tenter.

D’abord, réfléchir pour soi-même : est-ce à cause de la relation que je me sens mal ? Est-ce qu’elle m’apporte plus de positif que de négatif ? Est-ce qu’elle me donne de l’énergie ou m’en prend ? Qu’est-ce qui ne me convient pas, où mes limites et mes besoins ne sont-ils pas respectés, suis-je suffisamment clair.e et honnête avec moi-même (et avec l’autre) par rapport à mes attentes ? Souvent, on s’attend à ce que l’autre nous comprenne sans lui expliquer clairement les choses, parce que ça nous semble évident, parce qu’iel « nous connait »… C’est une erreur ! Rappel : nous sommes tou.te.s différent.e.s !
Qu’est-ce qui me blesse et pourquoi, quelles « blessures du passé » sont en jeu ? (trahison, rejet, abandon, etc.) Qu’est-ce qui a fait que j’ai décidé de construire un couple avec mon.ma partenaire et qu’est-ce qui a changé depuis ? Les bases de la relation étaient-elles « saines » et claires pour les deux dès le départ, où en sommes-nous aujourd’hui et pourquoi ?

Ensuite, il faut oser parler de ce qui ne va pas. C’est difficile, car s’il y a des tensions, on a vite tendance à tomber dans le reproche, ce qui n’aide pas puisque l’autre se sent attaqué.e (et réciproquement). La communication non violente est un très bon outil pour apprendre à passer des messages clairs et sans attaque. Bien entendu, dans ce cas, il est essentiel de faire l’effort de ne pas interpréter ce que dit l’autre, et ça aussi c’est difficile, surtout en période de stress dans le couple.
Nous avons souvent tendance à attendre trop longtemps pour agir, ou à refuser d’entendre certaines choses pourtant évidentes, parce que ça implique de sortir d’une forme de confort (parfois inconfortable). Or l’être humain n’aime pas sortir de sa zone de confort 😏. Lorsqu’on sent qu’on n’y arrive plus, il est important de se faire accompagner par un.e thérapeute de couple sans attendre d’être dans l’impasse totale. Ce n’est pas un aveu de faiblesse, au contraire. Avoir recours à un.e professionnel.le, une personne qui a des outils, qui n’est pas impliquée dans votre histoire, qui verra des choses que ni vous, ni votre conjoint.e ne voit, c’est se donner la chance de trouver une solution, de repartir sur d’autres bases, ensemble ou non.

Si, malgré vos efforts, la rupture est inévitable, elle peut être très douloureuse. Certain.e.s la vivent commme un échec, mais le véritable échec n’est-il pas de rester dans quelque chose qui ne fonctionne plus ? Rappelez-vous que vous pouvez décider de sortir des croyances de notre société de performance : revoir votre conception de la réussite et de l’échec peut vous soulager. Une autre croyance limitante, comme on dit en coaching, c’est qu’une seule personne peut satisfaire tous nos besoin toute la vie. C’est ce qu’on nous apprend (aaaah le.la prince.sse charmant.e), mais est-ce vraiment réaliste ?
Certain.e.s vivent la rupture comme un abandon, un rejet, une trahison, une humiliation, une injustice… Là encore, ça vaut la peine de se poser les bonnes questions et de se faire accompagner dans le deuil par un.e coach ou un.e psy. Accepter la rupture, ça peut prendre du temps, parce qu’on a peur d’être seul.e, ou qu’on est encore dans une forme d’addiction à l’autre, à ce qui marchait, ou pour d’autres raisons encore. N’oubliez pas non plus que lors d’une rupture douloureuse, on peut avoir tendance à idéaliser l’autre et la relation. C’est un piège ! Si c’était le cas, la relation aurait été épanouissante et non compliquée. Prenez vos distances avec votre ex (idéalement, si possible, rompez tout contact pour pouvoir passer à autre chose), respectez-vous et respectez l’autre, n’entrez pas dans des jeux de manipulation (culpabilisation etc.) et donnez-vous le temps pour vous reconstruire. Un deuil, ça peut prendre des mois, mettez votre énergie au bon endroit !

Il y a encore beaucoup à dire mais le but n’est pas d’écrire un essai sur le sujet 😉
Quelques références pour aller plus loin :
La rupture amoureuse (Véronique Kohn)
Heartbreak and Recovery, en anglais (Multiamory)

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Les polyamours en podcast

Vous vous interrogez sur le polyamour, ou plutôt, les polyamours ?
Cela vous tente ? Vous fait peur ? Vous bouscule ?

Voici quelques témoignages qui répondront peut-être à certaines de vos questions :
https://amoursplurielles.com/podcast-amours-plurielles/

Bonne écoute !

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L’art du baiser

Quelle importance accordez-vous au baiser ? Je parle ici de l’union des lèvres et parfois des langues, celle qui mélange les corps et parle de désir.

Dans notre culture occidentale, le baiser, c’est avant tout une caresse. Une caresse qui peut être terriblement érotique. Légère, profonde, affectueuse, sensuelle… C’est très souvent le baiser qui ouvre le bal entre les amants, le premier contact intime avec celui des mains. Le baiser peut prendre mille formes et provoquer mille sensations. Lorsqu’il est échangé avec émotion, il ouvre le cœur, il nous met à nu, il nous retourne les tripes.

Rappelez-vous la première fois qu’un baiser vous a ému.e au point qu’il s’est ancré dans votre mémoire, que vous pouvez encore en sentir l’effet rien qu’en fermant les yeux, celui où vous avez compris la puissance érotique qu’on peut y mettre…

Savez-vous que certaines personnes accèdent à l’orgasme « simplement » en embrassant quelqu’un ? Eh oui, c’est possible 🔥  Comme il arrive d’y accéder en rêvant, sans qu’il y ait contact avec les zones érogènes. Car c’est dans le cerveau que le plaisir prend forme, avant tout…

Et votre tout premier baiser, vous vous en souvenez ? Etait-ce naturel ou avez-vous essayé d’appliquer des conseils, de suivre des codes ? Aviez-vous peur de mal faire ou vous êtes-vous laissé.e porter par la magie de la connexion ? Quel effet ce baiser a-t-il eu sur votre corps ? Sur la suite de votre vie ? Je me souviens avec amusement des explications des copines à l’adolescence : tu mets ta langue dans la bouche de l’autre et tu tournes 😏 J’avoue que sur le coup, ça ne m’a pas fait rêver 😅

Aujourd’hui, avec le recul, ce que je trouve fascinant, c’est la différence entre les multiples manières d’embrasser et effets possibles d’une personne à l’autre, d’un moment à l’autre, selon la situation, le lieu, le contexte, l’émotion de l’instant, l’intensité du désir, le goût des lèvres, leur forme, tous ces paramètres qui font qu’un baiser n’est pas l’autre. Cette phrase, aussi : « iel embrasse bien ». Est-ce que ça existe, « bien » embrasser ? Comme « bien » faire l’amour ? Chacun ses goûts, alors ne devrions-nous pas plutôt dire « iel embrasse comme j’aime » ?

Est-ce qu’une personne qui embrasse comme on aime sera forcément un match sexuel, et inversement ? Il est vrai que la sensualité exprimée dans un baiser peut donner une idée de ce qui nous attend ensuite. Mais attention, c’est parfois un piège ! N’oublions pas qu’on peut changer sa manière d’embrasser, comme sa manière de faire l’amour, et que la connexion peut aussi venir avec le temps 😊 Quoi qu’il en soit, un conseil : COM-MU-NI-QUEZ ! Vous préféreriez être embrassé.e autrement ? Dites-le, en douceur, et acceptez qu’on vous le dise, aussi. C’est l’occasion de découvrir autre chose, car vous l’aurez compris, ce n’est pas parce qu’on n’embrasse pas l’autre comme iel aime qu’on embrasse mal ! Le but, c’est la fusion et le plaisir partagé, non ?

A quoi sert le baiser érotique, d’où vient-il, est-il pratiqué partout dans le monde avec les mêmes effets, est-ce différent quand on est adolescent ou adulte ?

Le sujet vous intéresse ? Je vous invite à écouter ce podcast : Le goût du baiser

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Bisexualité, pansexualité, quelle différence ?

J’ai déjà parlé de la bisexualité sur Facebook il y a quelques temps.

Etre bisexuel, ce n’est pas toujours bien vu, en particulier chez les hommes (alors que chez les femmes, ça dérange beaucoup moins, tiens donc 😏)… Pourtant, c’est simplement une orientation sexuelle comme une autre, une question de goûts, de curiosité parfois aussi.
Heureusement, le monde évolue et s’ouvre peu à peu à d’autres formes de sexualité que la « norme établie » et il est un peu moins difficile d’assumer ses goûts aujourd’hui dans notre société qu’auparavant. Toutefois, il y a encore tellement de progrès à faire…

Quelle est la différence entre la bisexualité et la pansexualité ? En gros, derrière bisexualité, le genre est pris en compte : un homme cisgenre (assigné homme à la naissance et qui se considère comme un homme) est sexuellement attiré par des hommes cisgenres et des femmes cisgenres (assignées femmes à la naissance et qui se considèrent comme des femmes). Idem pour une femme cisgenre.
Tandis que la pansexualité ne tient pas compte du genre : une personne pansexuelle peut être sexuellement attirée à la fois par des personnes se considérant comme homme ou femme ou non binaire, quelle que soit leur assignation de naissance. Le genre n’a pas d’importance. Pour aller plus loin : Bisexualité et pansexualité: c’est quoi la différence?

Je vous propose également une série belge pour jeunes (et moins jeunes) sur ce sujet : la théorie du Y, où on suit une jeune femme tiraillée parce qu’elle ne comprend pas ses propres attirances :
La théorie du Y

Belle découverte !

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Peut-on créer un couple épanoui ?

Lorsque nous décidons de former un couple, nous rêvons tou.te.s que cette union nous épanouisse, nous rende heureux.se. Nous y mettons des attentes, parfois de très grandes attentes, même. Mais est-ce une bonne idée ?

Former un couple qui fonctionne n’est pas une évidence. Un couple, c’est un projet, pour le meilleur mais aussi pour le moins bon.
Qu’est-ce que ça veut dire pour vous, être en couple ? Au-delà de l’amour que vous éprouvez pour votre partenaire, pourquoi avez-vous fait ce choix ? Qu’est-ce que cela vous apporte ? Chacun.e ses raisons. Et c’est intéressant de se pencher dessus pour limiter et surmonter les difficultés que tout couple est amené à rencontrer, puisque nous sommes tou.te.s différent.e.s avec des besoins différents 😊

Comment donner un maximum de chances au couple, le nourrir, le renforcer ? Comment éviter les pièges classiques qui mènent aux tensions ?

Je vous invite à écouter cette conférence très intéressante de Véronique Kohn qui nous donne sa vision du « couple épanoui » :
Les ingrédients du couple épanoui

Belle écoute !

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Le massage tantrique décrypté

On me demande souvent où aller pour un massage tantrique de qualité…
Très bonne question. Pour commencer, qu’est-ce que c’est, un massage tantrique ?
Et autre question non moins importante, qu’est-ce que vous attendez d’un massage tantrique ?
Car chacun.e en a son interprétation et ses attentes ! Demandez autour de vous et vous verrez 😉

Le massage tantrique tel que je l’ai compris après avoir lu et écouté de nombreuses personnes sur le sujet, c’est un massage lent et global qui permet de faire circuler l’énergie sexuelle, c’est-à-dire l’énergie de la vie qui se trouve en chacun.e de nous, dans tout le corps, via, entre autres, la respiration. Dans certains cas, le massage nous permet de nous détendre et d’accéder à un état de bien-être, comme l’explique cette vidéo :

C’est quoi, un massage tantrique ?

Il peut aussi réveiller des émotions, des blocages, voire des traumas, que nous avons enfermés au fond de notre corps.

Que faut-il retenir ?
– Qu’il y a des massages tantriques plus axés sur les émotions et d’autres plus axés sur la détente
– Que le massage tantrique est un massage sensuel mais pas érotique. Si vous voulez un massage sexuel avec « happy ending » (orgasme final), c’est vers les massages érotiques qu’il faut vous tourner 😏 A l’inverse, attention : certaines personnes présentent comme « tantriques » des massages érotiques ; renseignez-vous bien pour ne pas vous mettre en situation délicate…
– Que dans le massage tantrique authentique, l’excitation n’est pas un but à atteindre, et que les contacts éventuels avec les zones érogènes (voire leur massage) ne sont pas teintés d’intention sexuelle. Au contraire, ces zones ne sont ni plus ni moins qu’une partie du corps comme une autre (et ça fait un bien fou de sortir de la sexualisation systématique de ces zones !)
– Que la personne massée est en général nue mais que la nudité complète n’est jamais une obligation. Quant à la personne qui masse, elle peut être habillée plus ou moins légèrement ; posez la question de sa tenue si c’est important pour vous
– Qu’il ne devrait jamais y avoir pénétration dans un massage tantrique et que le plaisir sexuel est OK s’il est là mais n’est pas recherché par la personne qui masse
– Que le.a masseu.r.se n’est pas là pour son propre plaisir, mais pour prendre soin de la personne massée. Il y a beaucoup de tendresse et d’attention à l’autre dans un massage tantrique.

Un.e masseu.r.se sérieu.x.se ne tentera jamais de faire des choses que vous n’avez pas demandées ou qui ne sont pas prévues sans d’abord vérifier avec vous si c’est OK. Lors du premier contact, iel commencera par vérifier avec vous ce que vous attendez du massage et vous posera des questions pour vérifier que le massage proposé correspond bien à vos attentes et peut être planifié en toute sécurité pour vous et ellui. Une fois sur place, iel vous proposera un entretien assez long (au moins 30 minutes) où iel vous invitera de nouveau à expliquer les raisons de votre présence, vous expliquera précisément comment ça se passe, vous posera d’autres questions et répondra aux vôtres. Pendant le massage, la communication est essentielle : chaque geste de la personne massante doit être annoncé à la personne massée si elle en a fait la demande (« est-ce OK si maintenant je fais ceci ou cela ? » – à quoi il est primordial de répondre franchement oui ou non – consentement, tout ça) et la personne massée doit pouvoir s’exprimer à tout moment si quoi que ce soit ne lui convient pas.

Pour aller plus loin :
Massage tantrique : à quoi faut-il s’attendre ?

Envie d’essayer ?
Vibrating Touch
Karolina Ewa Marciniak – Massothérapie
Instantra

Merci à Laurent Bacci, Karolina Marciniak et Geneviève Carton de Wiart, praticiens

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La photo érotique, un univers à part…

On dit de l’érotisme qu’il est davantage perçu comme un art, une forme intellectuelle, subtile, implicite et plus sensuelle de déclencheur du désir sexuel, que la pornographie, plus crue.

Voici un site, une page Facebook et un compte Instagram pour de belles photos érotiques de styles différents :

Les chevaliers photographes
Michel Hanique
Petits Plaisirs

N’hésitez pas à en suggérer d’autres en réponse à ce post 😉

Belle découverte !

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Quand les hommes sex-priment

Un podcast où ce sont les hommes, cette fois, qui parlent de leur rapport à la sexualité ?

« Depuis plus de trois ans, Anne-Laure Parmantier recueille les confidences les plus intimes des hommes. À son micro, ils confient, parfois pour la première fois, les débuts de leur sexualité, leurs fantasmes, leurs habitudes masturbatoires, leurs problèmes d’éjaculation précoce ou encore leurs angoisses de performance. »

Anne-Laure Parmantier, la femme qui fait parler les hommes de sexe

Belle écoute !

Clitoris, pénis, même combat ?

Saviez-vous que le clitoris et le pénis sont deux versions du même organe ?

Tous deux sont constitués d’un gland, de corps spongieux et de corps caverneux. Tous deux se gonflent de sang lors de la phase d’excitation, et prennent du volume puis reprennent leur taille normale après l’excitation (mais c’est plus lent pour le clitoris que pour le pénis). Et tous deux possèdent au niveau du gland un très grand nombre de terminaisons nerveuses : environ 4000 pour le gland du pénis et 8000 pour le gland du clitoris !

Lors des premières semaines de développement du foetus, le « tubercule génital » est le même, quel que soit le futur sexe biologique. Il en va de même pour les ovaires et les testicules qui sont à l’origine des gonades indifférenciées. Ce sont les chromosomes XX ou XY (ou XXY, XXX, XYY, etc.) et les hormones qui vont orienter l’évolution des parties génitales vers des organes mâles ou femelle, et ce après plusieurs semaines de gestation.

Les chromosomes (et leur nombre) et les hormones ont un effet différent d’une personne à l’autre, ce qui explique que certaines personnes naissent avec des organes génitaux et/ou des caractéristiques hormonales différents de la « norme établie » : il s’agit des personnes intersexuées, dont on estime qu’elles représentent un peu moins de 2% de la population. Etre intersexué.e est tout à fait OK, la difficulté réside surtout dans le regard des autres, qui bien trop souvent jugent sans savoir. Je reviendrai sur ce sujet sensible dans une autre publication.

Pour illustrer ce qui précède, je vous invite à regarder les images jointes à ce post, issues de l’excellent livre Sexpérience d’Isabelle Filliozat et Margot Fried-Fillozat (merci à elles), livre dont j’ai déjà parlé dans une publication Facebook précédente.

Une légende qui fait mal…

Aujourd’hui, j’aborde un sujet sensible suite à l’intervention récente d’un homme dans une conférence, intervention qui m’a laissée sans voix et à laquelle il me semble essentiel de réagir. Propos qui en disent long sur la méconnaissance autour du viol.
Avis à mes lecteurices sensibles : ce post pourrait être difficile à lire selon le vécu de chacun.e.

L’homme en question (membre du public et non un intervenant, heureusement) considérait qu’il y avait deux types de viols : le viol dur et le viol doux (oui, vous avez bien lu), le viol dur étant selon lui le viol avec violence physique (coups, réaction de refus « évident » de la victime, etc.), et le viol doux étant, toujours selon lui, le viol (je cite) « où la femme dit non à l’inconnu mais en fait on voit bien qu’elle aime ça ».

Mise au point : un viol est un viol et personne n’aime être violé.
Définition : « Acte par lequel une personne en force une autre à avoir des relations sexuelles avec elle, par violence, contrainte, menace ou surprise. » Je précise que les moyens utilisés peuvent être physiques ou psychologiques. On parle donc bien d’un rapport sexuel non consenti, ce qui n’est jamais doux. C’est très grave et puni par la loi, que ça se passe dans la rue, à la maison ou ailleurs.

L’homme en question avait vraisemblablement mélangé différentes choses pour en arriver à une conclusion aberrante.
Oui, c’est vrai, il existe un fantasme de viol partagé par de nombreuses femmes (et probablement certains hommes dans la position du dominé), et ce n’est pas un problème. MAIS cela ne signifie en aucun cas que ces personnes aimeraient se faire violer dans la réalité. Le fantasme de viol a souvent été étudié car surprenant au premier abord, et différentes théories ont été élaborées quant aux raisons de l’existence de ce fantasme. Mais dans aucun cas, jamais, une femme n’a déclaré souhaiter être violée en vrai. Dans le fantasme, il y a volonté de la « victime » d’imaginer ce scenario, elle contrôle la situation.

Les personnes qui aiment être dominées ne désirent pas non plus être violées en vrai, même si certaines proposent d’introduire une simulation de viol dans leurs ébats avec leur partenaire. C’est leur intimité et cela ne regarde qu’elleux. Tant qu’il y a un véritable accord, clair, consenti, dans le respect des limites de chacun.e, sans risque de dérapage, tout va bien.

D’où vient le fantasme de viol ? Quand on regarde le résultat des études,on voit souvent apparaître le besoin de lâcher-prise, les jeux de domination-soumission, la valorisation du corps (« il ne peut pas me résister tellement je suis canon »), et puis il y a tout l’imaginaire lié à la passion, au côté irrésistible de l’attraction entre deux personnes, et j’en passe, bref, beaucoup de raisons possibles. Chacun.e est libre de fantasmer sur ce qu’iel veut et pour les raisons qui lui sont propres.

Mais de grâce, si vous pensez comme cet homme que je cite au début de ce post, sortez-vous ça de la tête. Le viol « doux », ça n’existe pas. Je n’y vois qu’une excuse malhonnête pour justifier un acte odieux.

Un article pour conclure :
Le fantasme de viol, insupportable ?

Ils réalisent vos fantasmes

J’en ai déjà parlé rapidement dans un autre post, mais cette fois, j’y dédie une publication complète : savez-vous qu’il existe des sites qui proposent de réaliser certains de vos fantasmes, sous la forme « mon fantasme à la demande » ?

On y propose des mises en scène avec des comédien.nes, qui jouent un rôle pour votre plus grand plaisir 😛

Non, il ne s’agit pas de « prostitution déguisée » (ni d’un poisson d’avril 😉). Je vous laisse en découvrir un :
My Sweet Fantasy

A prendre avec des pincettes car très hétéronormé et « cliché » à mon goût mais je trouve l’idée plutôt amusante… A quand une version plus inclusive et en Belgique ? 😁

Les jeux de rôle sexy, vous connaissez ?

On les appelle aussi scenarios (« role play » en anglais). En quoi consistent-ils ? A quoi servent-ils ?

L’idée de départ, c’est d’introduire du jeu dans la relation avec votre (vos) partenaire(s). Soit pour pimenter la relation, soit pour explorer davantage la sexualité, le désir, ou encore pour réaliser des fantasmes, se mettre des défis, et pour plein d’autres raisons possibles encore ! 🤩

Jouer un rôle occasionnellement dans l’intimité, cela présente plusieurs avantages : le côté ludique, pour commencer. Ça permet de réveiller le.la gamin.e en nous, de s’amuser, de mettre de la légèreté dans les rapports, de se détendre, voire de « dédramatiser » si l’on est confronté.e à certaines difficultés issues du stress, d’un manque de confiance en soi ou autre (je pense aux soucis érectiles, par exemple).

Et puis ce qui me semble vraiment très intéressant, avec les jeux de rôles, c’est que l’on peut exprimer des facettes de soi qu’on n’ose peut-être pas exprimer dans la « vie réelle ». Et parfois, c’est bien dommage, parce que ces facettes sont aussi une partie de nous ! Je ne vous apprends rien, la sexualité, ça reste tabou, et tout le monde ne parvient pas à assumer ses désirs et envies. Les jeux de rôles peuvent ouvrir cette porte.

J’entends parfois : s’iel aime faire l’amour avec moi quand je change d’apparence, ça veut dire qu’iel n’a plus envie de moi, ou a envie d’être avec un.e autre. Alors ça, c’est encore une belle « croyance limitante », comme on dit, nous les coaches ! Changer d’apparence, de type de comportement, pour entrer dans la peau d’une autre personne, ce n’est pas devenir une autre personne. C’est se faire à soi (et à l’autre) le cadeau de se montrer sous un autre jour, de se découvrir autrement, et de lâcher prise ! Il y a tellement d’hommes/de femmes en nous 😉 Et si la question vous taraude malgré tout, peut-être qu’une petite dose de boost d’estime de soi vous aiderait à dépasser vos craintes 😊 (on en parle quand vous voulez 😁)

Vous avez envie d’essayer ? N’en soyez pas gêné.e : nombreuses sont les personnes qui pratiquent ce genre de chose ! Vous êtes un peu anxieux.se ? C’est normal ! La première fois, faites simple : une perruque, des chaussures ou un vêtement inhabituels peuvent suffire à vous faire changer totalement d’état d’esprit. Vous n’avez pas d’idée de scenario ? Il y en a plein sur Internet ! Vous pouvez aussi vous inspirer de lectures érotiques ou de films (pas nécessairement porno), mais ce qui fonctionne le mieux, c’est d’oser aller chercher dans vos fantasmes et d’utiliser votre imagination 🔥

Et souvenez-vous : c’est un JEU ! Alors amusez-vous, sans enjeux ni attentes, et toujours dans le consentement mutuel 😇

Quelques idées :
Jeu de rôle et sexe : comment se lancer ?

Have fun!

La communication au coeur de la sexualité

Aaah la communication dans le couple… tout un univers !

Nous savons tou.te.s quelle importance cette thématique revêt dans nos vies… et quel impact elle peut avoir sur notre sexualité.

Bien communiquer, c’est s’offrir la chance de mieux s’aimer et de s’épanouir. Malheureusement, force est de constater qu’on ne nous apprend pas toujours à bien communiquer, enfant. A bien écouter, pour commencer. Parce que bien communiquer, ce n’est pas simplement « discuter ». C’est pouvoir expliquer son ressenti à l’autre et se sentir réellement entendu.e, pouvoir déposer en confiance, sans crainte de blesser, sans être interrompu.e, pour donner à l’autre l’opportunité de mieux nous comprendre. C’est montrer à cellui qui dépose qu’on l’a entendu.e, dans ses mots et dans ses émotions, et qu’on y est sensible. Bien communiquer, c’est faire et se faire un cadeau 🥰

Vous avez peut-être déjà entendu parler de la « communication non violente » (CNV), basée sur l’empathie, l’authenticité, la responsabilité, le respect ? Non, ce n’est pas un truc de bisounours 😅 mais un ensemble de techniques permettant, entre autres, de communiquer plus sereinement, avec pour effet de mieux se comprendre tout en limitant les désagréments 😉
Qu’est-ce que la CNV ?

Il existe aussi d’autres approches permettant d’améliorer la communication, ainsi que des jeux divers et variés pour ouvrir des portes pas toujours faciles à (déc)ouvrir.

A ce propos, j’aimerais aujourd’hui vous recommander un très joli jeu de cartes qui aide à se parler et à s’écouter sur de nombreux sujets de la vie à deux : KoneKto. On peut y aborder aussi bien des thématiques du quotidien que des sujets sexualité. Je vous laisse découvrir les détails ici :
KoneKto, les cartes indispensables pour mieux se dire et se (re)découvrir…

Un beau cadeau à (s’)offrir ! Belle découverte 🤩

La caresse pour s’exprimer

Etes-vous sensible à la caresse ? 🌹

La caresse sensuelle, la vraie, celle qui fait autant de bien à cellui qui la donne qu’à cellui qui la reçoit, celle qui dit la tendresse, l’envie pure de donner du plaisir à l’autre, et je ne parle pas de plaisir sexuel, ici. Je ne parle pas non plus du plaisir des amoureux. Je parle du plaisir absolu de toucher la peau de l’autre, et au travers de sa peau, son coeur, son âme, parce que caresser, c’est une manière comme une autre d’exprimer ce qu’on ressent, ce dont on a envie, pour soi, pour l’autre.

En réalité, rares sont celleux qui n’y sont pas sensibles. Nous, humains, sommes formatés pour la caresse. Parfois, nos parcours de vie nous ont blindés, et le geste ne nous parle plus. Pourtant, la caresse, c’est de l’or en barre 🤩

Il y a tellement à dire sur la caresse, tellement de manières de caresser, avec tellement de parties du corps, d’objets, en jouant sur la pression, la vitesse, l’intensité, les matières, la température, l’imaginaire qui y est associé… Il y a tellement de manières de la préparer, de la recevoir, de vivre le contact, de l’interpréter, de l’intérioriser… sans nécessairement se mettre émotionnellement en danger, d’ailleurs. Recevoir ou donner une caresse, ça doit toujours être un choix.

Une caresse peut apaiser, rassurer, faire soupirer, crier de plaisir, jouir, pleurer, rire… Jouez avec les caresses, n’ayez pas peur de mal faire, explorez, observez vos réactions et celles de votre (vos) partenaire.s, plongez dans l’émotion et déployez-vous ensemble. Je ne crois pas qu’il soit possible de mal caresser, si l’on écoute avec attention les réactions de l’autre. Seuls l’empressement, la recherche du plaisir perso au détriment de celui de l’autre et la crainte de ne pas savoir caresser peuvent nuire à la caresse. C’est en se laissant porter par l’émotion que l’on caresse bien… et que l’on reçoit bien. Finalement, la meilleure manière de déguster les caresses données comme reçues, c’est de lâcher prise 😉

Envie de (re)découvrir l’art de cette forme si particulière, si riche, si épanouissante du toucher et d’être touché ? D’introduire ou de réintroduire de la tendresse sensuelle dans vos échanges ? Je vous conseille ce très beau livre du Dr Gérard Leleu :

Le traité des caresses 🔥

Remarque : pour celleux que cela pourrait gêner, l’un des points faibles du livre est son approche très hétéronormée… mais je trouve qu’il mérite qu’on s’y intéresse malgré tout, car au-delà de ces considérations, le langage poétique de la peau n’a pas de frontières et qu’il est merveilleusement utilisé dans cet ouvrage. Sachons lire entre les lignes pour en tirer la substantifique moelle 😊

Bonne lecture !

Le mythe de l’érection

Aujourd’hui, j’aimerais aborder une légende qui traverse les âges depuis… toujours ? Une légende qui fait du mal, beaucoup de mal, aux personnes munies d’un pénis, mais pas que… 🙄

Cette légende, c’est une croyance qui fait surtout grincer les dents des hommes : « tu ne bandes pas… donc tu n’est pas vraiment un homme ».

Parce que pour beaucoup trop d’entre eux, pas de bandaison = pas de virilité. On pourrait questionner le besoin de reconnaissance de la virilité. Je vous renvoie pour cela au livre d’Olivia Gazalé dont je vous ai déjà parlé.

Mais d’où vient ce raccourci, et pourquoi nous y accrochons-nous ? Parce que soyons bien d’accord. La légende en question, c’est du grand n’importe quoi. Si la bandaison se maîtrisait, ça se saurait ! Pourtant, on nous apprend et nous ressasse (et on est convaincu.e !) que oui, un homme, un vrai, ça bande.

Si on creuse un peu, pourquoi c’est la cata, pas d’érection ? Quelles en sont les conséquences ? Parce que ce qui est intéressant, surtout, c’est de regarder ces conséquences de près – qu’elles soient réelles… ou imaginaires.
Je vous propose quelques pistes de réflexion.

Pas d’érection = pas de pénétration du pénis.
OK. Pas de pénétration, pendant longtemps, ça voulait dire pas de reproduction. Heureusement, on est sorti de ça. La reproduction ne passe pas que par la pénétration, sans blague ? Scoop.

Si la question de la reproduction peut se régler autrement, en quoi est-ce un problème de ne pas pouvoir pénétrer ? La légende dit : si tu ne peux pas pénétrer une personne avec ton pénis, tu ne peux pas lui donner de plaisir. Ah oui ? Encore une belle croyance, ça ! D’autant que le plaisir par pénétration, c’est loin d’être une évidence. Et ça, c’est pas une légende ! Pour rappel, on estime à environ 30 % seulement le pourcentage de femmes qui atteignent l’orgasme par pénétration vaginale. Et puis je vous rappelle aussi qu’il n’y a pas que le pénis dans la vie (et pas que le vagin, non plus). Votre corps est équipé de plein d’autres parties avec lesquelles il est intéressant de jouer 😁 Sans parler des vibros et autres objets à découvrir.

On continue.
Pas d’érection = pas d’éjaculation. Soit. A part pour des raisons de reproduction, je ne vois pas trop en quoi l’éjaculation devrait être un objectif en soi. Là où ça devient intéressant, c’est quand « pas d’éjaculation » se transforme en « pas de plaisir ». Parce que pour la majorité des gens, c’est indissociable.

Mais l’est-ce réellement ? Déjà, il y a plaisir et plaisir. Jouissance et orgasme. On peut prendre un plaisir de dingue sans jouir, ou avoir un orgasme très peu satisfaisant. Ensuite, il est tout à fait possible de prendre du plaisir, et même d’avoir un orgasme, sans stimulation dudit pénis ! Eh oui, mais pour ça, il faut chercher 😉 Le scoop numéro 2 du jour, c’est que le plaisir ne trouve pas son origine exclusivement dans les zones génitales ! Explorer son corps et/ou le faire explorer par d’autres peut mettre en évidence des zones érogènes parfois totalement inattendues dont la stimulation peut mener à l’orgasme. La recherche de nos zones érogènes, ça demande du temps.Pourquoi pensez-vous que les personnes qui font l’amour pendant des heures (se) donnent plus de satisfaction ? Non, ce n’est pas parce qu’elles font des heures d’allers-retours (douleur en vue !). C’est parce qu’elles explorent, testent, regardent ce qui fait du bien et comment faire encore mieux, sans se lasser. Parce qu’elles ont compris que chacun.e est différent.e et qu’il faut tout recommencer à chaque nouvelle rencontre 🤩

Comme vous le savez, la médecine actuelle permet de compenser avec des pilules le manque d’érection lorsqu’il est causé par une raison médicale mais que le désir est bien présent (on parle de trouble érectile, raison pour laquelle il est sage de commencer par aller voir un.e urologue). J’en profite pour encourager les personnes concernées à consulter : prendre une pilule, ce n’est pas une honte – au contraire, puisque si le problème érectile est médical, vous n’y êtes pour rien ! Alors autant ne pas vous priver de plaisirs que vous pourriez encore vous offrir… et offrir à d’autres 😉

Mais souvent, c’est plutôt dans la tête que ça se passe. L’érection, c’est sensible ! C’est le même principe que pour la lubrification féminine. Sauf que là, bizarrement, la féminité n’est pas remise en cause. Allez comprendre… Un défaut d’érection peut avoir d’innombrables causes : fatigue, pression, stress, douleur, peur, tristesse, manque de confiance ou d’estime de soi,… Pas d’érection => stress => encore moins d’érection. Bref. Pour sortir de ce cercle vicieux, le premier pas, c’est de prendre conscience de notre absence de pouvoir sur l’érection. Prendre du recul, jouer à d’autres jeux. Arrêter de se focaliser là-dessus. Et consulter une coach en sexualité 😁

Un peu d’info technique pour celleux qui veulent savoir comment ça fonctionne :
L’érection : comment ça marche ?

Et une petite chanson en clin d’oeil 😉

Dépassé, le speed dating ?

Célibataire et envie de rencontre(s) en VRAI en cette période où on recommence à sortir ? Dépassez vos idées reçues et essayez le speed dating ! Parce que oui, c’est très romantique d’attendre que l’amour nous surprenne au coin de la rue, mais il faut parfois être trèèèèès patient.e 😉 A vous de voir…

Le principe du speed dating, c’est de discuter quelques minutes avec une personne et de voir si on accroche. Oui ? Les discussions pourront continuer par la suite. Non ? C’est que ce n’est pas pour cette fois-ci. Et ce n’est pas grave ! Profitez de l’occasion pour expérimenter une soirée différente des autres ! Les soirées sont organisées dans des lieux chaleureux (des bars, par exemple) auxquelles des célibataires de tous types se sont inscrits par tranche d’âge. Les speed dating « classiques » mettent en contact des femmes avec des hommes, mais il existe aussi des speed dating LGBT, polyamoureux, BDSM… 🔥

J’entends d’ici les critiques : c’est vieux jeu, ridicule, artificiel, on n’a pas le temps d’avoir une vraie discussion, c’est réservé aux désespéré.e.s… et j’en passe. Tout ça, ce sont des croyances limitantes, comme on dit dans notre jargon de coach, des excuses pour ne pas y aller parce qu’en vrai, ça nous fait peur – peur de s’abaisser à faire un truc qui ne nous semble pas digne de nous, de passer pour… [pour quoi, en fait ?], peur de se planter, d’en prendre plein l’ego… Alors que franchement, ça peut être amusant, vous savez, si vous le prenez avec suffisamment de recul et le sourire. Comme souvent, je vous encourage à essayer pour le fun avant de vous faire une opinion 😉 Et pour que ce soit plus marrant, allez-y avec un.e ami.e, histoire de bien rire avant – et débriefer après !

Comment ça se passe, un speed dating ? Tout dépend des règles proposées par l’organisateur et de l’envie des participants de jouer le jeu à fond… ou pas 😉 L’idée de départ, c’est qu’il faut s’inscrire avant (c’est payant). Le jour dit, une partie des participant.e.s s’installe chacun.e à une table et l’autre partie passe d’une table à l’autre pour discuter avec chaque personne, pendant une dizaine de minutes max à chaque fois. Les organisateurs veillent à ce que tout le monde joue le jeu de la tournante. Quand chacun.e a eu l’occasion de se rencontrer, les organisateurs invitent les participant.e.s à leur faire part de leurs préférences en toute discrétion, puis ils mettent en contact les personnes qui se sont plu par la suite.

Comment passer un bon moment en speed dating ? La manière dont ça va se passer dépendra de votre approche, et surtout, de vos attentes. N’espérez pas systématiquement faire la rencontre de votre vie et soyez tolérant.e face aux personnes que vous rencontrez. Dites-vous bien que vous êtes là avant tout pour passer un moment de découverte sans enjeu majeur, voyez-le comme un jeu (ce qui n’exclut en rien le respect). Soyez naturel.le, évitez de débiter votre CV et écoutez vraiment la personne en face de vous, vous ne passez pas un entretien d’embauche 😉 Iel vous ne vous plaît pas ? C’est OK, on ne peut pas aimer tout le monde ! Restez cool, vous n’avez rien signé et dix minutes, ça passe vite 😅

La tournante est finie et pas de coup de foudre ? Ne soyez pas déçu.e, même si ce n’est pas la première fois. Vous trouvez que vous n’avez pas « assuré » ? Et alors ? Vous n’en mourrez pas et ce sera une expérience à ajouter à votre sac, tirez-en les leçons qui s’imposent et riez-en avec vos ami.e.s lors de votre prochaine soirée entre potes 😉 Coup de cœur non réciproque ? Ça arrive, ne vous remettez pas en question sur toute la ligne et dites-vous qu’autre chose vous attend ! Trop stressant malgré tout ? Ce n’est peut-être pas votre truc, il existe de nombreuses activités pour les célibataires.

Ce qui est chouette aussi, avec les speed dating, c’est que même si vous n’avez rencontré personne de waouh, rien ne vous empêche de passer une très bonne soirée avant et après avec les participant.e.s ! On peut aussi s’y faire des ami.e.s 😊

Bref, pour résumer, si vous tentez l’expérience, re-la-ti-vi-sez ! Et souvenez-vous que l’auto-dérision, c’est un super outil pour les situations où on challenge un peu notre ego 😉

Un petit témoignage pour finir :
De belles personnalités rencontrées à mon speed dating entre femmes
Et un site de speed dating que j’ai trouvé sympa :
Flashdate

La lecture érotique… à tester ?

Aujourd’hui, je vous parle érotisme, et plus précisément, de littérature érotique 🤩

Parce qu’il autorise tous les fantasmes, l’érotisme permet de développer une sensualité et une sexualité dans lesquelles on se reconnaît pour qui l’on est, et de les vivre tel.le que l’on est, ouvertement ou non. Nombre de personnes expriment au travers de leur vie érotique une identité qu’elles ne souhaitent pas, ou ne parviennent pas à exprimer en société. L’érotisme aussi un formidable levier du désir trop souvent mis à mal dans les couples durables. Enfin, c’est un moyen d’évasion hors du cadre de la morale bien pensante qu’il n’est pas toujours facile de défier.

L’érotisme se décline sous de multiples formes et il est difficile d’en fournir une définition claire. De manière générale, on y retrouve les notions d’amour sensuel et/ou sexuel, de goût pour les plaisirs de la chair. L’érotisme est davantage perçu comme un art, une forme intellectuelle, subtile, implicite et plus sensuelle de déclencheur du désir sexuel – à la différence de la pornographie qui insiste sur le côté cru, explicite et dénué d’émotions, voire volontairement provoquant de la chose.

Mais où placer la limite entre érotisme et pornographie, puisque cette limite varie d’une personne à l’autre, selon le système de censure individuel (l’un personnel et intime) comme officiel (la fameuse morale, selon les époques et les lieux) ? Sur quels critères peut-on décider qu’un livre est érotique ou non ?
Ces questions sont d’ailleurs un vrai casse-tête pour les libraires et bibliothécaires, qui, selon leur sensibilité, logique et l’espace disponible, ne classent pas toujours les textes érotiques de la même manière 😅 Vous cherchez quelque chose ? Il va peut-être falloir demander 😁

La littérature érotique peut être un excellent stimulant tant au niveau individuel qu’au niveau du couple. Lire de l’érotisme permet de découvrir de nouveaux fantasmes. Se lire l’un.e à l’autre des textes érotiques peut être terriblement sensuel. Il existe même des services de lecture érotique à domicile, où une personne vient animer votre soirée via la lecture 😉 (par exemple : My Sweet Fantasy)

Comment trouver le style de lecture érotique qui vous convient ? Pas de secret, il faut se renseigner… et tester 😉

Quelques références pour trouver des ouvrages :
librairie Mollat, une immense librairie qui propose de très nombreux livres dans tous les domaines, et par conséquent, aussi de l’érotisme – avec une plate-forme de vente en ligne et accessible par téléphone, ce qui est précieux de nos jours ! (merci à Amandine)


Et pour celleux qui cherchent plus particulièrement des textes érotiques LGBTQIA+ :
– librairie Les mots à la bouche spécialisée dans les ouvrages destinés aux publics LGBT et d’excellent conseil également pour l’érotisme (merci à Nicolas)

D’une manière générale, sachez aussi qu’il existe de nombreux textes érotiques de qualité dans d’autres langues, et notamment en anglais. Pour tou.te.s. N’hésitez pas non plus à explorer les textes audio…

J’en profite pour rappeler que j’écris à l’occasion des nouvelles érotiques « queer », parfois en collaboration avec des personnes directement « concernées » puisqu’il est impossible d’avoir tous les rôles 😉

Encore un mot, parce que je trouve cela fascinant : savez-vous que certaines bibliothèques ont une section dans laquelle sont stockés les livres dits « licencieux » ? Cela s’appelle « l’enfer » 😈
L’Enfer de la bibliothèque nationale de France
et un beau livre très intéressant, à (s’)offrir :
L’ENFER DE LA BIBLIOTHÈQUE – ÉROS AU SECRET

Bonne lecture 🔥

Revenge porn et comptes fisha

Le revenge porn et les comptes « fisha », ou comment humilier sur les réseaux en utilisant l’intimité…
Non, ce n’est pas un nouveau style de porno. Quoique… 😒

Il y a quelques temps, j’ai fait un petit rappel sur le slut-shaming. L’idée de base est la même, sauf que ces deux dernières notions sont plus récentes, et pour cause : l’expansion des réseaux sociaux facilite ces pratiques de cyberharcèlement.

Le revenge porn, c’est diffuser des photos ou vidéos de « nude » (nu.e) d’une personne sans son consentement pour se venger. A l’école, au boulot, dans le réseau d’amis ou « tout simplement » sur les réseaux sociaux.
Qui fait ça ? Un.e ex jaloux.se, un.e éconduit.e… une personne sans scrupules, en tous cas, et qui a oublié de réfléchir, c’est certain 🙄

Les comptes « fisha » (de « affiché.e »), ce sont des comptes dédiés sur certains réseaux sociaux, dans lesquels sont diffusées des photos dénudées de jeunes femmes (la plupart du temps, et surtout des ados), avec force information (nom de l’école, adresse…), dans le but de les humilier. Ca ressemble à du revenge porn, sauf que c’est encore plus large.
Certain.e.s le font par vengeance, d’autres pour s’amuser aux dépens d’autrui. Pourtant, comme dans toute situation de harcèlement, les conséquences peuvent être dramatiques 😫 Et c’est puni par la loi !

Vous êtes victime, témoin, ami ? Quelques conseils :
Sextorsion, slut-shaming, revenge porn… Voilà ce que tu dois faire si tu en es victime !

Ne gardez pas ça pour vous ! Des asso existent, comme STOP FISHA

Pour aller plus loin, je vous propose une vidéo bien faite sur le revenge porn :
Revenge porn : comment réagir ?

Et un article sur les comptes « fisha » :
Des comptes « fisha » pour humilier les femmes, un revenge porn version ado qui inquiète

Le Kamasutra… 🔥

De « kama », le désir, et « sutra », qui signifie « aphorisme » (précepte, adage).

On a tendance à penser, à tort, qu’il s’agit d’un livre de positions sexuelles plus ou moins acrobatiques.
Erreur ! Ecrit par Vâtsyâyana, un scientifique indien renommé au 4e siècle de notre ère, il décrit froidement les bonnes pratiques indiennes de l’époque, qu’elles soient sexuelles… ou non. En réalité, seul un chapitre du Kamasutra traite de sexe 😏

Pourquoi ce livre me semble-t-il si intéressant ? Parce qu’on y trouve à la fois des propos totalement dépassées voire choquants et d’autres qui restent d’actualité au travers des âges. Parce qu’il nous montre que nos limites ne sont pas toujours plus justifiées que celles des autres, aussi. Qu’il y a des choses qui nous semblent évidentes et qu’on ne questionne pas, alors qu’on devrait peut-être le faire un peu plus souvent 😉
Certains passages sont drôles sans intention de l’être, d’autres sont pleins de bon sens, d’autres encore surprennent ou peuvent faire grincer des dents, surtout concernant la condition féminine ou l’ouverture sur la différence… Bref, comme avec beaucoup de livres anciens, il faut faire le tri 😏

Je vous laisse découvrir la richesse de cet ouvrage avec cette vidéo d’une passionnée du Kamasutra qui l’a étudié pendant des années :
L’histoire du Kamasutra

… et vous encourage à le lire. Seul.e. A deux. A plusieurs… 😊

La pole dance pour se libérer

A quoi pensez-vous, quand vous entendez « Pole Dance » ?

A des femmes objet qui se déhanchent de manière provocante autour d’une barre métallique dans des bars glauques ? A des gymnastes élastiques plus musclées qu’un mec ? 🤔

La pole dance est de plus en plus connue et pratiquée, mais malheureusement, elle est encore parfois (souvent ?) connotée négativement. Provoc, vulgarité, mauvais genre… et j’en passe. Dommage, parce que cette vision est totalement erronée ! Quand on ne connaît pas, il vaut mieux se renseigner 😉

Que vous soyez plutôt « pole heels » que « free pole », plutôt « pole erotic » que « pole sporty », ou « pole spin » plutôt que « static pole », il existe autant de thèmes que de variantes ou de styles qui font que chacun.e s’y retrouve !

Si je parle de pole dance aujourd’hui, c’est parce que c’est aussi un excellent moyen de se réapproprier son corps 🤩 Pour toutes et tous. N’oublions pas que la pole, c’est d’abord de la danse ! Ça permet de s’exprimer, de travailler sa souplesse, son équilibre, sa musculature, la synchronisation et l’esthétique des mouvements. Et puis surtout, ça permet de travailler son regard sur soi, de libérer d’autres facettes de sa personnalité ! La facette provoc qu’on n’ose pas montrer d’habitude, la facette sexy qu’on n’arrive pas à apprivoiser dans l’intimité, la facette artistique qui ne trouve pas toujours sa place dans notre société de performance, et bien d’autres encore…

J’entends parfois : « Non mais tu m’as vue ? Tu sais bien que je ne suis pas du tout sportive ». Ou bien « A mon âge ? Même pas la peine d’y penser ». Eh bien scoop ! Faire de la pole, ce n’est pas qu’une question d’âge ou de forme de corps ! Nombre de pole danseu.r.ses la découvrent sur le tard, alors qu’iels étaient convaincu.e.s d’être trop vieilles.vieux ou ne pas avoir « le corps qu’il faut ».

Voici deux vidéos pour vous montrer que la pole, ça peut aussi être aérien, élégant, délicat. Merci à deux artistes et profs passionnées et d’une rare finesse :

Marie à la Folie
Instagram
Facebook

et

La Morrigane (photo)
Instagram
A love dance for my wall

Tenté.e ? N’attendez plus et osez ! Les écoles ne manquent pas 😉
Brussels Art & Pole School
Air Dance School

Queer or not queer ?

That is the question…

On entend ce mot de plus en plus souvent, et beaucoup d’entre nous ne savent pas exactement ce qu’il recouvre. C’est normal : même les personnes qui se considèrent comme « queer » ne sont pas toutes d’accord !

« Queer », c’est le « Q » dans « LGBTQIA+ ».

Le terme « queer » est un terme parapluie qui vient de l’anglais et signifie à l’origine « étrange, bizarre ». A la base, c’était une insulte utilisée aux Etats-Unis par des gens qui s’estimaient « normaux » à l’encontre des homosexuels et des autres personnes dont la sexualité et/ou le genre échappaient à la norme établie. Avec le temps, ces dernier.e.s ont récupéré le mot « queer » et en ont fait un terme positif. Officiellement, il qualifie aujourd’hui toutes les personnes ne se considérant pas comme cis-hétéro, c’est-à-dire comme hétérosexuelles et/ou comme cisgenre (une personne cisgenre se sent en accord avec le sexe qui lui a été assigné à la naissance). Mais cette définition est restrictive.
Des traductions ont été proposées en français (allosexuel.le, altersexuel.le), mais elles sont inexactes car se limitant à la sexualité, alors que « queer » est bien plus vaste puisqu’il couvre également l’identité et l’expression de genre (qui n’a rien à voir avec les préférences sexuelles, on est bien d’accord), et pour certain.e.s, la manière de voir les relations amoureuses. A ce jour, il n’y a donc pas de traduction correcte et c’est le mot « queer » que l’on retrouve le plus souvent.

Quand on regarde sur internet, quand on écoute ou discute avec des personnes s’identifiant comme queer ou proches des milieux queer, on constate que tout le monde n’est pas d’accord sur la signification du terme et la manière de l’utiliser. L’inconvénient de ce terme, c’est qu’il est parfois un peu fourre-tout, et qu’il n’a pas nécessairement le même sens selon qui l’utilise, dans quel contexte et avec quelle intention. Pour donner un exemple au hasard, certain.e.s homosexuels et lesbiennes ne se considèrent pas du tout comme queer, car iels ne voient pas pourquoi leur homosexualité les rendrait différent.e.s.

Derrière le mot « queer », il y a peut aussi y avoir un parti pris de revendiquer une différence dans les goûts, les comportements, les choix vestimentaires… avec une affirmation de soi, politique ou non, et une remise en question, parfois provocatrice, de la norme établie. En réalité, le terme « queer », comme toute autre étiquette, devrait surtout être utile pour les personnes concernées qui en ont besoin, parce que ça leur permet de mettre un mot sur leur identité et leurs différences, ou de se présenter de la meilleure manière pour elles dans l’espace public, ou parce que ça leur donne le sentiment d’appartenir à une communauté (important pour certain.e.s lorsqu’on fait partie d’une minorité), ou parce que ça évite l’invisibilisation des personnes qui sortent de la norme établie, ou pour toute autre raison encore. Personne n’est obligé de se mettre cette étiquette, mais qui le veut, le peut.

Finalement, la « queerness », n’est-ce pas un état d’esprit plus que tout autre chose ?
Quelle est la différence entre « queer » et « LGBT » ? Comment savoir si on est queer ou pas ? Et est-il vraiment important de le savoir ?

Pour aller plus loin, je vous propose un podcast qui met en évidence à quel point le terme est perçu différemment d’une personne à l’autre :
Intérieur Queer

Slut-… quoi ?

Le « slut-shaming », ça vous dit quelque chose ?

De slut : salope, et shaming : faire honte. Le slut-shaming, ça consiste à dénigrer une (jeune) femme en essayant de la faire passer pour une « salope », une « fille facile » (voir le post à ce sujet), à cause de son comportement sexuel ou de ses tenues vestimentaires, à lui faire une réputation qui lui collera à la peau et la poussera parfois même jusqu’au suicide.
Ce n’est pas un phénomène nouveau, et pourtant, ça vaut la peine d’en (re)parler.

Rappel.
Une femme peut porter les vêtements qu’elle veut, sortir à l’heure qu’elle veut et avec qui elle veut, avoir la sexualité qui lui plaît, et j’en passe, sans que quiconque ait quoi que ce soit à y redire. Comme un homme, quoi 😏
Pourquoi, ça dérange, une femme qui fait ce qu’elle veut de sa vie ? N’est-il pas temps de sortir de ça ?

Pour en revenir au slut-shaming, n’oublions pas que dans la plupart des cas, les accusations portées ne sont même pas vraies. Pour les harceleur.ses – parce que oui, c’est du harcèlement, ce qui compte, c’est de faire mal, et le mensonge est un outil comme un autre 😒
On connait tou.te.s des personnes qui ont vécu (ou vivent) ça. On y a peut-être même parfois participé sans se rendre compte de la gravité de la chose. On a été – ou est encore – la victime, aussi.

Qui fait ça ? Des hommes et des femmes qui jugent ! Par jalousie, vengeance, ignorance, pour faire comme les autres, se rendre intéressant.e, s’intégrer (!)… Qu’est-ce que ça dit d’elleux ? Qu’iels ne réfléchissent pas, manquent d’empathie, de confiance en soi, d’estime de soi, même. Qu’iels ont peur, sont frustré.es et font payer leur mal-être à d’autres. Pas joli joli tout ça… 😠

Victime de slut-shaming, ou ami.e, parent d’une victime ? Parlez-en ! Il existe des associations et des groupes de parole pour ça. Vous pouvez aussi faire appel aux centres de planning familial, aux centres PMS (psycho-médico-sociaux), aux psychologues, médecins, à certain.e.s coach.e.s.

Témoin de slut-shaming ? Intervenez ! C’est trop grave pour laisser passer.

Auteur.ice de slut-shaming ? STOP ! Pourrir ou briser la vie d’une autre personne ne rendra pas la vôtre meilleur.e, au contraire. Et puis le slut-shaming, c’est puni par la loi, vous savez ?

Le sujet vous intéresse ?
Slut shaming : un nouveau phénomène vieux comme le monde

Démystifier l’asexualité

Vous n’avez jamais vraiment ressenti d’attirance sexuelle, ou vous êtes même dégoûté.e par les rapports sexuels ? Ou vous en avez eu avec des gens qui vous plaisaient, voire dont vous étiez amoureux.se, mais ça ne vous a fait ni chaud ni froid, ou ça a même été désagréable ? 😒

Rassurez-vous, vous n’êtes pas le.a seul.e ! Peut-être faites-vous partie des personnes qui se considèrent comme asexuelles.

L’asexualité, c’est le A dans « LGBTQIA+ ». Elle est aujourd’hui considérée comme une orientation sexuelle à part entière, au même titre que l’hétérosexualité, l’homosexualité et encore bien d’autres types de sexualité existants. Être assexuel.le, c’est OK ! Ce n’est pas une maladie. Mais dans la société hypersexualisée actuelle, ce n’est pas toujours facile à assumer.

Il y a des années, des personnes issues de formation en psychiatrie et pour qui il n’était pas « normal » de ne pas ressentir d’attirance sexuel.le (aaah, ces gens qui veulent mettre de la norme partout 🙄) ont décidé que le fait de ne pas éprouver cette attirance relevait du problème psychiatrique, ou était le résultat d’un traumatisme quelconque. C’est ainsi que l’asexualité s’est retrouvée, sous un autre nom qui ressemble effectivement à une maladie, dans le fameux DSM, la « bible » des affections mentales et psychiatriques, connue dans le monde entier (et régulièrement remise en question). Tout comme à une époque, l’homosexualité, la transsexualité (terme utilisé alors pour transidentité), et autres « désordres » liés à une sexualité ou identité non conformes.

Depuis, et heureusement, des voix se sont progressivement élevées, des groupes se sont créés, des assos sont nées, pour légitimer cette orientation sexuelle. Parce que NON, ce n’est pas un dysfonctionnement, et ce n’est pas nécessairement lié à un traumatisme non plus ! En fait, c’est surtout un problème pour les autres, celleux qui ne comprennent pas parce qu’elleux en ont besoin, et oublient qu’on est tou.te.s différent.e.s, avec nos goûts et nos envies. Et quand bien même il y aurait traumatisme, cela ne nous regarde pas ! De quel droit les encouragerions-nous à « se soigner » ? Les asexuel.le.s ne sont ni malades, ni cassés !

Avez-vous déjà pensé à la pression et au jugement que subissent les personnes asexuelles dans une société où l’on nous parle sans arrêt de sexualité, où il faut absolument avoir couché avant tel âge, faire l’amour X fois par semaine quand on est en couple, et j’en passe ? Réalisez-vous que pour ces personnes, ne pas ressentir d’attirance sexuelle est parfois vécu comme une honte ? Ou comme une peur, celle d’être rejeté.e, abandonné.e ou de ne pas rencontrer de partenaire qui veuille construire quelque chose avec elleux ? Alors que celleux qui devraient avoir honte, ce sont celleux qui pointent du doigt l’absence d’attirance sexuelle, qui regardent de travers, insistent et piétinent le consentement sans même s’en rendre compte.

Finalement, une sexualité épanouie, c’est une sexualité qui nous convient, qu’elle soit active, partagée… ou non. Car parmi les personnes asexuelles, il y a plein de nuances (par exemple, graysexuel.le : « peut parfois éprouver une attirance sexuelle » ; demi-sexuel.le : « ne ressent de l’attirance sexuelle envers une autre personne qu’après avoir formé un lien émotionnel fort avec celle-ci »).
Quoi qu’il en soit, asexuel.le ou non, jamais nous ne devrions nous forcer à réaliser un acte sexuel pour faire plaisir à qui que ce soit.

Vous vous reconnaissez dans ce post ? Vous connaissez des personnes en souffrance par rapport à cette thématique ? Voici quelques liens pour aller plus loin 🙂

L’asexualité expliquée par une personne asexuelle

Asexual Visibility and Education Network (AVEN)

« Free from Desire », un très chouette podcast sur l’asexualité

Le pénis idéal

Aujourd’hui, je vous propose de démystifier un sujet ô combien brûlant : la taille (idéale) du pénis 😁

Eh oui, c’est un sujet d’une importance capitale, si l’on en croit le nombre de résultats sur Google lorsqu’on recherche « taille du pénis » (au jour où j’écris l’article : 20 800 000 😅)

Pour une raison quelconque, il a été décidé par je ne sais qui à un moment de l’histoire de l’Humanité, que plus le pénis est imposant, plus son propriétaire est viril, puissant, et meilleur il est au lit. Entre temps, heureusement, nous savons tou.te.s que c’est n’importe quoi (comme expliqué dans le Kamasutra, au passage) 😊

Nous le savons… et pourtant, cette croyance a la vie dure et nombre d’hommes équipés d’un pénis ont besoin de se rassurer – et en particulier en se comparant aux autres – quant à sa taille.

A la question « quelle est la taille moyenne d’un pénis » qu’on me pose parfois, j’ai donc tendance à répondre par une autre question : en quoi cette information est-elle importante pour vous ?

Le scoop du jour, c’est que pour la plupart des personnes qui circlusent ( = « accueillent » un pénis, voir l’article Et si on essayait de circlure ?), ce ne sont pas tant les dimensions qui comptent que la manière dont on s’en sert. Et il serait temps que le message passe…

La taille idéale ? C’est une légende, parce que c’est différent d’une personne à l’autre, et même d’un moment à l’autre ! Chacun.e sa morphologie et chacun.e ses goûts !

D’après mes recherches, la profondeur moyenne d’un vagin est inférieure à la longueur moyenne d’un pénis. Quand à la largeur, ça dépend de tellement de facteurs qu’il me semble hasardeux de proposer des chiffres (si cela vous préoccupe vraiment, vous pourrez les trouver partout sur internet). Retenez aussi que ce n’est pas toujours proportionnel à la taille de la personne… qu’on parle de pénis ou de vagin !

Attention, je n’ai pas dit que la taille ne comptait pas du tout. Certain.e.s préfèrent les gros et/ou grands pénis parce que c’est ce qui leur procure le plus de plaisir, d’autres les petits et/ou fins. Il y a des vagins plus profonds que d’autres, des sphincters plus ou moins souples, des périnées plus ou moins musclés. Sentir le pénis toucher le col de l’utérus au fond du vagin peut procurer du plaisir comme ça peut être douloureux. Celleux dont l’ouverture vaginale est étroite (ce qui n’est pas rare) ou qui découvrent la pénétration anale peuvent préférer une verge plus fine 😏 Et ce ne sont que quelques exemples. Lorsqu’on interroge les personnes « pénétrées » sur ce qu’elles préfèrent, on entend toutes les réponses. Alors arrêtons avec ces complexes qui n’ont aucun sens !

Finalement, la taille du pénis, c’est une « donnée » parmi tant d’autres, et on devrait s’en tenir à ça. Il y a aussi l’odeur de l’autre, sa peau, sa manière d’embrasser, de toucher, de se comporter pendant le sexe, et tellement d’autres choses encore ! En réalité, c’est comme tout : on est plus ou moins compatible, et quand on ne l’est pas, on cherche des alternatives !

Alors, vous qui avez un pénis, apprenez à vous en servir pour vous faire du bien tout en faisant du bien à l’autre, et pour ça, soyez à l’écoute du plaisir de votre partenaire autant que du vôtre. C’est la meilleure manière de devenir un dieu ou une déesse du sexe, quelle que soit la taille de vos attributs 🔥

A tou.te.s : encouragez votre partenaire à trouver avec vous le chemin de l’extase en lui expliquant ce que vous aimez (ou pas), et évitez de simuler si vous voulez lui et vous donner une chance de passer un vrai moment de pur plaisir 😉
Enfin, considérez aussi toutes les autres merveilleuses manières de faire l’amour, parce qu’autour de la pénétration, il y a tellement à découvrir ! 🤩

Deux livres pour finir :
L’un pour explorer le plaisir sexuel des personnes qui ont un pénis :
Lingam massage

Et l’autre, un livre fabuleux dont j’ai déjà parlé, à avoir absolument dans sa bibliothèque – ou sa table de nuit – qui traite du plaisir sexuel hors pénétration des sexes :
Jouissance Club

Fille facile ?

Qu’est-ce que c’est, une fille facile ?
Pourquoi est-ce une insulte ?
Quelle est la différence entre fille facile et femme libre ou libérée ?

Ce sont les croyances populaires autour de ces notions que je remets en question aujourd’hui. Parce que quand on y réfléchit un peu, elles n’ont aucun sens.

La croyance répandue, c’est qu’une fille facile, c’est une fille qui couche avec tout le monde et pour de « mauvaises » raisons. « Se la taper » ne demande aucun effort, il suffit d’être d’accord et hop, c’est dans la poche. Pourtant, la plupart du temps, les hommes qui couchent avec des « filles faciles » sont bien contents d’avoir pu le faire.

Les filles faciles aiment le jeu, la séduction, elles voient l’amant en vous, elles savent comment prendre du plaisir et vous en donner, parce qu’elles sont généreuses, elles sont sensibles à d’autres formes de beauté que les standards. Elles sont parfois fragiles malgré tout, avec un coeur d’artichaud, un grand besoin d’amour et de reconnaissance, qu’elles trouvent où cela leur parle. Certaines semblent sûres d’elles au contraire, de leur sex-appeal, de leur potentiel de jouissance, et elles ont envie de le partager 🤩

Que ne sont-elles pas ? Elles ne sont pas puritaines, elles n’ont pas peur de perdre quelque chose de précieux en s’offrant, parce que s’offrir, c’est un choix. Elles ne résistent pas par pur principe, ne se considèrent pas comme un trophée qu’il faut gagner après une longue lutte pour pouvoir le brandir, elles n’ont pas honte de leur corps ni de leurs désirs.

Qui sommes-nous pour les juger ? Pourquoi les juge-t-on ? Parce qu’on leur envie leur liberté ? Parce qu’elles s’accordent des choses que nous ne nous permettons pas ? Parce que nous craignons qu’elles ne nous prennent ce que nous convoitons ? Parce qu’elles ne respectent pas les règles de la bienséance ? Ah oui, la bienséance… qui a décidé de ce qui en est ou pas, déjà ?
Finalement, qu’y a-t-il derrière tout ça ? De l’égo, de la jalousie, de la peur… et d’autres choses pas très reluisantes 😒

Ce qui est surprenant, c’est de voir à quel point une femme qui résiste peu est mal vue dans sa jeunesse, tandis qu’avec les années, elle devient une « femme libre ». Et être une femme libre, pour le coup, ça c’est cool. Relisez la tirade sur les filles faciles en pensant « femme libre ». Où sont les différences ?

Dans la croyance populaire (toujours la même), la femme libre est admirée et enviée des autres femmes, parce qu’elle s’affranchit du jugement et le vit très bien. Elle fait fantasmer les hommes parce qu’elle a de l’expérience et qu’elle aime la sensualité. On considère qu’elle choisit ses amants – et/ou ses amantes, qu’elle n’a pas de tabou (ça existe, des gens qui n’ont pas de tabou ?), qu’elle est maîtresse de sa vie et de ses amours.

On considère aussi qu’elle peut se passer des hommes. Et ça, ça lui donne une aura d’inaccessibilité. Coucher avec une femme libre revient donc à valoir le détour, à être choisi parmi toute une masse de prétendant.e.s, c’est flatteur. Combien de femmes encombrées par les convenances n’ont jamais rêvé d’une vie de femme libre ?

Un peu d’histoire ? Un film sur le sujet ?
Qu’est-ce qu’une fille facile ?

Oserez-vous y entrer ?

Trouver des articles sexy de qualité et le niveau de conseil qui va avec n’est pas toujours une évidence…
Non, je ne parle pas des sex shops avec leur côté un peu glauque 😏 Je parle des boutiques de charme où l’on se sent en confiance 😍

Nombre de personnes ne sont pas à l’aise avec l’idée de franchir le seuil d’un magasin qui propose ce type d’article, et préfèrent commander en ligne. Au risque de se tromper et d’être déçues.
Pourtant, il existe des magasins très « classe », qui soignent leur déco et établissent un véritable lien avec leurs client.e.s, pour que celleux-ci se sentent écouté.e.s et compris.es sans gêne inutile, et trouvent leur bonheur 😊

« Va-t-on me voir rentrer, ou vais-je croiser une connaissance à l’intérieur ? Me sentirai-je à l’aise dans cette antre du plaisir sans tabou ? Oserai-je poser mes questions à la vendeuse ou au vendeur ? Quant à sortir de là avec un paquet en main… »
Dans la plupart des cas, la crainte, c’est le regard des autres, le jugement. Pourtant, acheter des accessoires coquins, sexy, fétiches, etc., c’est la preuve que vous assumez votre fantaisie et vos désirs ! Et c’est bien plus courant que vous ne le pensez 😉 N’oubliez pas que ces magasins proposent aussi, selon le cas, de la lingerie, des corsets, des robes ou des livres, des bijoux ou encore des jeux…

Aujourd’hui, j’ai envie de mettre en lumière un endroit fabuleux, une caverne d’Ali Baba, une mine d’or, appelez ça comme vous voulez 😉

Vous avez déjà vu passer son nom dans mes publications, Lady Paname est un ravissant boudoir du centre de Bruxelles, tenu par une Lady dont la simplicité et l’étendue des connaissances créent instantanément la confiance. Sans compter la quantité impressionnante d’articles top qualité et originaux qu’elle y vend ! Si j’en parle, c’est parce que c’est là que j’envoie les yeux fermés toutes les personnes qui me demandent une référence fiable 😊
https://ladypaname.be/

Je vous souhaite une magnifique découverte dans ce lieu hors du temps 🤩

Domina

VIH : STOP à la stigmatisation !

Aujourd’hui, j’aimerais revenir sur les idées reçues concernant le VIH, le virus à l’origine du SIDA.

Nous en avons parlé dans le post sur les IST (infections sexuellement transmissibles) il y a quelques temps, mais c’est VRAIMENT important, alors je fais un focus dessus.

Nombre de personnes séropositives sous traitement ont une charge virale INDETECTABLE. Qu’est-ce que ça signifie, concrètement ? Que ces personnes ne présentent pas un risque pour autrui car elles ne sont PAS vectrices du virus.

L’époque où l’on croyait qu’une personne porteuse du VIH représentait systématiquement un danger est donc révolue, et il est temps que ça se sache. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas de raison d’écarter ces personnes de notre vie sexuelle si elles ne peuvent pas nous transmettre le virus ! Si elle est médicalement traitée de manière adéquate, une personne porteuse peut avoir des relations sexuelles non protégées sans risque, peut avoir des enfants, et ne mourra pas nécessairement plus jeune. Etre atteint.e du VIH est déjà assez pénible en soi, et non, ce n’est pas synonyme d’une vie dissolue ; nul besoin, en plus, de se voir stigmatisé.e.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Le VIH reste un virus que personne n’a envie d’attraper, et un traitement à vie, c’est contraignant. Continuez donc à bien vous protéger (et contre les autres IST aussi, tant qu’à faire) et à vous faire tester !

Pour aller plus loin, je vous propose l’article suivant, qui explique tout cela bien mieux que je ne pourrais le faire.
A noter que cet appel est lancé par une association qui soutient les hommes qui aiment les hommes, mais qu’il nous concerne tou.te.s, car vous le savez aussi bien que moi : le VIH ne choisit pas ses hôte.sses en fonction de leur sexe biologique, de leur genre ou de leur identité.

Communiqué de presse – Ex Aequo

Sapio : une orientation sexuelle ?

Sapiosexuel.le… un terme apparu milieu des années 2010 et popularisé par… une app de rencontres 😁
Mais qu’est-ce que ça veut dire ?
Sapio… comme « sapiens » ? Sapiens = « sage, ayant du jugement ». Un lien avec Yoda ?
Rien à voir 😅

La sapiosexualité, c’est une attirance sexuelle pour des personnes dont l’intelligence, plus que toute autre caractéristique personnelle, nous séduit. Mais de quelle intelligence parle-t-on ? On sait maintenant qu’il existe différents types d’intelligence : l’intelligence émotionnelle, l’intelligence sociale, logico-mathématique, musicale, spatiale, collective… et j’en passe.

Après avoir lu et entendu beaucoup de définitions différentes, ma conclusion, c’est qu’une personne se sent, se dit « sapio » lorsqu’elle a besoin de se sentir en complicité intellectuelle et émotionnelle avec quelqu’un.e pour être sexuellement attirée par ellui. Sans cette complicité, la magie n’opère pas. Les autres aspects seraient donc secondaires, et en particulier, l’aspect physique (bien que nombre de personnes sapiosexuelles aient tout de même besoin d’une attirance physique aussi 😏).

En général, les « sapio » aiment échanger sur des sujets divers pendant des heures, et c’est surtout parce qu’ils se sentent compris et en phase intellectuellement qu’ils s’attirent. Sur les sites de rencontre, on tombe parfois sur ce terme dans le profil d’une personne, et on peut même le choisir dans la liste d’orientations sexuelles au moment de la création de notre propre profil. La première fois, ça peut faire sourire : untel se dit « sapio », pour qui il se prend celui-là ? Eh oui, c’est à double tranchant : ça peut intéresser, comme ça peut faire fuir 😅

Alors non, se considérer comme sapiosexuel ne signifie pas nécessairement se croire plus intelligent que les autres 😄 Lorsqu’il est utilisé à bon escient, ce terme permet simplement de donner une clé pour attirer des personnes qui correspondent mieux à ce que l’on cherche. Vous aimez l’action avant tout ? Discuter, analyser, creuser des sujets vous ennuie ? Cela ne dit rien de votre intelligence, ni de celle de vos partenaires, vous l’aurez compris, puisque « sapiosexuel » ne veut pas dire « intelligent.e ». Mais vous n’êtes peut-être pas fait.e pour vous entendre avec un.e « sapio » (et ce n’est pas grave) 😏

Finalement, l’important, c’est de bien se connaître et de savoir à qui l’on veut plaire. « sapio », un mot à utiliser en toute connaissance de cause, donc 😉

Une vidéos pour aller plus loin :
La sapiosexualité vue au travers du prisme de l’intelligence émotionnelle

Harceleur, moi ??

Le sujet d’aujourd’hui, c’est le harcèlement de rue.
Qu’est-ce qu’une situation de harcèlement de rue ? Où sont les limites entre harcèlement et « simple » compliment ou discussion ?

Le harcèlement de rue, ce sont les comportements abusifs adressés à des personnes dans les espaces publics, oralement (insultes, insistance…) ou physiquement (contacts physiques ou visuels non désirés).
Cela peut donc prendre de nombreuses formes, et ce n’est certainement pas de la drague. La différence ? Le CONSENTEMENT, sans lequel les conséquences sur la victime peuvent être très sérieuses. Malheureusement, malgré les messages qui passent et repassent, c’est encore très, TROP courant.

Le but de cette publication est de faire réfléchir les harceleurs potentiels, et de vous équiper pour intervenir si une personne est harcelée devant vous.

Passer pour un harceleur, ça peut aller très vite, et ce n’est vraiment pas à votre avantage. En rue ou ailleurs, réfléchissez avant d’agir, demandez-vous si vous feriez ce que vous avez envie de faire avec un.e proche (ou si vous aimeriez qu’on vous le fasse). La personne qui se trouve en face de vous n’est pas réceptive à ce que vous lui dites ou faites ? N’insistez pas, ne vous fâchez pas, et ne la touchez pas !
Vous êtes parfois taxé de harcèlement ? Remettez-vous en question, renseignez-vous et si besoin, consultez un.e psychologue ou un.e coach compétent.e pour sortir de l’impasse.

Vous êtes témoin de harcèlement de rue et vous ne savez pas quoi faire ?
Voici un outil intéressant, les 5 D, permettant d’agir de la bonne manière dans ce genre de situation :
La règle des 5 D

Et un site avec plein d’infos concernant le harcèlement de rue :
Stop Harcèlement de rue

(Des questions sexualité, relations, rapport au corps ? Besoin de réfléchir à deux en coaching pro ? N’hésitez pas, je suis là pour ça ! 😉)

Ménopausé.e… et sexy !

Eh oui, la ménopause, ça fait peur à bon nombre d’entre nous 😕 Et c’est fort dommage, parce que plus de la moitié de l’humanité est suscpetible d’y passer, quand-même… et que mine de rien, après la ménopause, il reste encore pas mal d’années !

Pour rappel et dans les grandes lignes, la ménopause, c’est l’arrêt définitif des règles et ses conséquences sur le corps, dont la fin de la fertilité, aux alentours de la cinquantaine, et ce, en quelques années seulement. Un grand bouleversement sur un temps court, donc, pour la personne qui le vit, et pas seulement à cause des conséquences physiologiques. La sévérité du regard de notre société sur ce phénomène en fait une étape de la vie difficile à accepter.

J’en profite pour dire un mot sur l’andropause, notion qui ne fait pas encore l’unanimité dans le monde médical, mais dont on retrouve pourtant des caractéristiques communes chez un certain nombre de personnes nées homme. L’andropause, ce serait un ensemble de changements physiologiques provoqués par une baisse progressive de la production de testostérone et d’autres hormones dites sexuelles, avec des conséquences sur l’érection, la libido, la masse musculaire, etc.

Dans notre société de performance, la ménopause (et l’andropause), c’est tabou : on en parle peu, parce que ce n’est pas considéré comme très glamour. Pour certain.e.s, c’est le début de la fin. La fin de la féminité (ou de la virilité), de la « sexytude », voire de la vie sexuelle, comme un passage vers une vie moins intense, moins intéressante, moins riche physiquement et émotionnellement. Pour beaucoup, donc, c’est « moins ». Pourtant, tout ça, ce sont des croyances limitantes, comme on dit en coaching 😏

Bien sûr que ces phénomènes ont un impact sur le corps, et par conséquent, sur la vie sexuelle, entre autres. Inutile de le nier. Mais outre l’aspect physique de la chose, plus ou moins marqué d’une personne à l’autre, l’aspect émotionnel a une importance primordiale. Et là-dessus, on a davantage de contrôle 💪

Chez nous, la ménopause est souvent vue (très) négativement. Mis à part l’arrêt des règles, à peu près unanimement reconnu comme un soulagement, on n’est pas pressé.e d’y être. Pourtant, cette vision négative n’existe pas dans toutes les cultures. Pour certain.e.s, la ménopause, c’est un accès à un « meilleur » statut en termes de liberté et de respect (fin du devoir de séduction et de reproduction, plus grand pouvoir de décision, plus grande forme d’écoute des pairs, …)

Alors, comment gérer les peurs liées à tout cela pour aborder cette transition plus sereinement ? Comment changer de regard pour dépasser nos a priori et vivre la ménopause avec philosophie, comme un renouveau et non une perte ?

Au travers des 4 épisodes suivants, je vous invite à vous questionner sur ce REGARD que nous portons sur la ménopause et l’andropause, la nôtre, celle de la personne qui partage notre vie, celle des gens qui nous entourent. Un beau voyage dans l’expérience d’hommes et de femmes qui nous offrent des bribes de leur vécu. Parce que oui, il est fort probable qu’on y passe tou.te.s, par ces changements hormonaux. Alors autant s’y préparer 😉

Ménopause pour tout le monde !

Je vous souhaite une belle écoute !

BDSM : un gros mot ?

BDSM… Avez-vous déjà tenté de lâcher ce mot en soirée… pour voir comment les autres réagissent ? 😈

Bien que « remis au goût du jour » par 50 nuances de Grey (qui, au passage, en donne une image réductrice et cliché, bref, loin de la réalité), il y a encore beaucoup d’a priori à ce sujet. Pourtant, c’est un monde qui mérite d’être exploré un minimum avant de décréter que « c’est vraiment pas pour moi ». D’ailleurs, il est fort probable que sans le savoir, vous en ayez déjà fait, du BDSM 😉

Vous n’y connaissez pas grand-chose ? Renseignez-vous avant de prendre position, c’est l’occasion ! Voici un site très intéressant qui répond aux questions des dubitati.f.ve.s (en anglais) :
BDSM? WHAT’S WITH THIS BONDAGE/SADOMASOCHISM STUFF ANYWAY?

Vous vous y intéressez et vous êtes en panne d’idées ?
BDSM SCENARIOS AND KINKY SEX IDEAS

Pour celles et ceux d’entre vous qui ne sont pas à l’aise avec l’anglais, on a déjà parlé BDSM ici :
publication Facebook
et là :
Primal

Belle découverte ! 🔥

Plusieurs amoureux.ses ? Et pourquoi pas ?

Encore une publication sur le polyamour… parce que c’est encore mal connu et qu’il y a beaucoup de choses à dire ! 😊

Pour rappel, le polyamour, ce n’est pas de la polygamie, ni une excuse pour tromper son.sa partenaire ou je ne sais quelle autre tactique déguisée pour sortir du « droit chemin ». Ce n’est pas non plus une étiquette. Derrière polyamour, il y a mille et une façons d’aimer.

De manière générale, on peut dire que le polyamour, c’est « simplement » considérer qu’il est possible d’aimer plusieurs personnes à la fois, en mode « amoureux.se » et/ou « désirant.e », et d’appliquer cela dans ses relations de manière transparente. Non, ce n’est pas facile, oui, cela peut apporter énormément de bonheur, oui, cela peut faire souffrir. Et ce qui est certain, aussi, c’est que ça ne convient pas à tout le monde. L’exclusivité, c’est bien aussi, tout dépend de quoi on a besoin. Chacun.e son truc, quoi.

Ce que je trouve particulièrement intéressant, dans cette approche des relations, c’est que ça implique de communiquer beaucoup, tout le temps, sans faux semblants, avec une véritable écoute et envie de progresser, pour être plus heureux.se et rendre plus heureux.se. Comme cela devrait être le cas dans toute relation, finalement 😉

Cette semaine, c’est vers Delphine que je vous envoie, au travers de l’excellente série LOVS.
Parce qu’on est tou.te.s différent.e.s, et qu’on a tou.te.s le droit d’aimer à sa manière.

#04 – DELPHINE // Avoir un réseau d’Amoureux comme on a un réseau d’Amis

Belle écoute !

Quand le tatouage redonne goût à la vie

Aujourd’hui, j’ai envie de donner à toutes les personnes qui ont subi une mammectomie un nouvel espoir, celui de retrouver une poitrine qu’on a envie de regarder dans le miroir… et de montrer 😊

La plupart du temps, on parle de reconstruction mammaire après un cancer du sein. Bien sûr, il peut exister d’autres situations, mais dans tous les cas, c’est très douloureux… Perdre un sein, pour de nombreuses personnes, c’est perdre une partie de son corps, de ses sensations, de sa beauté, et souvent, de sa féminité 😔

Derrière la reconstruction mammaire, il y a la forme, le galbe, la consistance, le poids du sein, mais aussi les sensations, l’apparence, la texture, les couleurs. Et il y a, bien sûr, l’amour de soi.

Pour aider les personnes qui traversent cette épreuve à retrouver un regard positif sur leur corps, des techniques ont été développées et continuent de l’être, notamment via le tatouage.

Je vous laisse découvrir une belle vidéo sur le sujet :
Alexia, tatoueuse de tétons

N’hésitez pas à transmettre !

(Des questions sexualité, relations, rapport au corps ? Besoin de réfléchir à deux en coaching pro ? N’hésitez pas, je suis là pour ça ! 😉)

Un viol, ça ? N’importe quoi !

Et pourtant…

Savez-vous qu’il faut répéter un message 7 fois pour qu’il soit réellement entendu ?
Une vidéo à faire circuler absolument :
11 idées reçues sur le viol

Malheureusement, le viol est une réalité bien moins rare qu’on ne l’imagine… Même si l’on croit que ça n’en est pas un, cela peut faire de très gros dégâts 😞 La clé, c’est le consentement, encore et toujours !

« devoir conjugal », « qui ne dit mot consent »… ça vous parle ? Tout cela a déjà fait suffisamment de mal. Il est temps de passer à autre chose ! Les lois sont de plus en plus strictes à ce sujet, et c’est tant mieux !

Informez-vous et informez les autres, adultes comme ados, tous genres et sexes confondus. Car nous sommes tous concernés.

Je vous recommande également chaudement le film Promising Young Woman

(Des questions sexualité ? Besoin de réfléchir à deux en coaching pro ? N’hésitez pas, je suis là pour ça ! 😉)

Le coaching en sexualité, dites-vous ?

Comment se défaire de ce regard jugeant que nous portons sur notre corps ?
Comment trouver les clés pour s’épanouir dans une sexualité qui nous correspond ?
Comment construire des relations amoureuses qui nous font du bien ?

Le sujet du jour, c’est le coaching en sexualité, et je vais tenter de vous expliquer ce que c’est. Ça tombe bien, c’est mon job 😊
Si j’ai choisi ce sujet aujourd’hui, c’est parce que j’entends tout et n’importe quoi sur le coaching. Ce n’est pas étonnant : c’est à la mode et des tas de gens se lancent en tant que coaches, à tel point qu’on ne sait plus trop à qui on a affaire. Comme à chaque fois qu’une profession devient porteuse, on trouve de tout 🙄 Regardez comment on voyait les psy il n’y a pas si longtemps…

J’ai choisi de parler de coach au féminin, bien qu’évidemment il y ait aussi des coaches masculins, et de vous donner MA vision 🙂

Pour commencer, qu’est-ce que c’est, une coach en développement personnel ou coach de vie ? (vous n’aimez pas ces termes ? Moi non plus ! Lisez quand-même 😉) C’est une personne qui vous ACCOMPAGNE dans votre réflexion pour sortir d’une impasse et/ou aller vers un mieux. Le but du coaching, c’est donc de vous faire réfléchir avec d’autres lunettes que les vôtres, pour mettre en évidence non pas POURQUOI vous êtes dans une situation qui ne vous convient pas (ça c’est plutôt le rôle du psy), mais COMMENT faire pour en sortir. Le coaching, ça peut être très concret, voire carrément cartésien. On est surtout dans de la logique.

Le coaching, ce n’est PAS de la psychanalyse ! La coach ne touche pas aux blessures du passé. Elle utilise des outils de coaching (il existe différentes approches, comme l’analyse transactionnelle, l’approche systémique, etc.) qui lui permettent de mettre en lumière des « croyances limitantes » (idées reçues qui nous empêchent d’avancer), des modes de fonctionnement, et qui orientent ses questions afin de faciliter votre progression vers un « objectif de coaching » que vous définissez ensemble mais qui peut évoluer avec le temps. Une coach ne donne pas de solution, la solution (ou son ébauche), elle vient de VOUS grâce aux questions que la coach vous pose.

Ce qu’il faut savoir aussi, c’est qu’un coaching, ça ne dure pas nécessairement des semaines. Souvent, une séance suffit. Parfois, il en faut plusieurs, mais il est rare de dépasser 5 à 10 séances. C’est vous qui fixez la limite. Vous vous sentez reboosté.e après une séance, vos pensées sont plus claires, vous avez des idées de choses à tenter pour améliorer la situation ? Super ! Vous ne vous sentez pas mieux ? C’est possible aussi : il faut parfois quelques jours pour que tout ce qui s’est dit « percole ». Dans tous les cas, ce n’est pas à la coach de vous dire si oui ou non vous avez besoin de revenir la voir. Certaines coaches donnent des exercices à faire après la séance ou pas, selon la situation, et c’est OK. L’essentiel est que vous vous sentiez bien avec ce qu’on vous propose, que ça vous PARLE. Pour faire simple, ne faites jamais quelque chose dont vous n’avez pas envie, coaching ou non, et si quoi que ce soit vous met mal à l’aise durant la séance, dites-le et au besoin, demandez à arrêter !

Comment savoir si une coach est sérieuse ou si c’est un charlatan ? Selon moi, une coach doit pouvoir comprendre qu’on ait besoin d’être rassuré concernant sa légitimité, puisque, comme je le disais, on trouve de tout. Voici quelques points que vous pouvez vérifier avant la séance (ou en début de séance) pour vous mettre en confiance :
– demandez-lui pourquoi elle a choisi ce métier, ses motivations, ce qui l’intéresse dans le coaching
– posez-lui des questions sur son approche, sa formation, ses outils, son expérience
– vérifiez qu’elle cite et applique bien les principes de bases du coaching : la confidentialité, un cadre sécurisé où vous vous sentez bien, une véritable écoute, zéro jugement sur ce que vous lui racontez, un accueil adéquat de vos émotions…
Et surtout, ECOUTEZ-VOUS ! Chaque coach a son style, qui vous correspond ou non. En outre, il y en a des très compétents et d’autres moins (voire pas), c’est comme les psy, les médecins et le reste : si ça ne fonctionne pas, allez voir quelqu’un d’autre !

Un dernier préjugé auquel je voudrais tordre le cou : contrairement à ce que j’ai lu ici et là, la location d’un cabinet n’est PAS un gage de qualité ni de professionnalisme, évidemment ! De nombreux bons coaches reçoivent à leur privé car louer un local implique d’en répercuter le coût sur le prix de la séance, ce que certains coaches refusent de faire (dont moi). L’important, de nouveau, est de vous sentir en SECURITE. Personnellement, je reçois à la fois en cabinet pro et privé, pour pouvoir être davantage disponible.

Quid du coaching en SEXUALITE dans tout ça ? Sex coach, love coach, coach sexuel, sexologue, de nouveau, les appellations foisonnent. Que fait une coach en sexualité ? Si c’est une coach certifiée, elle utilise la méthodo de coaching pour traiter des sujets… liés à la sexualité. Sujets sur lesquels elle est formée, que ce soit via un ou des cursus, son expérience, ses échanges, ses recherches… Chaque coach a son histoire. En général, les coaches en sexualité poursuivent plusieurs buts :
– écouter vos doutes et vous accompagner dans la recherche d’une clarification, voire d’une solution à un problème que vous rencontrez ;
– vous informer pour mettre en lumière des croyances, déconstruire des tabous et ouvrir l’esprit (c’est ce que je fais sur ce groupe et dans mes ateliers) ;
– donner des conseils sur comment réaliser tel ou tel acte sexuel, gérer une séparation, débuter en club libertin ou que sais-je encore (ce ne sont que quelques exemples parmi des milliers de sujets possibles, évidemment 😊) Pourquoi pas !
– on peut aussi mélanger le tout pour, selon le cas, être plus dans de l’écoute et du questionnement ou davantage dans de l’information et du conseil.
Finalement, l’essentiel, c’est de pouvoir s’adapter à la demande de la personne que l’on coache !

Une coach en sexualité est-elle une sexologue ? Ca dépend de ce qu’elle propose ! Il existe différentes formations en sexologie, mais la profession de sexologue en tant que telle n’est à ce jour pas reconnue, et pour cause : la sexologie, c’est une spécialisation qui vient se greffer sur un métier et non un métier en soi. On croit souvent qu’une sexologue est une psy, mais ce n’est absolument pas systématique : il existe des coaches de vie sexologues, des sage-femmes sexologues, des médecins sexologues, etc. Renseignez-vous sur leur métier « de base » avant d’aller les voir pour pouvoir choisir l’approche qui vous convient le mieux selon votre problématique ! Une sexologue sérieuse vous redirigera vers une collègue si elle n’a pas les compétences requises pour vous offrir un suivi de qualité 🙂

Quoi qu’il en soit, si vous souhaitez être coaché.e, quel que soit le sujet, mieux vaut chercher une coach « via via ». Le bouche-à-oreille et une idée claire de comment la coach travaille et réfléchit vous assureront une meilleure qualité et sécurité que si vous cherchez simplement au hasard sur Internet.

Pour conclure, je vous invite à consulter quelques sites qui parlent de coaching, quelques vidéos de love coaches, quelques pages de sexologues, et à choisir ce qui vous convient le mieux. Est-il encore nécessaire de vous rappeler qu’une sexualité épanouie, c’est possible ? 😉

Vous avez tout lu ? Bravo ! 😁
Si vous voulez en savoir plus sur mon approche, c’est par ici : https://changezderegard.be/laurebouquery

A bientôt, peut-être 😊

Vous avez dit « moules frites » ?

Une petite chaîne sympa d’info sur la santé sexuelle pour les jeunes ? C’est en Belgique et ça s’appelle… Moules frites ! 😁

Lancée par l’ASBL O’YES, cette chaîne s’adresse aux jeunes par des jeunes !

Des vidéos sur plein de sujets qui intéressent les ados (et pas que) :
Chaîne Youtube Moules Frites

Vous ne connaissez pas O’YES ? Regardez plutôt ça :
O’YES a dix ans !

A diffuser largement ! 😉

Les chemins du désir

En ce début de semaine automnale, je vous invite à vous installer confortablement dans votre canapé avec un casque de bonne qualité pour écouter 6 podcasts de fiction d’environ 15 minutes chacun, au cours desquels « une femme explore les chemins du désir féminin, ses contre-allées déroutantes, ses ruelles cachées, ses zones de liberté. »

Merveilleusement écrit, lu avec une sensualité et une élégance rares, j’espère que ce texte vous transportera comme il m’a transportée 🤩

https://www.arteradio.com/serie/les_chemins_de_desir

Je vous souhaite une magnifique écoute 🥰

Et vous, vous le faites souvent ?

Combien de fois par semaine doit-on faire l’amour pour estimer qu’on est dans la moyenne ?

Ah, parce qu’il existe une moyenne ? Et qu’il est important d’être dans la moyenne ? Vraiment ? Et pourquoi, s’il vous plaît ? 😏
D’abord, de quelle moyenne parle-t-on ? Celle des sondages ? Quelle est la fiabilité de cette soi-disant moyenne ?
Ensuite, pourquoi faudrait-il absolument établir une norme en la matière ? Est-il vraiment nécessaire de se comparer aux autres pour vivre une sexualité épanouie ? Quelles sont les conséquences de cette comparaison sur les personnes ? Et j’oserais même dire : à qui cela profite-t-il ? 😈

En réalité, cette discussion n’a absolument aucun sens. On fait l’amour quand on en a envie (quand tous les partenaires en ont envie, j’entends bien), 3 fois par jour ou 1 fois par mois, ou même pas du tout, peu importe le nombre. Ce qui compte, c’est que les partenaires trouvent un équilibre ensemble. Les chiffres sont sans importance, ne tombez pas dans ce piège ! C’est la meilleure façon de vous mettre la pression, avec tous les désagréments des rapports non consentis qui s’ensuivent, pour toutes et tous 😒

Je vous invite à regarder la vidéo suivante qui traite très bien du sujet :
Fait-on l’amour assez souvent ?

Hymen et virginité : quel rapport ?

Le sujet du jour, avec toutes les légendes qui gravitent autour, c’est… l’hymen.

On a longtemps entendu dire (et on l’entend malheureusement encore), qu’une personne munie d’un vagin qui ne saigne pas lors du premier rapport sexuel avec pénétration vaginale n’est pas vierge. Pourtant, c’est totalement faux. On pourrait disserter sur l’intérêt d’être vierge, du pourquoi c’est important pour certaines personnes (et qui), mais ce n’est pas le point ici 😉

Rappel au passage sur la notion de virginité : on perd sa virginité lorsqu’on a un rapport sexuel avec une autre personne, qu’il y ait pénétration ou pas. Quel que soit notre sexe ou genre. Et même quand il y a pénétration vaginale, l’hymen n’est pas systématiquement modifié, tout dépend de sa taille, de sa souplesse, et d’autres facteurs encore.

Mon point aujourd’hui, c’est de montrer que la virginité et l’hymen n’ont aucun rapport. Il n’est donc pas possible de déterminer si une personne est vierge ou non grâce à l’hymen.

Oui, l’hymen existe bien.
Non, il n’est pas totalement fermé – sinon le sang des règles ne pourrait pas s’écouler.
Non, on ne saigne pas toujours lors du premier rapport sexuel avec pénétration.
Non, on n’a pas toujours mal lorsque l’hymen se déchire – j’en profite pour rappeler que la douleur lors de la pénétration peut avoir de nombreuses causes et qu’il ne doit pas être considéré comme une évidence qu’on va souffrir la première fois (ce qui ne doit pas empêcher d’être TOUJOURS très très doux.ce et à l’écoute pour limiter la douleur potentielle).
Non, mettre un tampon ne déchire pas nécessairement l’hymen. C’est une question de bon sens : si l’insertion d’un tampon est difficile, il faut juste… ne pas insister et choisir d’autres types de protection. Comme il est inutile d’insister pour la pénétration de quoi que ce soit où que ce soit quand c’est inconfortable 😏

Voici deux vidéos intéressantes sur le sujet :
5 questions très simples sur l’hymen
et
4 idées reçues sur la virginité

(Des questions sexualité ? Besoin de réfléchir à deux en coaching pro ? N’hésitez pas, je suis là pour ça ! 😉)

Comprendre la douleur pour avancer

Vaginisme, vulvodynie, vestibulodynie,… Connaissez-vous les pathologies vulvaires ?
Vous souffrez ? Vous avez déjà eu un.e partenaire qui souffre ? A lire absolument…

Beaucoup de personnes souffrent de douleurs vulvaires sans oser en parler, ou sans parvenir à faire comprendre leur détresse. La douleur n’est pas une fatalité, avoir mal, ce n’est pas « normal ». Et ce n’est pas une honte.

Vulvae est une initiative dont le but est le « bien-être et la santé sexuelle de toutes les personnes qui souffrent d’inconfort, de gêne et de douleurs vulvaires ».

Le constat fait par Paola Craveiro, qui a lancé Vulvae, c’est que les douleurs vulvaires sont souvent cachées et sous-estimées par le corps médical. Pas toujours, il y a de très bons médecins très à l’écoute et tout à fait sensibilisé.e.s sur le sujet. Mais il est vrai que les douleurs vulvaires ne sont pas toujours bien connues ni comprises et que pour une personne qui souffre de cela, c’est très dur.

Bien sûr, l’idée de Vulvae n’est pas de remplacer les médecins, gynécologues et autres spécialistes, ce que Vulvae n’est pas, mais bien de vous accompagner pour décrire, mesurer, expliquer vos douleurs et autres désagréments, et être pris.es au sérieux par vos partenaires et le corps médical pour pouvoir aller vers une solution.

Toutes les infos sur https://www.vulvae.io/
et Instagram : hellovulvae

N’hésitez pas à écouter ce podcast pour aller plus loin :
TALQ UNIVERS – Vulvae : l’application bien-être et santé pour la vulve

Je vous souhaite une belle découverte !

(Des questions sexualité ? Besoin de réfléchir à deux en coaching pro ? N’hésitez pas, je suis là pour ça ! 😉)

IST : connaissez-vous vraiment bien le sujet ?

Le sujet du jour n’est pas très fun… mais il nous concerne tou.te.s : il s’agit des IST (infections sexuellement transmissibles).

Pourquoi parle-t-on d’IST et non de MST (maladies sexuellement transmissibles) ? Parce que les premières n’impliquent pas l’apparition de symptômes. On est d’abord infecté (IST), puis on déclare éventuellement – mais pas toujours – des symptômes (MST).

Qu’est-ce qu’une IST, quelles sont les IST les plus connues, les plus dangereuses, comment s’attrapent-elles, comment se protéger ? Vous pensez peut-être tout savoir ? Pourtant, la recherche et les découvertes évoluent sans cesse et il est important de se tenir au courant. Je vous recommande de parcourir ces quelques lignes qui vous permettront de vous remettre à jour, et de réaliser les quiz fournis en bas de la publication 😉

Quelques exemples d’idées reçues ?

Les IST ne concernent que les jeunes.
Vraiment ? On entend parfois « à notre âge, on ne risque pas grand-chose »… détrompez-vous. Le risque existe à tous les âges, il suffit d’une fois.

Les IST concernent principalement les personnes LGBT.
Vous voulez un scoop : les microbes se fichent de votre orientation sexuelle ! Cette croyance vient sans doute du fait que les hommes gays ont été plus durement touchés par le VIH à son apparition, parce que la muqueuse anale est plus fragile que la muqueuse vaginale avec un plus grand risque de micro-fissures lors de la pénétration, par lesquelles les IST entrent dans l’organisme.

On ne peut rien attraper tant qu’il n’y a pas pénétration.
Ce serait trop beau (façon de parler…). Dès qu’il y a contact avec les parties génitales ou les fluides issus de ces parties, il y a risque d’être infecté.

L’herpès bucal et l’herpès génital sont deux virus différents.
Il y a bien deux virus différents d’herpès, mais… l’herpès bucal peut tout à fait se transmettre au niveau génital, avec des conséquences très très désagréables (et ce n’est malheureusement pas rare) ! Et puis une fois qu’il est dans notre organisme, il y reste, symptômes ou pas 😒

Le préservatif suffit à se protéger.
Malheureusement, non. Certaines zones infectées et contaminantes ne sont parfois pas entièrement couvertes par le préservatif. Tout dépend du type d’IST. Pour une couverture plus étendue de la zone convoitée, utilisez un carré de latex (ou découpez un préservatif dans sa longueur et étalez-le).

Si on a eu un rapport sexuel à risque, on n’a plus qu’à attendre le test pour savoir si on a attrapé quelque chose.
Non. Il existe un traitement à prendre dans les 48h après le rapport (mais le plus tôt, le mieux) et pendant un mois, qui permet de neutraliser le virus du VIH si on a été en contact avec lui. Cela s’appelle le traitement post-exposition (TPE). Ce traitement ne fonctionne pas pour les autres IST.

Les IST ne peuvent pas créer de cancer.
Eh si, malheureusement 😞 Le HPV (Papillomavirus), pour lequel il existe un vaccin, peut créer des cancers de différents types : col de l’utérus, vagin, vulve, anus, pénis, bouche et gorge. Donc chez les hommes comme chez les femmes…

Les personnes atteintes du VIH ont une faible espérance de vie.
Heureusement, c’est faux ! Les progrès de la médecine permettent aujourd’hui de vivre avec le VIH sans risquer d’en mourir, moyennant un traitement à vie. Il est même possible d’avoir des rapports non protégés et des enfants sans risque lorsque la charge virale est indétectable du fait du traitement.

Le VIH se transmet par les piqûres de certains moustiques.
C’est une légende (ouf). Il se transmet uniquement par le sang, le sperme, les sécrétions vaginales, le liquide séminal et le lait maternel. Une fellation ou un cunnilingus sont donc des pratiques à risque…

***

Que vous vous protégiez ou non, l’essentiel est de connaître les risques que vous pouvez courir et faire courir aux autres, et d’agir de manière responsable. Grave ou non, une MST, c’est toujours extrêmement désagréable… et ça n’arrive pas qu’aux autres 😤

Pour aller plus loin, je vous conseille de faire un tour ici :
Quiz Prévention
et sur le site de Prévention Sida en général, ou toutes les IST majeures sont expliquées (chlamydia, HPV, gonorrhée, hépatites, syphilis, herpès, mycoses, HIV).

Bonne lecture !


Masculinités toxiques

On entend souvent que les hommes ne parlent pas de ce qui se passe à l’intérieur, de leurs sentiments, leurs peurs, leurs doutes, leurs faiblesses (ou ce qu’ils voient comme tels)… pourtant, les choses changent, doucement mais sûrement, et c’est une très bonne nouvelle pour tout le monde !

Dans l’imaginaire collectif des dernières générations (parce que les critères varient avec le temps), un homme, un vrai, ça souffre en silence et sans larmes, c’est fort, ça protège, ça (r)assure, domine, écrase, vainc, (bande…) etc… vous connaissez la musique.

Dans l’imaginaire collectif, un homme qui parle de ses émotions, les assume, se remet en question, écoute, communique, c’est un faible, une femmelette (???) ou autres qualificatifs complètement à côté de la plaque. Pourtant, les hommes les mieux équipés pour vivre la vie qu’ils veulent, ce sont ceux-là, parce qu’ils se sentent plus libres d’être eux-mêmes… sans que ne soit pour autant remise en question leur virilité (mais au fait… c’est quoi, la virilité ?)

On a déjà parlé du mythe de la virilité, justement, dans un post Facebook il y a quelques mois. Si j’y reviens aujourd’hui, c’est pour rappeler que les hommes qui savent revoir leurs idées reçues sont ceux qui ont compris comment on en est arrivé là, ceux qui éduqueront leurs enfants de la bonne manière s’ils en ont. Rappeler aussi qu’avant d’être un homme, on est un humain, et qu’un humain a le droit de ressentir et a besoin de s’exprimer. C’est vital, en fait.

Finalement, « être un homme, un vrai », ça ne veut rien dire.

Voici un lien vers une série de 4 articles pour aller plus loin dans la réflexion sur les masculinités toxiques :
Déconstruire les masculinités toxiques

Bonne lecture !

Les visages du plaisir

Une publication très hot cette semaine 🔥🔥🔥

Votre libido est en berne et vous êtes à la recherche de nouveaux fantasmes ? Vous aimez voir le plaisir orgasmique sur un visage mais n’êtes pas fan de porno ? Vous avez du mal à vous laisser aller à l’orgasme par peur de faire des grimaces dissuasives ?
Ce site est pour vous ! 😊

Lancé en 2003, Beautiful Agony regroupe des milliers de vidéos de personnes qui filment leur montée orgasmique (orgasme compris), mais la particularité du site est que seuls les visages sont visibles. Pas de détails donc, pour celleux qui n’y tiennent pas. Juste le plaisir sur les visages.
Beautiful Agony
(réservé aux personnes majeures)

En prime, un petit article pour celleux d’entre vous qui craignent que leurs grimaces ne fassent fuir leur partenaire… et pourtant, pour beaucoup, voir l’autre exprimer librement son plaisir, c’est l’un des plus beaux moments dans le sexe, parce que c’est le moment par excellence où on lâche vraiment prise. Belle preuve de confiance, non ? Pensez-y… et puis n’y pensez plus 😉
Quand notre expression du visage gâche un orgasme

Une sexualité épanouie pour les ados

Parler de sexualité avec les ados… pas toujours facile ! 😅

Dans notre société encore très puritaine malgré les nombreux accès aux contenus sexuels de tous types, pas facile de s’y retrouver et de capter les bons messages… Heureusement, les mentalités évoluent et de plus en plus de moyens sont mis en place pour accompagner correctement les ados.

Elle commence à être connue, mais je vous la recommande quand-même : la série britanique « Sex Education » est un petit bijou d’infos sur la sexualité des ados, mais aussi des adultes, et surtout, elle offre avec subtilité un regard juste et tendre sur la différence et tous les petits et grands tracas des jeunes qui découvrent ce monde fabuleux mais encore tellement tabou. Derrière les histoires d’amitié et d’amour des personnages se cachent de nombreux messages à faire passer absolument aux jeunes. Une super alternative au porno, qui, lui, déforme plutôt qu’il ne forme (on en reparlera…) 😏
Bande annonce (anglais)

Il est également possible de s’adresser à L’EVRAS : une plateforme dont le focus est l’Education à la Vie Relationnelle, Affective & Sexuelle. Elle propose des formations, de la documentation, des outils et encore beaucoup d’autres choses pour accompagner les ados dans leur découverte de ce monde merveilleux mais encore souvent abîmé par le silence.
www.evras.be

Enfin, n’oubliez pas que les plannings familiaux répondent également à de nombreuses questions sur la sexualité des jeunes et des moins jeunes :
Planning familial

Belle découverte !

(Des questions sexualité ? Besoin de réfléchir à deux en coaching pro ? N’hésitez pas, je suis là pour ça ! 😊)

Tea Consent

Le consentement…

On en parle beaucoup, et pourtant, j’en croise encore tellement, des victimes de non-consentement, beaucoup de femmes, des hommes parfois aussi.

N’oublions pas que le consentement, ça ne concerne pas que la sexualité. Faire quelque chose qu’on n’a pas envie de faire mais qu’on fait quand-même parce qu’on se sent obligé pour faire plaisir, pour ne pas se sentir rejeté ou nul, ou parce qu’on est muselé par la timidité ou par la peur, finir par « céder » parce que faire un esclandre ne semble pas une option viable… et ce ne sont là que quelques exemples… tout ça, c’est du non consentement !

Eduquons les adultes, éduquons les jeunes, éduquons nos enfants.

Cette fois-ci, c’est une vidéo en anglais (sous-titrée) que je vous propose, une vidéo connue mais que j’ai envie de publier parce qu’elle est d’une clarté et d’une efficacité redoutables, ponctuée de cet humour anglais qu’on adore (pas vous ? 😉) :

Tea Consent

A diffuser sans modération !

Mieux comprendre la transidentité

Parce que ces derniers temps, j’ai rencontré et lu beaucoup de personnes transgenres qui m’ont ouvert les yeux sur tout un tas de choses que j’ignorais (et dont je me suis aperçue que l’immense majorité des gens n’a aucune idée), j’ai envie de partager avec vous ce que j’ai appris de la transidentité.

L’exercice est « touchy » parce qu’en tant que cisgenre (je suis une femme assignée fille à la naissance, être reconnue comme femme est donc facile, pour moi), je ne peux pas comprendre ce que peut ressentir une personne trans, et il m’est donc difficile d’aborder ce sujet de la bonne manière. Du coup, je commencerai par vous proposer deux vidéos où des personnes trans parlent de la transidentité, et j’ajouterai quelques remarques pour les non-initiés en substance 🙂

7 questions très simples sur la transidentité

Lucy raconte son parcours de transition

Quelques infos de base à retenir si vous n’êtes pas familiers.ères avec la notion de transidentité :

La transidentité N’EST PAS une maladie (on ne parle d’ailleurs plus de « transsexualité » car c’est pathologisant). Ce n’est pas non plus « être né dans le mauvais corps », ça c’est un jugement de la société, une manière de regarder la question très cisgenre, car au fond, qui a décidé que parce qu’on a tels organes génitaux ou tel système hormonal (entre autres), on doit se comporter comme ceci ou comme cela ? Pourquoi ne pas laisser à chacun.e la liberté d’être qui iel est sans se poser de question ? En quoi est-ce dérangeant que nous soyons tou.te.s différent.e.s ? N’oubliez jamais qu’une personne transgenre, tout comme une personne cisgenre, n’a pas choisi d’être qui elle est. Pas plus qu’on ne choisit d’être homo ou hétéro, blanc.he ou noir,e, petit.e ou grand.e, etc. Refuser l’identité ou l’orientation sexuelle de l’autre, cela n’a AUCUN SENS, c’est juste de la peur infondée. Car ce qui est difficile, ce n’est pas tant d’être transgenre, mais bien d’être jugé par la société lorsqu’on ne correspond pas à la fameuse norme établie.

Parce que c’est la majorité, il a été décidé il y a très longtemps qu’on est un homme quand on a un pénis et une femme quand on a une vulve. Sauf que… c’est pas comme ça que ça fonctionne ! Le sexe dit biologique et l’identité de genre sont deux choses différentes.Une *femme trans* est une personne assignée garçon à la naissance parce qu’elle avait des caractéristiques dites « mâle » mais qui EST une femme. Tout comme une femme cisgenre, elle se sent femme, pense en femme, réagit en femme, etc. Un *homme trans* EST donc un homme assigné fille à la naissance parce qu’il avait des caractéristiques dites « femelle » et qui se sent homme, pense en homme, réagit en homme, etc. On parle d’identité de genre (différent de l’expression de genre, qui concerne l’apparence). Et ça n’a rien à voir avec l’orientation sexuelle, l’attirance, connues ou non, en termes de partenaires.
Et puis y a des personnes qui se sentent ni homme ni femme, ou les deux en même temps ou en alternance, ou d’un autre genre encore, ou qui ont des personnalités multiples… en fait, il y a de tout dans le monde et c’est ça qui est formidable 🙂
(Ces questions vous intéressent ? Je vous invite à réfléchir sur « qu’est-ce qu’une femme/un homme » et « qu’est-ce que la féminité/la masculinité » et à regarder au-delà des constructions sociales que nous connaissons. Ça aide à comprendre plein de choses 😉)

Qu’est-ce que la transition ?
Ce sont les changements médicaux (hormones, opérations, etc.) ou non (maquillage, bandage,…), auxquels une personne trans peut décider de recourir pour se sentir mieux dans sa peau et réduire l’impact de la dysphorie de genre (que j’explique ci-après). La personne décide de transitionner, avec ou sans intervention médicale, parce qu’elle ne se sent pas en adéquation avec le genre qui lui a été assigné. A noter aussi que la transition d’une personne trans ne regarde qu’elle. Poser des questions à ce sujet sans qu’elle vous y ait encouragé.e est très mal perçu, ainsi que lui demander des infos sur son passé pré-transition.

La dysphorie de genre, c’est l’inconfort, l’anxiété voire la dépression résultant du fait de ne pas vivre dans son vrai genre ou de l’impression de ne pas être reconnu.e dans son vrai genre, celui auquel on se sent (sait) appartenir. Imaginez qu’on vous demande de vous habiller et comporter en homme alors que vous êtes une femme, ou l’inverse, et que si vous ne vous conformez pas à cela, vous serez jugé.e, moqué.e, rejeté.e au quotidien ? Vous trouvez ça normal ? C’est ce qui se passe pour les personnes trans, et c’est d’une rare violence. Il est important aussi de faire attention à la manière dont on genre les personnes dont on pense ou sait qu’elles sont transgenres (genrer = utiliser le bon pronom personnel et système d’accords grammaticaux correspondant). Dans le doute, posez la question, c’est bien mieux pris qu’un mégenrage accidentel.

Estimer correctement la proportion de personnes transgenres est difficile, entre 0.3 et 3% selon mes recherches – je soupçonne qu’on est bien plus près des 3% voire au-delà car les personnes trans n’en parlent pas toujours autour d’elles, sans compter que beaucoup ne font jamais de coming out par crainte de la réactions des autres. Il y a des progrès dans l’acceptation ces derniers temps, mais l’ignorance règne encore en maître 🙄

Vous pensez que vous êtes peut-être transgenre ou vous connaissez des personnes qui vous ont parlé de leurs questionnements ? Il existe aussi des associations qui accompagnent les personnes dans cette situation (adultes comme enfants, et leurs proches), telles que Genres Pluriels en Belgique, par exemple. Le site https://lavieenqueer.wordpress.com (« Thématiques LGBTQIA+ et féministes depuis la perspective d’une personne trans non-binaire bi. ») contient également beaucoup d’infos intéressantes.

Pour aller plus loin :
Brochure Transidentités de Genres Pluriels

Merci à Genres Pluriels, lavieenqueer et à mes réviseuse.eur.s pour toutes les infos récoltées et leur précieux regard sur cette publication.

Laisser faire l’amour…

Aujourd’hui, c’est d’un livre que j’ai envie de vous parler.

Vous êtes en couple depuis un certain temps et votre désir s’essouffle ? Vous êtes fatigué.e de vivre en permanence dans la performance, jusque dans votre intimité ?

(Re)découvrez l’art de prendre le temps avec ce mangifique livre de Stephen Vasey :
Laisser faire l’amour.

A consommer sans modération, seul ou à deux…

Bonne lecture 🥰

Comprendre les relations amoureuses

Connaissez-vous Véronique Kohn ?

Une psychologue passionnée des relations amoureuses qui parle très juste ! Sa longue expérience des couples et personnes en souffrance amoureuse est une véritable mine d’informations ! 🤩

Disclaimer : si vous avez du mal avec les vidéos amateur et/ou que vous n’aimez que le son haute qualité, ceci n’est peut-être pas pour vous 😁 (et c’est dommage car ses contenus valent vraiment le détour)

Quelques exemples de sujets ?
– Comment s’affirmer dans la relation amoureuse
– Faut-il avouer ses infidélités ?
– Sauver son couple ou suivre quelqu’un d’autre
– La différence d’âge dans le couple
– Osez la rencontre : les stratégies de séduction

Et des dizaines d’autres conférences très intéressantes, à écouter au petit déjeûner ou à la pause-midi 😊

Pour cette publication, je vous propose :
Dépendance et contre-dépendance affectives

Je vous souhaite une belle découverte !

La prostate… à découvrir absolument !

Cette fois, je vous propose d’explorer un site web FA-BU-LEUX !

Vous y trouverez de nombreuses informations concernant le plaisir prostatique – et ce n’est pas parce qu’on n’est pas tenté qu’il ne faut pas s’informer – mais pas que ! Des articles sur des objets de plaisir, des forums sexualité, de l’hypnose érotique, et bien d’autres choses encore 🤩

Voici en exclusivité pour vous « le site de la sexploration et du plaisir » : www.nouveauxplaisirs.fr😊

Bonne balade !

« Viol » et « culture » dans une même expression

Savez-vous ce qu’est la « culture du viol » ?
L’expression vous dérange ? Lisez tout de même. C’est important.

« La culture du viol est l’environnement social qui permet de normaliser et de justifier la violence sexuelle, alimentée par les inégalités persistantes entre les sexes et les attitudes à leur égard. La nommer est le premier pas à franchir pour la démanteler. »

Autrement dit, la culture du viol, c’est une question de mentalité, de regard sur soi et sur l’autre. De prise de recul pour comprendre comment on en est arrivé là, et ce qu’on doit faire pour en sortir. Changer les mentalités, on peut tou.te.s y participer.

Après des siècles, voire des millénaires d’inégalité entre les sexes, les choses bougent, tout doucement mais certainement. Les nouvelles générations semblent plus conscientisées à l’importance d’une équité entre hommes et femmes, mais il y a encore tellement de chemin… Parce que chacun.e est un être humain, chacun.e a droit au respect, à la (vraie) liberté, de la même manière.
Il est essentiel de continuer le travail, sans se fatiguer, sans baisser les bras, même quand c’est dur. Et nous pouvons TOUTES ET TOUS y contribuer !

Aujourd’hui, je vous renvoie vers un site qui donne des clés pour renverser cette culture du viol, via des prises de conscience à portée de tous. Ces clés, lorsqu’on les lit, semblent des évidences. Pourtant, ça fait du bien de les entendre encore et encore pour bien les ancrer en nous et nous permettre de modifier nos comportements 🙂

16 façons de lutter contre la culture du viol

A partager absolument !

La vulve tout en poésie

Encore un beau compte Instagram pour cette semaine !

My Dear Vagina porte un regard artistique sur la vulve, cette partie du corps un peu magique, pleine de promesses et si longtemps cachée.

Une « Ode à l’amour du corps humain, assumé et célébré par les mises en scènes créatives. »
https://www.instagram.com/mydearvagina/

Belle découverte ! 😍

Sexualité & handicap ? Oui !

Cette semaine, c’est un sujet très tabou que j’ai choisi d’aborder. Celui de la sexualité des personnes en situation de handicap.

Pourquoi est-ce un sujet tabou ?
N’avons-nous pas TOU.TE.S droit à une sexualité épanouie ?
En quoi le handicap change-t-il quelque chose à ce droit ?
Il y a encore tant de progrès à faire…

Si vous ne souffrez d’aucun handicap majeur, je vous invite à vous poser la question de ce que pourrait être votre vie sensuelle et sexuelle si vous étiez dans cette situation…
Parce que lorsqu’on en parle, et c’est malheureusement trop rare, on mentionne toujours l’aspect sexuel qu’on ramène au sexe proprement dit. Qui a son importance, bien évidemment ! Mais la sexualité, c’est bien plus que cela. C’est aussi les peaux qui se touchent, les effleurements et les caresses de toutes sortes, et le regard, aussi. Un regard qui fait du bien 💛

TOU.TE.S celles et ceux qui le désirent ont droit à une sexualité enrichissante. Pour les personnes porteuses d’un handicap qui n’ont pas la possibilité de faire des rencontres, ou qui n’osent pas, il existe aujourd’hui, dans certains pays comme la Suisse, l’Allemagne ou la Belgique, des services d’assistance sexuelle, qui leur permettent de découvrir et de vivre une sexualité qui leur était auparavant inaccessible. Dans d’autres pays dits « évolués », on tergiverse, et la morale laisse sur le carreau de nombreuses personnes qui pourraient trouver dans ce système une solution à leur détresse sensuelle et sexuelle.

Le sujet ne vous laisse pas indifférent.e ? Je vous invite à découvrir ce bel article :
Sexualité et handicap, assistance sexuelle : un sujet tabou ?

Vous êtes en situation de handicap et vous avez besoin de conseils sexualité ? Je vous renvoie vers Chimène Gendarme et son beau site sexualité Sens Dessus Dessous.
Chimène s’est entre autres spécialisée dans le conseil des personnes porteuses d’un handicap. Merci à elle !
https://sensdessusdessous.be/

Passionné.e par les relations ?

Les relations… quel univers fantastique !

Cette semaine, je vous invite à découvrir La Chatte Machine, deux amoureux… des relations (tiens donc), fines plumes qui n’ont pas la langue dans leur poche et nous secouent un peu les puces avec des petites phrases et des références bien sympathiques – comme les amoureux des bancs publics.

Un tout petit bout de leur intro pour vous mettre en appétit ?
« Nous, Chacha et Duchesse, on se sort les griffes des coussinets pour aller gratter dans les bugs des rapports humains. Que ce soit pour ton petit brin de toilette quotidien ou pour un toilettage de printemps, viens avec nous améliorer l’hygiène de tes relations. »

https://www.facebook.com/lachattemachine

A savourer sans modération 🤩

Inutile d’insister !

« Après réflexion, je préfère annuler ». « Non merci ». « Je n’en ai pas envie ». « J’ai changé d’avis »…

Aujourd’hui, on parle relations et consentement. Et en particulier, des réactions au REFUS😏

Bon, on est d’accord, c’est pas forcément fun de se voire refuser quelque chose dont on a envie (et je ne parle pas que de sexe), et là-dessus, on est tou.te.s les mêmes. Ça nous frustre et c’est humain ! Mais ce n’est pas une raison pour se sentir agressé.e et encore moins pour agresser l’autre. Ça, c’est plutôt un comportement animal, irréfléchi, immature… Une réaction d’auto-défense contre quelque chose… qui n’est PAS une attaque, justement ! 😉

Tout le monde a le droit de ne pas avoir envie de quelque chose ou de changer d’avis. Dire non, ce n’est pas une insulte. Ce n’est PAS rejeter l’autre, contrairement à ce qu’on lit un peu partout. C’est rejeter une PROPOSITION qui ne nous tente pas, et non la personne. Ce n’est pas DU TOUT la même chose.
Dire non, c’est mettre ses limites, donc parler de soi et de ce qu’on est prêt à faire – ou pas. C’est totalement différent et les réactions démesurées face à cela me laissent parfois perplexe.

Malheureusement, trop de personnes se fâchent et deviennent agressives lorsqu’on leur dit non… parce qu’elles le prennent perso. Et c’est bien dommage, parce que ça n’a aucun sens.
Qu’est-ce que ça dit de ces personnes, ce genre de réaction ?
• qu’elles ne respectent pas l’autre
• qu’elles ne sont pas capables de gérer leur frustration
• qu’elles n’ont pas confiance en elles-mêmes
• qu’elles feraient bien de discuter un peu avec leur ego…
• et encore plein de choses qu’on n’a pas forcément envie d’étaler sur la place publique 😏

Réagir de manière déplacée à un « non », ce n’est pas très reluisant. On vous dit non, pensez consentement ! J’en parle souvent… parce que dans les relations, c’est un sujet qui revient tout le temps ! Ça vous aidera à relativiser… j’espère 😉

Alors pour celles et ceux qui ont du mal à entendre « non », voici quelques tips :
• La frustration vous saisit à la gorge ? Ne réagissez pas tout de suite, prenez de la distance. Dites simplement « OK » si vous n’arrivez pas à être cool et si c’est trop compliqué à gérer pour vous, quittez l’endroit sans esclandre plutôt que de dire quelque chose que vous pourriez regretter plus tard
• N’insistez pas lourdement. Non, c’est non. La personne a ses raisons, respectez-la, même si vous ne comprenez pas. Si elle vous « fait le coup » de changer d’avis plusieurs fois de suite, parlez-en avec elle ou tirez-en les conclusions qui s’imposent (= laissez tomber)
• Ne soyez pas agressif.ve, cela n’a aucun intérêt. Tout ce que vous risquez d’obtenir, c’est de vous faire une mauvaise réputation. Avez-vous vraiment envie de cela ?
Croyez-moi, on se remet toujours d’un non, même si parfois, ça fait mal. Ce n’est pas la fin du monde. Ça ne veut pas dire que vous êtes nul.le ou moche ou que sais-je encore. Par contre, ça permet d’apprendre plein de choses sur soi-même 🤩 Quand vous aurez atteint la sagesse, vous en rirez, même 😁

Tout ça, c’est du bon sens de base. Et pourtant, si vous saviez le nombre de fois où ça ne se passe pas comme il faudrait… 🙄

Voici quelques exemples de réactions à un « non » qui forcent le respect : « OK, je comprends », « Dommage, mais je respecte », « OK. Ai-je fait quelque chose qui ne t’a pas plu ? » (et si on n’obtient pas de réponse à cela, inutile d’insister : il n’est pas obligatoire de se justifier quand on refuse quelque chose)

Pour aller plus loin, je vous conseille cet article sur la culture de l’insistance (qui est « l’antichambre de la culture du viol » dont je parlerai dans un autre post) :

Ces hommes incapables d’entendre un « non » féminin, ou la culture de l’insistance

Notez qu’on parle presque toujours du consentement des femmes, parce que malheureusement, dans la grande majorité des cas, c’est un homme qui insiste, mais n’oubliez pas que le consentement vaut pour tou.te.s et dans toutes les situations…

Bonne lecture !

La sexualité… après la sexualité

Aimer n’a pas d’âge, vous le saviez, j’imagine… Et contrairement à ce que certain.e.s petit.e.s jeunes pensent 😁, la vie ne s’arrête pas à 60 ans ! Et dans vie, il y a potentiellement sexualité 😊

Comment ça se passe, la sexualité quand on vieillit ? Quels sont les défis, les possibilités ? Ce sujet est encore très tabou, et c’est dommage, parce qu’il est fort probable que nous y passerons tou.te.s, alors pourquoi ne pas déjà se renseigner MAINTENANT ?

Alors oui, bien sûr, la sexualité change avec le temps. Certain.e.s préfèrent clôturer le chapitre et passer à autre chose, tandis que d’autres optent pour un renouvellement, une transformation de leur sexualité.

Il est évident qu’on n’est plus capable à 70 ans des mêmes prouesses physiques qu’à 35, mais nombre de personnes interrogées expliquent qu’elles regardent la chose d’un autre oeil… et que c’est même encore mieux après, avec un focus particulier sur l’érotisme, la tendresse, la sensualité et la douceur.

J’aimerais aussi rappeler que ce que nous faisons jeunes, un certains nombre de moins jeunes que nous l’ont déjà fait 😉 Ne sous-estimez donc pas l’ouverture d’esprit et la curiosité des « goldies », comme les appelle Sophie de W A R N E D (We Are Retired Not ExpireD – une asso qui « s’est donné pour mission de révolutionner l’univers des GOLDIES: poursuivre des vies plus actives et sociales, créer de la valeur ajoutée grâce au transfert de compétences professionnelles et célébrer l’âge avec confiance et fierté » – https://www.facebook.com/warned.plus).

Envie d’en savoir plus sur la sexualité après la jeunesse ? Je vous recommande un beau livre à ce sujet :
L’âge, le désir et l’amour (ancien titre : Sex & Sixty), de Marie de Hennezel.

Belles découvertes !

(merci à Isabelle Schmidt pour la photo 😉)

Les mots crus

Il y a celles et ceux qui aiment faire l’amour en silence, par pudeur ou pour laisser davantage de place aux autres sens.
Il y a celles et ceux qui aiment écouter les bruits de leurs corps qui se caressent et se frottent et jouissent l’un de l’autre.
Il y a celles et ceux qui aiment se glisser des mots d’amour et de douceur.
Et puis il y a celles et ceux qui aiment les MOTS CRUS.

Aujourd’hui, c’est de ces mots que je vais vous parler. Du « Dirty talk », des mots salaces, du « parler cochon », des paroles obscènes qui choquent certain.e.s et en font décoller d’autres 😉

Beaucoup de gens aiment les mots crus pendant le sexe. Pourquoi ? Parce qu’ils trouvent ça EXCITANT 🔥

Il y a plein de raisons à cela, parfois liées à notre histoire, souvent liées à notre manière d’appréhender le monde, à notre construction sociale, au regard des autres, à notre regard sur nous-même, à nos attentes et à nos fantasmes. Aimer prononcer des mots crus, voire des insultes, ou aimer en entendre, ce n’est ni bizarre ni inquiétant si cela se passe dans le respect mutuel. Non, ça ne dit pas nécessairement de vous que vous êtes un.e pervers.e, ni que vous avez un problème psychologique 😉 Ça, ce sont des préjugés qui ne servent à rien et nous frustrent sans aucune raison valable.

Les mots crus, c’est subversif, ça nous renvoie à une forme d’animalité pulsionnelle, de lâcher prise total, de jeu dominant-dominé parfois, on enfreint quelque chose, il y a un fumet d’interdit. Pour certain.e.s, ça réveille une forme de masculinité ou de féminité qui est en nous et qu’on n’ose pas forcément montrer en société, ça ouvre une porte vers un imaginaire érotique qu’on ne peut explorer que dans les moments d’intimité, seul.e ou non.

Bien sûr, il y a cru et cru : le cru de l’un.e n’est pas toujours le cru de l’autre. L’essentiel, dans les ébats, c’est comme pour tout le reste : respecter les limites de l’autre (ou des autres).

Vous avez envie d’en dire mais vous n’osez pas ? Vous aimeriez qu’on vous en dise mais vous ne savez pas comment le demander ? Vous êtes curieux.se de voir l’effet que ça ferait ? Pourquoi ne pas tenter l’expérience en solo pour commencer ? Et si votre complicité le permet, discutez-en avec votre.vos partenaire.s avant de passer à l’acte (ou après).

Vous n’aimez pas les mots crus ? C’est votre droit ! Ne vous forcez pas si ce n’est vraiment pas votre truc. Dites-le en douceur à votre partenaire s’iel a pris les devants de manière un peu trop cavalière à votre goût, et ne laissez pas cela gâcher le moment. Jamais essayé ? Vous pouvez toujours tenter, sait-on jamais, ça pourrait vous plaire 😉 Toujours pas ? Ce n’est pas grave ! Il y a mille autres façons de passer un beau et bon moment de sexe. Ce qui ne vous empêche pas de réfléchir aux raisons pour lesquelles ça ne vous plaît pas : on s’enferme parfois dans des « croyances » (a priori) sans savoir pourquoi, et se remettre en question, c’est TOUJOURS intéressant 🤩

Pour finir, deux petites vidéos de la pétillante Belinda Sans Tabou si vous êtes novice en la matière :
Les mots qui excitent les femmes
Les mots qui excitent les hommes

Have fun !

Les relations… ailleurs

La culture de l’amour change dans nos pays occidentaux… polyamour, non-exclusivité, et j’en passe – les normes établies bougent.

Mais savez-vous comment on aime, quel regard on a sur la sexualité et les relations, dans d’autres parties du monde ?

Voici un podcast très intéressant qui vous donnera une idée de la manière d’appréhender les choses ailleurs :
http://www.slate.fr/audio/relations-internationales

« L’amour, le sexe, le couple… ces concepts sont-ils les mêmes aux quatre coins de la planète ? Marion Hazout et Victor Viriot, en couple depuis quatre ans, ont voyagé dans neuf pays pour apprendre auprès de leurs habitant·es comment cela se passe, ailleurs. De l’Inde à la Colombie, du Japon au Sénégal, Relations internationales interroge les relations, amoureuses ou non, dans le monde entier. »

Parfois surprenant, parfois choquant même, une bonne manière de voir où nous en sommes et de prendre du recul par rapport à nos certitudes… et à nos exigences !

Belle écoute !

Masculinités décortiquées

Aujourd’hui on parle de masculinités au travers d’un magnifique podcast de Victoire Tuaillon (Binge Audio) 😊

Des dizaines d’épisodes sur les sujets les plus divers, mais toujours avec une approche qui interroge, surprend, bouscule aussi parfois. Parce qu’on ne devrait jamais arrêter de réfléchir et d’apprendre 🤩

Les couilles sur la table
https://www.binge.audio/podcast/les-couilles-sur-la-table
« Que veut dire être un homme au XXIème siècle ? Comment la virilité traditionnelle est-elle construite ? Quelles sont les normes et les différentes facettes de la masculinité ? Par des conversations avec des artistes, des universitaires, des activistes, Victoire Tuaillon s’empare frontalement du sujet des masculinités et parle des hommes entre eux, des pères et de leurs fils, de violence, paternité, sexualité, amitié, filiation… Un programme destiné aux femmes, aux hommes qui se posent des questions sur eux-mêmes. Et à ceux qui ne s’en posent pas encore. »

Ecoutez la Bande annonce !

Prises de conscience garanties 🤩

Sexe à trois (et plus si affinités)

Le sujet du jour, c’est… le plan à 3 🔥
(Ou à 4, 5… bref, à plus de 2)
C’est un fantasme pour beaucoup de personnes, en couple ou non.

Tenté.e.s ? Regardez l’expérience comme un jeu : comment rencontrer des personnes intéressées, trouver la ou les bonne.s personne.s, organiser la soirée, passer un bon moment safe, se dire au revoir avec des étoiles dans les yeux… tout ça, c’est possible, et moins compliqué que ça en a l’air. Le tout est de se jeter à l’eau 😉

Voici donc quelques infos et conseils si vous voulez tenter l’aventure dans les meilleures conditions possibles 😊

Et pour ne pas répéter ce qui est dit dans la vidéo qui se trouve plus bas (plutôt destinée aux couples qui veulent tenter l’aventure), voici quelques conseils pour la 3e personne qui se rajoute au couple 😉

Une envie équilibrée
La première chose lorsque vous entrez en relation avec un couple est de vous assurer que l’envie est là pour tout le monde. Vérifiez que les deux personnes du couple avec qui vous voulez vous « mélanger » en ont envie et pas que l’un.e le fait pour faire plaisir à l’autre. Sinon… c’est mal barré.
La dynamique à 3 est très différente de la dynamique à 2 et la jalousie ne devrait pas avoir sa place dans ce genre de rencontre. Mais parfois, c’est inévitable. Vous n’avez pas de contrôle là-dessus. Veillez donc à ne pas vous positionner comme une menace mais bien comme une personne qui va apporter au couple quelque chose en plus, qui va augmenter sa complicité. Montrez le même niveau d’attention aux deux (quitte à mettre un peu plus de focus sur la personne qui semble en insécurité le cas échéant, ou à vous effacer un peu au profit du couple – tant que vous ne vous retrouvez pas à tenir la chandelle, ce qui n’est quand-même pas le but !), et à moins que cela ne soit une attente claire de leur part, ne créez pas une complicité plus étroite avec l’un.e qu’avec l’autre.
Pour rappel, le consentement, dans le sexe comme ailleurs, c’est essentiel ! Si les 3 personnes ne sont pas détendues, avec un vrai désir de vivre l’expérience et une vraie confiance, ça ne fonctionnera pas.

Avec qui ?
Attention au plan à 3 avec des personne.s que vous connaissez déjà. Cela peut créer tout un tas de complications par la suite (malaise, jalousie, etc.). Un plan à 3 avec une personne inconnue (ou presque) est moins risqué d’un point de vue « simplicité » car moins impliquant émotionnellement. Et puis si ça se passe pas super bien, merci au revoir, pas de conséquence 😁 Si on ne connait pas (bien) les personnes avant, il est vivement conseillé d’avoir suffisamment d’échanges sympa et sexy en amont, histoire d’établir un lien de confiance pour passer un vrai bon moment. Et pour éviter les soucis de jalousie éventuels, rien de tel qu’un groupe de discussion à 3 pour créer la dynamique du trio. En bref, appliquez les règles logiques de la communication : écoute, respect, transparence.

Comment se rencontrer ?
Il existe pas mal de manières de rencontrer des personnes pour des plans à 3 : sites libertins et BDSM (facilement trouvables sur internet), certaines apps de rencontre aussi, où il est possible de préciser qu’on est ouvert.e aux rencontres à plusieurs. Ou encore IRL (in real life), en mode « drague en couple » dans un bar ou autre lieu public. Au pire c’est non merci, et on s’en remet. Si vous avez un égo très encombrant, c’est l’occasion ou jamais de travailler dessus 😉

Comment initier la soirée ?
Vous pouvez commencer par un drink, suivi éventuellement, si le courant passe, d’un resto (ou d’un dîner chez l’un.e d’entre vous si vous êtes suffisamment en confiance). Laissez ensuite la soirée suivre son cours sans stress. Souvenez-vous, c’est un jeu avec beaucoup de plaisir à la clé, pas un examen. Moins vous y mettrez de performance, plus ce sera fun. Profitez du drink pour discuter de ce qui est important pour vous et pour eux dans l’échange, que ce soit d’un point de vue communication, respect, santé ou autre, et ne poursuivez la soirée que lorsque vous êtes certain.e que chacun.e peut à tout moment et sans jugement dire STOP. Si possible, demandez au couple les règles décidées entre eux pour les aider à les respecter.
La situation idéale est lorsque le couple est suffisamment en confiance pour qu’il n’y ait pas d’interdit… et cela peut arriver dès la première rencontre, si vous établissez une belle communication dans les discussions.

A 3 dans l’intimité
Lorsque les choses prennent une tournure plus hot, assurez-vous en permanence que tout le monde est OK avec ce qui se passe. Ca ne veut pas dire que vous devez verbaliser un « je peux ? » avant chaque action, mais pensez à vous regarder souvent et soyez à l’écoute des regards des autres. Avec un couple, veillez à ne pas « empiéter sur le terrain » de l’un.e des partenaires. Pas toujours facile mais essentiel. Plus le couple sentira que vous êtes bienveillant.e et là pour son plaisir et le vôtre, plus il vous laissera entrer dans son intimité. Et n’oubliez pas qu’en vous invitant dans son intimité, le couple vous fait un honneur : soyez-en conscient.e et digne 😊

Un point santé sexuelle
Prévoyez toujours des préservatifs (que vous receviez chez vous ou non) et un moyen de vous laver les mains ou d’autres parties du corps (des lingettes désinfectantes par exemple). Et n’oubliez pas non plus qu’il est absolument obligatoire de changer de préservatif quand on change de partenaire ! Tout ça représente une petite gymnastique à laquelle il faut se préparer psychologiquement pour éviter d’abîmer le moment avec un « zut, y a plus de capotes ».
Tip : pensez au préservatif dit « féminin » dans les ébats entre 2 femmes et un homme 😉

Le moment vous a plu ? 🤩
Dites-le vous ! Et revoyez-vous… ou pas 😊
Si l’expérience n’était pas une réussite, essayez de comprendre pourquoi et tirez-en les leçons qui s’imposent.

En conclusion, une petite vidéo d’Ambr’Ouille avec des tips pour les couples : https://www.youtube.com/watch?v=i9zSD9D8d_M

Belle découverte !

Coming out et autres réflexions

Aujourd’hui, j’ai envie d’aborder un sujet qui me tient particulièrement à coeur parce que j’aime tellement la différence 😍

Je vais parler de faire son coming out… sortir du placard… autant d’expressions qui font mal quand on prend le temps d’y réfléchir. Mal parce qu’elles sont lourdes de secrets, de mal-être, de manque d’acceptation pour qui on est sans l’avoir choisi. Mal parce que derrière la libération, il y a l’enfermement, la peur, les moqueries… Aujourd’hui, en écrivant ces lignes, c’est aussi aux générations futures que je pense, parce qu’il est crucial de leur expliquer les choses avec un esprit OUVERT (et quand c’est expliqué simplement, ça fonctionne super bien !)

Sortir de la sacrosainte « norme établie » (mais par qui et de quel droit ??) en matière de genre et de sexualité, on le sait, c’est parfois très compliqué. D’ailleurs, on parle de faire SON coming out, mais en réalité, il n’y a pas qu’UN coming out… il y a ensuite toutes les autres fois où il faut de nouveau se confronter à cette maudite norme, subir l’intolérance encore et encore. On peut donc parler de coming out à répétition. J’invite celleux d’entre vous qui ne font pas face à ce questionnement à y réfléchir. Parce que c’est dur, usant, et puis c’est PAS JUSTE 😤

En matière de sexualité, on me demande souvent : j’aime ceci ou cela, est-ce normal ? Cette question me fait toujours le même effet : ça me tord les tripes. Encore une fois, dans le consentement et la légalité, OUI ! C’est normal ! Mais en vrai, j’ai envie de dire : on s’en fout de la norme !!! En quoi cela gêne-t-il qui que ce soit que chacun.e vive sa sexualité et son identité de genre comme iel l’entend ? Où est le danger, et pour qui ? On cherche à ces questions des tas de réponses, mais pourquoi chercher des réponses à des questions qui n’ont aucun sens ? Doit-on faire un coming out quand on préfère le beurre à la margarine ? Le vert au jaune ? Être brun.e ou blond.e ? Pourquoi n’y a-t-il pas de « norme » à ce niveau et pourquoi en faut-il absolument une en matière de genre et de sexualité ? Et puis pourquoi faut-il absolument avoir une sexualité en « adéquation » avec son genre, aussi ? Est-ce qu’on pourrait juste laisser les gens être bien dans leur baskets tels qu’ils sont ? (Merci !)

Dans ce contexte, j’aimerais partager avec vous un document tout simple et très percutant, qui met en perspective ce que vivent les personnes homosexuelles – en l’occurence – et plus généralement toutes les personnes qui ne se définissent pas comme hétérosexuelles, lorsqu’elles font leur « coming out ». Dans l’absolu, ça vaut aussi pour les personnes non cisgenre (cisgenre = dont le genre ressenti correspond au genre qui lui a été assigné à la naissance) : on ne parle de coming out que pour la sexualité, pourtant, le coming out de genre existe aussi !

Ce que j’aime dans ce document (merci au certificat en Genre & Sexualité de l’ULB), c’est qu’il met en évidence de façon flagrante l’absurdité derrière le fait de considérer l’homosexualité comme un problème – et par extension, TOUTES les différences.

Je vous en souhaite bonne lecture !

A quand les « clit pics » ?

Aujourd’hui, j’ai envie de partager le travail d’une artiste avec tou.te.s celleux qui ont reçu des photos de sexe (aka Dick Pics) sans qu’on leur ait demandé leur avis. On estime quand-même à 70% le nombre de personnes recevant ce genre de chose ! Et oui, appelons un chat un chat : c’est une agression sexuelle.

Derrière ces photos qu’on reçoit par surprise, il y a évidemment le consentement. Ou plutôt, son absence… Vous avez besoin de rappeler à certain.e.s ce que c’est ? Scrollez un peu, il y a quelque part une petite vidéo qui pourrait vous être utile à l’occasion 😉 Parce que le consentement, ce n’est pas QUE le fait de dire oui à l’acte sexuel. C’est tellement plus large que ça.

Je suis curieuse de savoir combien de personnes ont déjà reçu une photo de vulve (Clit Pic ?) sans l’avoir souhaité. Avis à mes lecteur.ice.s : ça vous est déjà arrivé ? En tous cas, contrairement à ce que j’ai pu trouver sur les Dick Pics, toutes mes recherches sur « Clit Pics » me renvoient vers des sites porno 😏

Je vous laisse jouer à trouver (le phallus de) Charlie dans les photos de l’article suivant. Quelques images valent souvent mieux que de longs discours…

Des verges dans des natures mortes célèbres

Une bonne réponse aux agressions du genre 😉

Vous avez dit « slow sex » ?

Le sujet du jour, c’est le SLOW SEX 🔥

On en entend assez souvent parler, je vais tenter de vous expliquer de quoi il s’agit.

Le slow sex, comme son nom l’indique, est une manière d’aborder le rapport sexuel plus lente et plus sensuelle que ce à quoi on est habitué.e en général. En prenant le temps de déguster, de savourer l’échange avec le.la (ou les 😉) partenaire.s – et ce qui suit est essentiel – en conscience, avec un focus sur les sensations et les émotions, SANS OBJECTIF de performance et avec un maximum de DOUCEUR et de bienveillance.

Avant de vous donner des pistes pour explorer, voici quelques points à retenir :
– le slow sex, c’est un véritable échange, les deux agissent ensemble et/ou tour à tour pour une montée de plaisir mutuel. Comme une danse…- ce n’est pas une série de rituels – bien que rien n’empêche de mettre des rituels en place si on le souhaite
– ce n’est pas du tantrisme, même s’il y a des points communs. En tantrisme, on parle d’énergie sexuelle, il y a des rituels et des techniques. Je reviendrai sur le tantrisme dans une autre publication.
– il n’est pas obligatoire d’être amoureux.se pour avoir un bel échange de slow sex. Par contre, la complicité et l’envie de faire du bien à l’autre, au sens général du terme – et de se faire du bien évidemment – doivent clairement être là.
– on n’est pas non plus obligé.e de ne plus faire que cela ! Alterner avec d’autres styles, c’est tellement plus intéressant (mais chacun.e ses goûts 😏)

Vous êtes prêt.e.s pour les recommandations ? C’est parti !

Première astuce : PRENDRE LE TEMPS. Pour de vrai. Caser une séance de sexe vite fait bien fait entre le souper et la nuit parce que ça fait X jours qu’on n’a rien fait et alors qu’on est fatigué.e, c’est rarement la bonne approche… Le slow sex, ça implique de prévoir du temps, beaucoup de temps, pour être relax et pour, justement, pouvoir se défaire de cette pression du timing qui va souvent de pair avec la pression de la performance. Et ne me dites pas que votre vie est surchargée et que ce temps, vous ne l’avez pas : vous êtes maître.sse de la gestion de vos priorités. Si si. Prenez du recul et vous verrez 😉

Deuxième astuce : choisir un environnement « sécurisé » où vous ne risquez pas d’être dérangé.e (je pense en particulier aux enfants, aux parents ou aux colocataires, au hasard 😆) Testez le slow sex lors d’une après-midi de paresse à l’hôtel, ou une nuit en tente – ou yourte ! – si la température le permet 😁

Troisième astuce : soignez l’ambiance ! Une musique sexy, une température qui permet de se sentir bien nu.e, un éclairage tamisé ou des bougies, des huiles parfumées pourquoi pas, bref, tout ce qui vous parle, mais pour créer une atmosphère intimiste et vous permettre de déployer tous vos sens, car oui, le slow sex, c’est aussi stimuler en conscience le goût, l’odorat, l’ouïe, la vue et le toucher 🤩

Quatrième astuce : passez beaucoup BEAUCOUP de temps à vous regarder l’un.e l’autre, à vous effleurer, vous masser, vous caresser PARTOUT – oui, partout, pas juste sur ou à proximité des zones érogènes connues 🙄 Ca, c’est le piège classique. Toutes les parties du corps peuvent être érogènes, le saviez-vous ? Et plus on prend le temps de l’explorer, plus le corps révèle ses secrets. Vous serez surpris.e de découvrir de nouvelles zones érogènes du corps de l’autre – et du vôtre ! 🔥 Mettez-y autant de tendresse que possible, ça fait tellement de bien !!!

Cinquième astuce : laissez-vous aller, faites de la place à vos émotions, accueillez-les et accueillez celles de l’autre. Focalisez-vous sur vos SENSATIONS pendant que l’autre vous regarde et vous caresse, laissez-les vous envahir. Vous ne risquez rien d’autre qu’un moment de pur bonheur 😋

Sixième astuce : profitez de chaque seconde et détachez-vous de l’obligation de l’érection / de la lubrification et de celle de l’orgasme. Si ça arrive, tant mieux, et si pas, rappelez-vous que toutes les attentions que vous partagerez créeront une jouissance que vous n’auriez probablement pas pu atteindre seul.e 😉

Voici deux playlists pour inspiration 😊 Attention, elles sont courtes ! Mais ça peut déjà vous donner des idées 😉
Sensual Mix | Slow, Sex, Chill
Sexual Mix //
𝘴𝘭𝘰𝘸𝘦𝘥 𝘵𝘰 𝘱𝘦𝘳𝘧𝘦𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯

Je vous souhaite une fabuleuse découverte ! 🤪

PRIMAL

Vous l’attendiez ? Voici enfin l’article sur le « primal sex » ! 😈

Qu’est-ce que c’est, le primal sex ? Dans les appellations possibles, on trouve aussi sexe primitif, sexe sauvage, primal play, primal sex play… et tout cela est nuancé selon qui en parle et dans quel contexte.L’idée de départ, c’est de laisser libre cours à ses pulsions physiques dans les échanges sexuels, en se détachant de la pression sociale, de notre éducation, de nos croyances. Mettre notre cerveau au repos, en quelque sorte, et faire « simplement » ce dont notre corps a envie. Sans pour autant renier les émotions, qui peuvent être très fortes.Les personnes qui se disent « primal » parlent souvent d’un état d’esprit, et non d’une orientation sexuelle ou de fétichisme. Une facette, que nous avons (probablement) tous quelque part enfouie en nous, mais que nous refoulons consciemment ou non parce que nous sommes des êtres sociaux. Et que certain.e.s ont envie d’explorer alors que l’idée hérisse le poil d’autres, si j’ose dire. Pourquoi pas, tant qu’il y a envie mutuelle, respect, consentement, légalité… vous connaissez la musique 😏

Encore une fois, non, ce n’est pas un truc de pervers (rappel : on est tous le pervers de quelqu’un.e). C’est « juste » un goût pour un type de jeu, une attitude possible dans les rapports sexuels.La notion de primal sex est entrée dans la liste des pratiques BDSM (bondage-discipline-domination-soumission-sado-masochisme) il y a seulement quelques années. On n’est pas ici dans le contexte des morsures, griffures et autres gestes du genre relativement raisonnables qu’on échange dans un rapport sexuel passionné 😏
Le primal sex se caractérise aussi potentiellement par des jeux de pouvoir, de poursuite (chasseur-proie), dans des lieux spécifiques (dedans ou dehors). On n’utilise pas d’objets a priori. Ca se passe donc dans un cadre précis, avec des limites et des règles pour éviter d’aller trop loin.

Alors évidemment, à partir du moment où on laisse nos instincts s’exprimer sans retenue ou presque, ça implique une grande confiance entre les partenaires. Parce qu’on va jouer avec les limites – les siennes et celles de l’autre – tout en restant dans le CONSENTEMENT et l’ECOUTE.
Ca implique donc également beaucoup, beaucoup de communication… avant – et après. Rarement pendant 😁 (sauf « safe word », voir plus loin). Parce que derrière primal sex, il y a aussi l’idée de laisser de côté le langage verbal, d’être dans le pur ressenti, la sensualité « brute », les sons.Quand je parle d’écoute, je parle surtout d’ATTENTION à l’autre plutôt que d’un éventuel échange vocal, pour trouver l’équilibre entre assouvir ses propres désirs et permettre à l’autre d’assouvir les siens, sans qu’aucun.e des partenaires ne se sente négligé.e dans ses besoins.

Entendons-nous bien : tout ça, c’est la théorie. Chacun.e est libre de l’adapter à sauce.Et puis, très important aussi, le primal sex, ça implique une PROGRESSION dans le jeu. Nombre de personnes se lancent dans le primal sex sans trop savoir où elles mettent les pieds, sans connaître leurs propres limites, et c’est là que les dérapages risquent de se produire. Quand la maturité ou l’expérience n’est pas suffisante pour être certain.e de bien savoir gérer l’escalade. Parce qu’en laissant notre instinct reprendre le dessus, on s’expose à la difficulté de gérer des pulsions qu’on n’a pas l’habitude de libérer. C’est pourquoi il est essentiel d’y aller pro-gre-ssive-ment !

Peur d’aller trop loin ? Renseignez-vous et parlez-en suffisamment avant. Et débriefez après. Et si quoi que ce soit ne va pas pendant, DITES-LE ! Tant pis si ça casse l’ambiance. Personne n’a envie de se retrouver face à un.e « primal » incontrôlable. Pour éviter cette situation, il est fortement conseillé (comme dans les autres jeux de BDSM d’ailleurs) de se mettre d’accord sur un « safe word » (le fameux mot / son / geste qui permet de dire STOP), et pour certain.e.s, un contrat écrit peut aussi être une manière de se rassurer. Et si ça tourne au vinaigre malgré tout, adoptez une attitude visant à calmer le jeu en introduisant de la lenteur plutôt qu’une réaction de défense, qui risque au contraire d’intensifier le processus. L’important, c’est de savoir à qui on a affaire, et de savoir s’arrêter à temps.Deux des formes de « primal sex play » (« jeu sexuel primitif ») les plus courantes sont le rapport dominant.e/dominé.e (chasseur/proie), et le rapport dominant.e/dominant.e. Bien qu’il soit possible de jouer à plusieurs, je parlerai ici d’un rapport entre deux personnes, pour faire simple. Dans la première forme, les rôles sont établis et ne changent pas. Le.la dominant.e doit « mériter » le.la dominé.e qui finit par se soumettre en récompense. Dans l’autre, les deux veulent dominer, on assiste donc à une escalade. Dans les deux cas, et parce qu’on est dans quelque chose de très puissant, l’issue peut être un plaisir orgasmique extrêmement intense pour les partenaires.

Pour aller plus loin, je vous invite à consulter le site suivant (en anglais et bien écrit) et en particulier cet article et ceux qui y sont liés :
I’m A Primal, Here’s What That Means

Belle découverte !

Cunni – quoi ?

L’art du cunnilingus… tout un univers 🤩

A l’origine, le vrai nom, c’est cunnilinCTUS (du latin cunnus « vulve » et lingere « lécher »). Et encore. Ethymologiquement, le cunnilinctus (la cunnilincta ?), c’est la personne qui fait la chose. Bref, je parlerai de cunni pour éviter toute faute de langue. Voilà pour la partie « demain je brille en société avec ma dernière découverte » 😅

Le cunni, donc, a ses amateur.e.s et ses détract.eur.rice.s.Les gens qui n’y tiennent pas trop mettent souvent en avant l’odeur, le goût, le côté fluide (la cyprine), une mauvaise expérience ou les complexes (vous savez, ces trucs que nous chuchotte la petite voix pourrie pour nous faire croire qu’on n’est pas comme il faut). Et ça peut être un souci chez la personne qui donne comme chez la personne qui reçoit.Quelques petits rappels juste pour la forme :
– vous avez peur que votre odeur/goût n’incommode l’autre ou vous n’aimez pas votre vulve ? D’abord, faites-lui confiance, à l’autre. S’iel a envie de vous (et de s’) offrir ce plaisir et qu’iel vous attire, c’est qu’il y a compatibilité. Si votre hygiène intime est bonne, relax et profitez du moment, ça vaut le détour 😊 Sachez aussi que la vulve parfaite, comme le corps parfait, c’est une légende ! Parce que chacun son corps et chacun ses goûts 😁
– vous hésitez parce que vous avez eu une expérience bof à ce niveau ? De nouveau, chaque personne et chaque situation sont différentes, ne l’oubliez pas. Rester sur une mauvaise impression quand on n’y est pas obligé.e, c’est dommage…
– ce n’est pas votre truc, point final ? Rien ne vous oblige à donner ou à recevoir ce genre de caresse (ni aucune autre, d’ailleurs). Pas envie ? Déclinez poliment. Et c’est pas grave. Il y a beaucoup d’autres choses possibles, c’est comme pour la pénétration 😉

Et puis il y a les amateur.e.s. Celleux-là vous diront que c’est l’un des plus beaux moments d’échange au monde 😉

Pour ce qui est des techniques, il y a mille choses sur internet, je ne vais pas vous écrire un énième article là-dessus.Pour moi, s’il faut retenir quelque chose dans tout ça, c’est :
Prenez tout le temps du monde, parce que non, ce n’est pas un préliminaire (à quoi, d’ailleurs ?) mais bien une fusion sexuelle et émotionnelle dans toute sa beauté 😍
Variez les caresses, explorez à deux (ou plus) en douceur et sans objectif – chaque caresse est un plaisir, il n’y a pas que l’orgasme dans la vie !
N’essayez pas de « bien faire » ni de « bien recevoir » : on aime tous des choses différentes, et avec une technique toute faite, vous serez doué.e pour l’un.e et pas pour l’autre. Découvrez-vous, adaptez-vous, renouvelez-vous !
Mettez-y de l’amour, laissez-vous guider par votre instinct et les soupirs de l’autre, lâchez prise, et si c’est bon, DITES-LE !
Enfin, identifiez-vous à ellui dans le plaisir : faites ce que vous aimeriez qu’on vous fasse si vous étiez à sa place 😁

Pour allez plus loin, voici un article issu d’un très beau site – qui malheureusement est menacé de fermeture imminente – n’hésitez pas à vous y abonner si ce que vous y trouvez vous plaît :
L’art du cunnilingus

Belle balade !

Fantasme, un mot qui fait… fantasmer !

Aujourd’hui, je vous parle FANTASMES 🔥

Pourquoi fantasme-t-on ? Faut-il en avoir honte ? Doit-on les partager avec son partenaire ? Doit-on les réaliser ? Quels sont les fantasmes les plus courants ?

Fantasmer, c’est très naturel. « Un fantasme, c’est une imagerie érotique qui est excitante ».

Honte de vos fantasmes ? Et pourquoi ?
Il faut d’abord différencier deux catégories de fantasmes : les fantasmes « réalisables » 😊 autorisés par la loi et impliquant des partenaires qui en ont vraiment envie) et les fantasmes « interdits » 😊 les autres). N’en déplaise à certains, on a le droit de fantasmer sur absolument tout. Fantasmer ne signifie pas passer à l’acte, et il n’est d’ailleurs pas rare de fantasmer sur des choses que pour rien au monde on ne souhaiterait vivre « en vrai ». Certains de vos fantasmes vous dérangent profondément ? N’hésitez pas à en discuter avec un.e psy, un.e sexologue… ou un.e coach en sexualité 😉

Une question revient souvent : le fantasme est-il forcément un indicateur de notre orientation sexuelle ? Non 🙂
Un homme hétéro peut avoir envie de faire une fellation à un autre, une personne lesbienne fantasmer sur une personne trans ou une femme hétéro rêver d’un cunilingus par une autre femme sans devoir se remettre en question. En fait, quels que soient votre orientation sexuelle et votre genre, il n’y a pas de limite. Et c’est bien ce qui est génial avec le fantasme 😊

Faut-il réaliser tous ses fantasmes ? Attention… Si vous réalisez vos fantasmes, veillez à vous en créer de nouveaux 😊 S’il est réalisé, le fantasme risque de perdre de sa puissance érotique.

Faut-il partager ses fantasmes avec son partenaire ? Ca dépend des fantasmes, de la dynamique de votre relation, de l’ouverture d’esprit de l’autre… Parfois, c’est une bonne idée, en particulier si on a envie de les réaliser à deux. Mais n’oubliez pas qu’il est important de cultiver son jardin secret. Personne n’est obligé de raconter TOUT ce qui se passe dans sa tête à l’autre, et ne pas tout dire n’est pas une faute dont on devrait se sentir coupable. L’amour de l’autre, c’est aussi le respect de son monde intérieur. Tant que cela ne nuit en rien à votre couple, où est le problème ? Chez nombre de personnes, c’est justement le fantasme qui permet de maintenir le désir.

Les fantasmes les plus courants ? Je vous en cite quelques uns, à vous de voir si vous vous y retrouvez :
– faire l’amour à plus de deux
– faire l’amour avec un.e inconnu.e
– les jeux de bondage (partenaire attaché.e) et dominant.e-dominé.e
– les lieux inhabituels ou ceux où l’on pourrait être vus (exhibitionisme)
– le voyeurisme (regarder des gens faire l’amour) ou le candaulisme (regarder son/sa partenaire avoir des rapports sexuels avec un.e autre)
– les rapports avec une personne du même sexe (pour les hétéros)
– les jeux de rôle- l’utilisation d’un gode ceinture
-…

Quelques fantasmes surprenants ? Je vous renvoie pour cela à ma publication sur les paraphilies 😊
Et il y en a plein d’autres !

Le sujet vous intéresse ? Voici une page qui creuse le sujet avec un regard psychologique :
Fantasmes, mode d’emploi

Sur ce, fantasmez bien ! 🤩