Clitoris, pénis, même combat ?

Saviez-vous que le clitoris et le pénis sont deux versions du même organe ?

Tous deux sont constitués d’un gland, de corps spongieux et de corps caverneux. Tous deux se gonflent de sang lors de la phase d’excitation, et prennent du volume puis reprennent leur taille normale après l’excitation (mais c’est plus lent pour le clitoris que pour le pénis). Et tous deux possèdent au niveau du gland un très grand nombre de terminaisons nerveuses : environ 4000 pour le gland du pénis et 8000 pour le gland du clitoris !

Lors des premières semaines de développement du foetus, le « tubercule génital » est le même, quel que soit le futur sexe biologique. Il en va de même pour les ovaires et les testicules qui sont à l’origine des gonades indifférenciées. Ce sont les chromosomes XX ou XY (ou XXY, XXX, XYY, etc.) et les hormones qui vont orienter l’évolution des parties génitales vers des organes mâles ou femelle, et ce après plusieurs semaines de gestation.

Les chromosomes (et leur nombre) et les hormones ont un effet différent d’une personne à l’autre, ce qui explique que certaines personnes naissent avec des organes génitaux et/ou des caractéristiques hormonales différents de la « norme établie » : il s’agit des personnes intersexuées, dont on estime qu’elles représentent un peu moins de 2% de la population. Etre intersexué.e est tout à fait OK, la difficulté réside surtout dans le regard des autres, qui bien trop souvent jugent sans savoir. Je reviendrai sur ce sujet sensible dans une autre publication.

Pour illustrer ce qui précède, je vous invite à regarder les images jointes à ce post, issues de l’excellent livre Sexpérience d’Isabelle Filliozat et Margot Fried-Fillozat (merci à elles), livre dont j’ai déjà parlé dans une publication Facebook précédente.

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