PRIMAL

Vous l’attendiez ? Voici enfin l’article sur le « primal sex » ! 😈

Qu’est-ce que c’est, le primal sex ? Dans les appellations possibles, on trouve aussi sexe primitif, sexe sauvage, primal play, primal sex play… et tout cela est nuancé selon qui en parle et dans quel contexte.L’idée de départ, c’est de laisser libre cours à ses pulsions physiques dans les échanges sexuels, en se détachant de la pression sociale, de notre éducation, de nos croyances. Mettre notre cerveau au repos, en quelque sorte, et faire « simplement » ce dont notre corps a envie. Sans pour autant renier les émotions, qui peuvent être très fortes.Les personnes qui se disent « primal » parlent souvent d’un état d’esprit, et non d’une orientation sexuelle ou de fétichisme. Une facette, que nous avons (probablement) tous quelque part enfouie en nous, mais que nous refoulons consciemment ou non parce que nous sommes des êtres sociaux. Et que certain.e.s ont envie d’explorer alors que l’idée hérisse le poil d’autres, si j’ose dire. Pourquoi pas, tant qu’il y a envie mutuelle, respect, consentement, légalité… vous connaissez la musique 😏

Encore une fois, non, ce n’est pas un truc de pervers (rappel : on est tous le pervers de quelqu’un.e). C’est « juste » un goût pour un type de jeu, une attitude possible dans les rapports sexuels.La notion de primal sex est entrée dans la liste des pratiques BDSM (bondage-discipline-domination-soumission-sado-masochisme) il y a seulement quelques années. On n’est pas ici dans le contexte des morsures, griffures et autres gestes du genre relativement raisonnables qu’on échange dans un rapport sexuel passionné 😏
Le primal sex se caractérise aussi potentiellement par des jeux de pouvoir, de poursuite (chasseur-proie), dans des lieux spécifiques (dedans ou dehors). On n’utilise pas d’objets a priori. Ca se passe donc dans un cadre précis, avec des limites et des règles pour éviter d’aller trop loin.

Alors évidemment, à partir du moment où on laisse nos instincts s’exprimer sans retenue ou presque, ça implique une grande confiance entre les partenaires. Parce qu’on va jouer avec les limites – les siennes et celles de l’autre – tout en restant dans le CONSENTEMENT et l’ECOUTE.
Ca implique donc également beaucoup, beaucoup de communication… avant – et après. Rarement pendant 😁 (sauf « safe word », voir plus loin). Parce que derrière primal sex, il y a aussi l’idée de laisser de côté le langage verbal, d’être dans le pur ressenti, la sensualité « brute », les sons.Quand je parle d’écoute, je parle surtout d’ATTENTION à l’autre plutôt que d’un éventuel échange vocal, pour trouver l’équilibre entre assouvir ses propres désirs et permettre à l’autre d’assouvir les siens, sans qu’aucun.e des partenaires ne se sente négligé.e dans ses besoins.

Entendons-nous bien : tout ça, c’est la théorie. Chacun.e est libre de l’adapter à sauce.Et puis, très important aussi, le primal sex, ça implique une PROGRESSION dans le jeu. Nombre de personnes se lancent dans le primal sex sans trop savoir où elles mettent les pieds, sans connaître leurs propres limites, et c’est là que les dérapages risquent de se produire. Quand la maturité ou l’expérience n’est pas suffisante pour être certain.e de bien savoir gérer l’escalade. Parce qu’en laissant notre instinct reprendre le dessus, on s’expose à la difficulté de gérer des pulsions qu’on n’a pas l’habitude de libérer. C’est pourquoi il est essentiel d’y aller pro-gre-ssive-ment !

Peur d’aller trop loin ? Renseignez-vous et parlez-en suffisamment avant. Et débriefez après. Et si quoi que ce soit ne va pas pendant, DITES-LE ! Tant pis si ça casse l’ambiance. Personne n’a envie de se retrouver face à un.e « primal » incontrôlable. Pour éviter cette situation, il est fortement conseillé (comme dans les autres jeux de BDSM d’ailleurs) de se mettre d’accord sur un « safe word » (le fameux mot / son / geste qui permet de dire STOP), et pour certain.e.s, un contrat écrit peut aussi être une manière de se rassurer. Et si ça tourne au vinaigre malgré tout, adoptez une attitude visant à calmer le jeu en introduisant de la lenteur plutôt qu’une réaction de défense, qui risque au contraire d’intensifier le processus. L’important, c’est de savoir à qui on a affaire, et de savoir s’arrêter à temps.Deux des formes de « primal sex play » (« jeu sexuel primitif ») les plus courantes sont le rapport dominant.e/dominé.e (chasseur/proie), et le rapport dominant.e/dominant.e. Bien qu’il soit possible de jouer à plusieurs, je parlerai ici d’un rapport entre deux personnes, pour faire simple. Dans la première forme, les rôles sont établis et ne changent pas. Le.la dominant.e doit « mériter » le.la dominé.e qui finit par se soumettre en récompense. Dans l’autre, les deux veulent dominer, on assiste donc à une escalade. Dans les deux cas, et parce qu’on est dans quelque chose de très puissant, l’issue peut être un plaisir orgasmique extrêmement intense pour les partenaires.

Pour aller plus loin, je vous invite à consulter le site suivant (en anglais et bien écrit) et en particulier cet article et ceux qui y sont liés :
I’m A Primal, Here’s What That Means

Belle découverte !

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